OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2009 > Août > Déchets des équipements électriques et électroniques : Une bombe à retardement

Déchets des équipements électriques et électroniques : Une bombe à retardement

lundi 24 août 2009

Environnement/Santé

Les déchets des équipements électriques et électroniques (Deee) issus des ordinateurs et des téléphones portables constituent un véritable danger de santé publique pour les populations, surtout celles qui sont établies sur les sites de recyclage de Colobane et de Rebeuss, à Dakar, révèle une étude commanditée par Sénéclic, une structure chargée du programme de lutte contre la fracture numérique. En 2012, la quantité de Déchets des équipements électriques et électroniques (Deee) issue des ordinateurs et des téléphones portables au Sénégal pourrait se situer à plus de 1 200 tonnes. Pour 2007, ces déchets sont évalués à environ 600 tonnes. Le rapport de l’étude commanditée par la Cellule Sénéclic de la Présidence la République,  qui donne ces statistiques, montre que la majeure partie de ces déchets est recyclée dans des sites sauvages, comme Colobane et Rebeuss. De ces produits, les récupérateurs cherchent surtout à extraire des matières comme l’aluminium, le plomb ou le cuivre. Les auteurs du rapport indiquent que « les pratiques observées lors des visites des sites informels de Colobane et Rebeuss montrent que l’aluminium récupéré est utilisé pour la fabrication d’ustensiles de cuisine. Cet aluminium est fondu à des températures ne dépassant pas 600°C. La formation de dioxines dans les fonderies peut se produire durant le refroidissement progressif et même durant la fusion, car la température de fusion (650°C) ne permet pas une destruction de ces molécules ».
Ce qui d’après les experts, pourrait constituer « des risques ou des menaces sur la santé humaine ». Ils expliquent que « les dioxines sont produites majoritairement sur les cendres d’incinération lors du refroidissement des fumées. Ces cendres apportent tous les éléments essentiels à cette synthèse, structures carbonées résiduelles, chlore et catalyseurs. Cette voie appelée synthèse « de novo », dépend de la présence de chlore inorganique ».

Lors du processus de combustion de matériaux contenant du cuivre, la probabilité de production de dioxine est également élevée, probabilité accrue par le fait que le cuivre est un catalyseur actif des réactions d’halogénation des composés aromatiques. Et de poursuivre : « Les dioxines potentiellement produites lors de la combustion des déchets peuvent polluer le sol et l’air. Les cendres de combustion qui s’accumulent sur le site, favorisent une pollution des sols et de la nappe phréatique. De même, la combustion de certains polymères contenus dans les Deee peut générer des gaz toxiques qui peuvent contenir des dioxines.

Ces sites informels étant en milieu urbain avec une très forte densité de population, la pollution peut avoir un impact direct sur la santé en particulier celle des familles vivant sur le site. Pour exemple, le rapport cite « l’ancien  site de recyclage de Thiaroye, actuellement occupé par des victimes à l’endroit des populations qui ont reçu de fortes doses de plomb en continu, d’où les empoisonnements à répétition sans oublier des manifestations silencieuses à l‘échelle humaine ».

Le rapport mentionne que les problèmes de toxicité aigue et chronique dus soit à une exposition à de fortes doses de polluants (plomb, mercure), soit à une exposition prolongée à des doses réduites sont difficiles à contrôler et nécessitent un suivi continu de la part des autorités. Pour ce qui concerne les impacts économiques, les experts précisent qu’il est difficile à l’heure actuelle, de déterminer les impacts économiques de la filière des Deee. Car, expliquent-ils, aucune étude n’a encore été menée sur le niveau de pollution des sites de récupération pour en déterminer les coûts d’une éventuelle décontamination.

Dialigué Faye

(Source : Le Quotidien, 24 aout 209)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4532/5480 Régulation des télécoms
  • 355/5480 Télécentres/Cybercentres
  • 3462/5480 Economie numérique
  • 1862/5480 Politique nationale
  • 5480/5480 Fintech
  • 524/5480 Noms de domaine
  • 2215/5480 Produits et services
  • 1480/5480 Faits divers/Contentieux
  • 756/5480 Nouveau site web
  • 5472/5480 Infrastructures
  • 1753/5480 TIC pour l’éducation
  • 188/5480 Recherche
  • 247/5480 Projet
  • 3429/5480 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2302/5480 Sonatel/Orange
  • 1642/5480 Licences de télécommunications
  • 281/5480 Sudatel/Expresso
  • 1036/5480 Régulation des médias
  • 1362/5480 Applications
  • 1063/5480 Mouvements sociaux
  • 1672/5480 Données personnelles
  • 129/5480 Big Data/Données ouvertes
  • 608/5480 Mouvement consumériste
  • 367/5480 Médias
  • 654/5480 Appels internationaux entrants
  • 1685/5480 Formation
  • 99/5480 Logiciel libre
  • 2580/5480 Politiques africaines
  • 1005/5480 Fiscalité
  • 174/5480 Art et culture
  • 590/5480 Genre
  • 1746/5480 Point de vue
  • 1029/5480 Commerce électronique
  • 1494/5480 Manifestation
  • 323/5480 Presse en ligne
  • 124/5480 Piratage
  • 204/5480 Téléservices
  • 986/5480 Biométrie/Identité numérique
  • 317/5480 Environnement/Santé
  • 342/5480 Législation/Réglementation
  • 359/5480 Gouvernance
  • 1814/5480 Portrait/Entretien
  • 151/5480 Radio
  • 855/5480 TIC pour la santé
  • 281/5480 Propriété intellectuelle
  • 58/5480 Langues/Localisation
  • 1094/5480 Médias/Réseaux sociaux
  • 2024/5480 Téléphonie
  • 192/5480 Désengagement de l’Etat
  • 1109/5480 Internet
  • 130/5480 Collectivités locales
  • 420/5480 Dédouanement électronique
  • 1118/5480 Usages et comportements
  • 1044/5480 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 558/5480 Audiovisuel
  • 3514/5480 Transformation digitale
  • 391/5480 Affaire Global Voice
  • 158/5480 Géomatique/Géolocalisation
  • 325/5480 Service universel
  • 675/5480 Sentel/Tigo
  • 175/5480 Vie politique
  • 1649/5480 Distinction/Nomination
  • 35/5480 Handicapés
  • 714/5480 Enseignement à distance
  • 693/5480 Contenus numériques
  • 589/5480 Gestion de l’ARTP
  • 181/5480 Radios communautaires
  • 1831/5480 Qualité de service
  • 441/5480 Privatisation/Libéralisation
  • 134/5480 SMSI
  • 483/5480 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2728/5480 Innovation/Entreprenariat
  • 1362/5480 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5480 Internet des objets
  • 174/5480 Free Sénégal
  • 759/5480 Intelligence artificielle
  • 199/5480 Editorial
  • 4/5480 Gaming/Jeux vidéos
  • 26/5480 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous