OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2004 > Janvier > Des cabines ambulantes et le portage déjà chez nous ?

Des cabines ambulantes et le portage déjà chez nous ?

samedi 17 janvier 2004

Télécentres/Cybercentres

Il est bien révolu le temps où pour téléphoner de Dakar à Accra, il fallait passer, via l’opérateur de Londres ou Paris. La situation a bel et bien changé avec les forts niveaux d’investissements réalisés à travers la fibre optique avec le soutien de la Banque européenne d’Investissement et d’autres bailleurs. Mais la nouveauté au Sénégal, avec la libéralisation programmée pour juillet 2004, ce sont les « télécentres portables ». Des télécentres ambulants avec un numéro de portable car commençant par le chiffre 58... ou même 68..., disponibles en pleine avenue et à des coûts compétitifs s’il s’agit d’appels de portable à portable. L’autre dimension de cette année de déstructuration et restructuration du secteur de la téléphonie publique au Sénégal est certainement l’arrivée du « Portage ». S’il est des partisans au maintien du monopole public, d’autres entrepreneurs sont sur leurs starting-blocks et attendent impatiemment le « top » de la libéralisation du secteur. L’accord de libéralisation du secteur, rappelons-le a été signée le 21 juillet 1997, prévoyant la libre concurrence à compter du 21 juillet 2004.

La concurrence avant l’heure

La libéralisation du secteur du téléphone au Sénégal on le sait, sera effectif à compter de juillet 2004. Mais déjà le marché est traversé par une rude concurrence entre opérateurs en plus de sept nouvelles sociétés mises en place à la lecture des annonces légales. La nouveauté cependant est l’établissement d’un type inédit de « cabines téléphoniques » dans les rues de Dakar. Des « cabines ... mobiles ».

La combinaison est simple. Pour contourner la législation qui veut que jusqu’en juillet prochain période « officielle » de libéralisation, les cabines et autres télécentres qui son connectés au réseau de la Sonatel n’accueillent que des lignes de la Sonatel, la concurrence a trouvé la parade. Elle est simple et repose sur l’acquisition de puces « bien particulières celles-la » afin de détenir un numéro d’appel « portable ». Ainsi cette puce est placée dans ... un appareil ressemblant à s’y méprendre à ceux de la Sonatel. La puce ainsi placée permet de louer des services d’appel aux usagers à 75 F Cfa l’impulsion et le tour est joué.

Les usagers de la ville en savent quelque chose lorsqu’ils sont abordés par des jeunes tenant entre les mains un appareil téléphonique traditionnel sans fil et qui vous proposent leurs services. Votre interlocuteur appelé en décrochant tombe ainsi sur un numéro commençant par les préfixes 58... ou même 68..., comme s’il s’agissait d’un portable à la différence des fameux 826 qui faisait que les personnes huppées zappaient systématiquement les appels aboutissant sur leurs portables avec ces préfixes.

L’argument des tarifs

L’unité dans ces télécentres d’un genre particulier mais qui commencent à être légion à Dakar est facturée à 75 F Cfa. Mais le propriétaire de la cabine mobile nous conseille vivement d’effectuer nos appels vers le réseau fixe à partir des télécentres ayant pignon sur rue car mentionne-t-il « les appels de nos cabines vers le réseau fixe vous coûtent plus chers car il s’agit de différents réseaux et donc les charges sont plus importantes ».

Cette concurrence qui ne dit pas son nom et qui met le consommateur entre deux possibilités en fonction du réseau augure d’âpres empoignades entre les différents opérateurs de téléphonie au Sénégal dès l’entrée effective de la libéralisation complète du secteur en juillet prochain. Reste qu’il conviendrait de savoir si cette concurrence qui ne dit pas son nomest légale ? Certainement que l’Agence de Régulation des Télécommunications (Art) ne manquera pas d’enquêter et de revisiter les textes afin de savoir qui fait quoi et dans quelles conditions. Toujours est-il que les installations, et autres bornes relais qui nous permettent de converser relèvent de la propriété privée.

Mounirou FALL

(Source : Sud Quotidien 17 janvier 2004)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2935/3294 Régulation des télécoms
  • 314/3294 Télécentres/Cybercentres
  • 2352/3294 Economie numérique
  • 1223/3294 Politique nationale
  • 3294/3294 Fintech
  • 377/3294 Noms de domaine
  • 1573/3294 Produits et services
  • 1068/3294 Faits divers/Contentieux
  • 563/3294 Nouveau site web
  • 3068/3294 Infrastructures
  • 1220/3294 TIC pour l’éducation
  • 165/3294 Recherche
  • 243/3294 Projet
  • 2714/3294 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1318/3294 Sonatel/Orange
  • 1056/3294 Licences de télécommunications
  • 246/3294 Sudatel/Expresso
  • 706/3294 Régulation des médias
  • 978/3294 Applications
  • 675/3294 Mouvements sociaux
  • 1108/3294 Données personnelles
  • 112/3294 Big Data/Données ouvertes
  • 397/3294 Mouvement consumériste
  • 302/3294 Médias
  • 402/3294 Appels internationaux entrants
  • 1221/3294 Formation
  • 86/3294 Logiciel libre
  • 1317/3294 Politiques africaines
  • 643/3294 Fiscalité
  • 130/3294 Art et culture
  • 451/3294 Genre
  • 1481/3294 Point de vue
  • 882/3294 Commerce électronique
  • 1054/3294 Manifestation
  • 232/3294 Presse en ligne
  • 105/3294 Piratage
  • 242/3294 Téléservices
  • 770/3294 Biométrie/Identité numérique
  • 285/3294 Environnement/Santé
  • 272/3294 Législation/Réglementation
  • 274/3294 Gouvernance
  • 1301/3294 Portrait/Entretien
  • 122/3294 Radio
  • 471/3294 TIC pour la santé
  • 207/3294 Propriété intellectuelle
  • 51/3294 Langues/Localisation
  • 763/3294 Médias/Réseaux sociaux
  • 1437/3294 Téléphonie
  • 149/3294 Désengagement de l’Etat
  • 669/3294 Internet
  • 109/3294 Collectivités locales
  • 355/3294 Dédouanement électronique
  • 846/3294 Usages et comportements
  • 664/3294 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 487/3294 Audiovisuel
  • 2195/3294 Transformation digitale
  • 305/3294 Affaire Global Voice
  • 149/3294 Géomatique/Géolocalisation
  • 267/3294 Service universel
  • 486/3294 Sentel/Tigo
  • 143/3294 Vie politique
  • 1038/3294 Distinction/Nomination
  • 30/3294 Handicapés
  • 603/3294 Enseignement à distance
  • 468/3294 Contenus numériques
  • 389/3294 Gestion de l’ARTP
  • 146/3294 Radios communautaires
  • 1405/3294 Qualité de service
  • 351/3294 Privatisation/Libéralisation
  • 207/3294 SMSI
  • 487/3294 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1787/3294 Innovation/Entreprenariat
  • 843/3294 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 36/3294 Internet des objets
  • 129/3294 Free Sénégal
  • 405/3294 Intelligence artificielle
  • 237/3294 Editorial
  • 3/3294 Gaming/Jeux vidéos
  • 15/3294 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous