OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2018 > Mai 2018 > Dr. Mouhamadou Lô : « L’Administration ne peut pas et ne doit pas tout faire (…)

Dr. Mouhamadou Lô : « L’Administration ne peut pas et ne doit pas tout faire avec les données des usagers »

mardi 29 mai 2018

Portrait/Entretien

Juriste du droit numérique, titulaire d’une thèse sur l’Administration électronique et le droit public de l’Université de Paris I Sorbonne, Dr Mouhamadou LO est le rédacteur de la loi sénégalaise sur la protection des données à caractère personnel. Il fut le Président fondateur de la Commission de la Protection des Données personnelles du Sénégal (CDP). Coordonnateur principal de la mise en place des projets de lois et décret sur la société de l’information au Sénégal, Dr LO est l’actuel conseiller juridique de l’Agence de l’informatique de l’Etat (ADIE). Il a publié en décembre 2017 aux éditions Baol Editions, le premier livre en Afrique consacré à la législation de « la protection des données personnelles : réglementation et régulation ».

Il évoque dans cet entretien, les aspects réglementaires prévus pour protéger les données au sein de l’Administration.

A quoi fait-on référence lorsqu’on parle de données personnelles ?

Une donnée personnelle signifie toute information permettant d’identifier une personne physique. Il s’agit des données rattachées à l’identité civile (nom, filiation, l’adresse, état matrimonial, date et lieu de naissance, etc.), à des numéros (carte d’identité nationale, adresse IP, badge, téléphone, véhicule, compte bancaire, permis de conduire, sécurité sociale, parcelle immobilière, etc.) ou à des éléments biologiques (voix, image, taille, empreinte digitale ou palmaire, ADN, rétine, l’iris, la reconnaissance faciale, contours de la main, etc.).

Il y a lieu de noter également que les machines produisent des données permettant d’identifier une personne, notamment l’historique de notre présence sur Internet et l’exploitation des informations collectées à partir des objets connectés.

La notion des données personnelles varie et dépend de l’évolution technologique.

Nous vivons dans un monde de plus en plus numérique avec une utilisation digitale des données personnelles, quelles sont les garanties mises en place pour protéger les personnes contres d’éventuelles dérives ?

Les garanties varient d’un pays à un autre. Au Sénégal, l’existence d’une loi et d’une autorité de protection opérationnelle constitue un « bouclier » contre les abus. Comme vous le savez, le droit à la protection fait partie du droit au respect de la vie privée. C’est un corpus protecteur au profit des personnes physiques.

La garantie des informations ne peut être une réalité que si la réglementation est strictement respectée. C’est pourquoi, il est institué la Commission des données personnelles (CDP) chargée de protéger le citoyen contre l’Etat, le consommateur contre le professionnel et enfin, le salarié contre les agissements de son employeur.

L’Administration sénégalaise a également intégré les technologies de l’information et de la communication dans son fonctionnement, d’ailleurs l’ADIE déploie de plus en plus de solutions pour moderniser cette Administration, quelles assurances peut-on donner aux usagers quant à la protection de leurs données ?

L’ADIE est assujettie à la loi sur les données personnelles comme toutes les structures publiques ou privées. Elle doit procéder à la déclaration devant la CDP de tous les fichiers contenant des informations sur les usagers. A ce jour, à ma connaissance, les formalités déclaratives ont été respectées. Comme garantie, l’Agence peut communiquer sur les autorisations reçues afin de rassurer tous les usagers.

Quel usage l’Etat pourrait faire des données des agents de l’Administration ? Que permet la loi ?

Il faut faire attention. L’Administration ne peut pas et ne doit pas tout faire avec les données des usagers. Cette remarque est également valable pour le secteur privé. Pour répondre à votre question, j’évoque trois principes fondamentaux de la protection des données. Le premier est le principe de finalité qui interdit tout détournement de l’objet des données collectées sur les citoyens. A cet effet, toute utilisation ultérieure doit être compatible avec les finalités de départ. Le second principe est relatif à la proportionnalité qui exige de collecter sur un usager le minimum nécessaire de données. Il est déconseillé de collecter toutes les catégories d’une personne. Quel que soit le service offert. Enfin, le dernier est le principe de sécurité qui impose (il s’agit d’une obligation de moyen) au responsable de traitement de prendre toute mesure de précaution utile en matière de sécurité au regard de la nature des informations traitées. Toutefois, ce principe mérite d’être renforcé par le législateur, à l’instar de ce qui se passe au Ghana, en obligeant par exemple les responsables des traitements à déclarer devant la CDP les failles de sécurité constatées sur leur système d’information. Le respect de ces principes contribuera à donner confiance aux usagers et mettra fin à la peur, à la crainte et aux suspicions par rapport aux traitements des données au sein de l’Administration sénégalaise.

(Source : ADIE, 28 mai 2018)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4424/5278 Régulation des télécoms
  • 349/5278 Télécentres/Cybercentres
  • 3628/5278 Economie numérique
  • 1926/5278 Politique nationale
  • 5278/5278 Fintech
  • 517/5278 Noms de domaine
  • 2398/5278 Produits et services
  • 1460/5278 Faits divers/Contentieux
  • 753/5278 Nouveau site web
  • 4997/5278 Infrastructures
  • 1793/5278 TIC pour l’éducation
  • 188/5278 Recherche
  • 246/5278 Projet
  • 3661/5278 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1888/5278 Sonatel/Orange
  • 1639/5278 Licences de télécommunications
  • 280/5278 Sudatel/Expresso
  • 1199/5278 Régulation des médias
  • 1304/5278 Applications
  • 1067/5278 Mouvements sociaux
  • 1714/5278 Données personnelles
  • 127/5278 Big Data/Données ouvertes
  • 597/5278 Mouvement consumériste
  • 364/5278 Médias
  • 651/5278 Appels internationaux entrants
  • 1670/5278 Formation
  • 192/5278 Logiciel libre
  • 2528/5278 Politiques africaines
  • 1078/5278 Fiscalité
  • 171/5278 Art et culture
  • 637/5278 Genre
  • 1803/5278 Point de vue
  • 1120/5278 Commerce électronique
  • 1474/5278 Manifestation
  • 323/5278 Presse en ligne
  • 125/5278 Piratage
  • 207/5278 Téléservices
  • 899/5278 Biométrie/Identité numérique
  • 309/5278 Environnement/Santé
  • 340/5278 Législation/Réglementation
  • 353/5278 Gouvernance
  • 1763/5278 Portrait/Entretien
  • 146/5278 Radio
  • 748/5278 TIC pour la santé
  • 276/5278 Propriété intellectuelle
  • 58/5278 Langues/Localisation
  • 1123/5278 Médias/Réseaux sociaux
  • 1983/5278 Téléphonie
  • 190/5278 Désengagement de l’Etat
  • 1077/5278 Internet
  • 115/5278 Collectivités locales
  • 423/5278 Dédouanement électronique
  • 1304/5278 Usages et comportements
  • 1040/5278 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 554/5278 Audiovisuel
  • 3701/5278 Transformation digitale
  • 385/5278 Affaire Global Voice
  • 170/5278 Géomatique/Géolocalisation
  • 318/5278 Service universel
  • 665/5278 Sentel/Tigo
  • 177/5278 Vie politique
  • 1525/5278 Distinction/Nomination
  • 34/5278 Handicapés
  • 712/5278 Enseignement à distance
  • 693/5278 Contenus numériques
  • 589/5278 Gestion de l’ARTP
  • 180/5278 Radios communautaires
  • 1809/5278 Qualité de service
  • 433/5278 Privatisation/Libéralisation
  • 137/5278 SMSI
  • 520/5278 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2941/5278 Innovation/Entreprenariat
  • 1382/5278 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5278 Internet des objets
  • 186/5278 Free Sénégal
  • 839/5278 Intelligence artificielle
  • 200/5278 Editorial
  • 2/5278 Gaming/Jeux vidéos
  • 31/5278 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous