OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2018 > De la magie du clic à la peur du double clic : les vaines tentatives de (…)

De la magie du clic à la peur du double clic : les vaines tentatives de censurer les medias sociaux

jeudi 9 août 2018

Point de vue

Décidemment pour le probable candidat de l’APR et de ses souteneurs les nouveaux médias, particulièrement les plateformes de réseautage social Facebook, Whatsapp et Tweeter sont des espaces si dangereux au point qu’il faut impérativement trouver les moyens de les contrôler avant les élections de 2019.

Après avoir presque réussi à noyauter de larges pans de la presse traditionnelle ils se rendent compte que leur mode opératoire basé principalement sur la corruption des élites est inefficient face aux réseaux sociaux où se retrouvent des millions de « journalistes citoyens » sénégalais d’ici et de la diaspora.

Pour l’heure il est urgent de se demander : de 2012 à 2019 qu’est ce qui a changé pour que le candidat adepte de la « magie du clic » se transforme en censeur et donneur de leçons au détour d’une réflexion sur les ressources numériques pour l’éducation ?

En vérité le Président veut préparer l’opinion sénégalaise à une censure des communications électroniques au travers d’un code des télécommunications qui autorise les opérateurs à bloquer les services de communication. Ce code passé en conseil des ministres au mois de Juin dernier est déjà dans le circuit de « son » assemblée nationale en attente de validation par « ses » députés.

Pour rappel un discours sur les ressources numériques et éducatives doit mettre l’accent sur l’apport du numérique pour renforcer ou soutenir une politique d’éducation en démontrant que le numérique favorise le renouvellement des pratiques pédagogiques et des nouvelles formes d’acquisition du savoir.

Dans un domaine à fort enjeu comme l’introduction du numérique dans notre tissu socio-économique, un Président de la république ne doit pas donner l’impression d’avoir une peur bleue du « double clic ». Il devrait avoir le sens de la pédagogie pour sensibiliser ses concitoyens sur les dangers inhérents au numérique et surtout les informer utilement sur les possibilités qu’offrent les technologies de l’information.

A chaque prise de parole, un Président de la république doit savoir dessiner des lignes de perspectives claires pour transporter ses concitoyens vers un horizon qui rassure avec un ton non menaçant.

Mr le Président s’il est vrai et juste de dire que « La transformation digitale est irréversible » il faut aussi que l’on vous rappelle qu’il est encore plus vrai et plus juste de tout mettre en œuvre pour capter positivement cette irréversibilité.

Pourtant à longueur de journée vos partisans – certainement des Sénégalais entièrement à part – et certains de vos conseillers polluent les réseaux sociaux en vous défendant et en insultant l’intelligence de la majorité des sénégalais. En démocrates nous lisons et sourions de leur carence et de leur inculture numérique qui ne rendent service à personne mais traduit leur incompréhension des médias sociaux.

Pour nous il est plus opportun de développer des espaces alternatifs face à la domestication d’une bonne partie du secteur médiatique classique. Le charme des médias sociaux est qu’ils ouvrent encore des territoires qui résistent à la censure et qui font avancer la démocratie car donnant la parole à tout le monde et faisant de tous les citoyens de potentiels « journalistes citoyens ». Nous saluons cette explosion des médias sociaux car faisant émerger sur la sphère sociale de nouvelles pratiques citoyennes notamment la veille et l’engagement pour contrôler l’action publique.

Une bonne politique aurait été de voir le Sénégal engagé autour du grand mouvement mondial du « gouvernement ouvert » et de « l’ouverture des données publiques » respectivement l’open government et l’open data qui sont catalysés par une forme de gouvernance inclusive et intelligente des TIC.

Cette gouvernance est à l’opposé du futur code des télécom sénégalais évoqué au début de notre propos. Son article 27 va certainement « légaliser » la censure sur l’internet. Ce code d’essence « Apériste » va porter un coup terrible à la démocratie, au développement de l’internet citoyen et à la communauté des acteurs qui s’activent pour une gouvernance équilibrée et juste de l’internet depuis plus d’une décennie.

Sous le prétexte de lutter contre les dérives du net vous et vos députés portez un coup à la liberté d’expression et indubitablement vous faites reculez le Sénégal. Le remède que vous préconisez est pire que le mal que vous combattez.

Nous avons compris le « projet » derrière votre sortie sur les dérives d’internet : c’est une vaine tentative de préparer le terrain « à la censure légale »

Cette censure est consécutive à votre phobie du double clic citoyen après avoir chanté la magie du clic en 2012. Encore un énième revirement. Le « reniement permanent » est votre marque de fabrique.

Pour rappel le Sénégal dispose déjà dans son corpus juridique de textes pour lutter contre les dérives sur internet, il nous faut certes faire évoluer et rendre ces textes plus conformes aux évolutions induites par les TIC globalement mais surtout par les nouveaux médias dont les réseaux sociaux. Croyez-nous la censure n’est pas la bonne option et ne saurait se substituer à l’effort de conceptualisation d’une vraie politique publique dans le domaine du numérique.

Dakar le 8 août 2018

Cercle des Cadres de l’ACT –Pôle numérique

(Source : Actusen, 9 août 2018)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4398/5166 Régulation des télécoms
  • 352/5166 Télécentres/Cybercentres
  • 3459/5166 Economie numérique
  • 1742/5166 Politique nationale
  • 5007/5166 Fintech
  • 522/5166 Noms de domaine
  • 2430/5166 Produits et services
  • 1520/5166 Faits divers/Contentieux
  • 766/5166 Nouveau site web
  • 5166/5166 Infrastructures
  • 1833/5166 TIC pour l’éducation
  • 191/5166 Recherche
  • 245/5166 Projet
  • 3457/5166 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1904/5166 Sonatel/Orange
  • 1612/5166 Licences de télécommunications
  • 278/5166 Sudatel/Expresso
  • 1270/5166 Régulation des médias
  • 1296/5166 Applications
  • 1147/5166 Mouvements sociaux
  • 1680/5166 Données personnelles
  • 130/5166 Big Data/Données ouvertes
  • 599/5166 Mouvement consumériste
  • 371/5166 Médias
  • 652/5166 Appels internationaux entrants
  • 1719/5166 Formation
  • 93/5166 Logiciel libre
  • 2083/5166 Politiques africaines
  • 1030/5166 Fiscalité
  • 169/5166 Art et culture
  • 621/5166 Genre
  • 1786/5166 Point de vue
  • 1028/5166 Commerce électronique
  • 1481/5166 Manifestation
  • 325/5166 Presse en ligne
  • 127/5166 Piratage
  • 214/5166 Téléservices
  • 907/5166 Biométrie/Identité numérique
  • 314/5166 Environnement/Santé
  • 384/5166 Législation/Réglementation
  • 351/5166 Gouvernance
  • 1786/5166 Portrait/Entretien
  • 153/5166 Radio
  • 782/5166 TIC pour la santé
  • 278/5166 Propriété intellectuelle
  • 58/5166 Langues/Localisation
  • 1352/5166 Médias/Réseaux sociaux
  • 2088/5166 Téléphonie
  • 194/5166 Désengagement de l’Etat
  • 1115/5166 Internet
  • 114/5166 Collectivités locales
  • 458/5166 Dédouanement électronique
  • 1125/5166 Usages et comportements
  • 1049/5166 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 559/5166 Audiovisuel
  • 3480/5166 Transformation digitale
  • 389/5166 Affaire Global Voice
  • 165/5166 Géomatique/Géolocalisation
  • 325/5166 Service universel
  • 665/5166 Sentel/Tigo
  • 175/5166 Vie politique
  • 1554/5166 Distinction/Nomination
  • 34/5166 Handicapés
  • 744/5166 Enseignement à distance
  • 768/5166 Contenus numériques
  • 595/5166 Gestion de l’ARTP
  • 185/5166 Radios communautaires
  • 1774/5166 Qualité de service
  • 430/5166 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5166 SMSI
  • 521/5166 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2749/5166 Innovation/Entreprenariat
  • 1389/5166 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5166 Internet des objets
  • 184/5166 Free Sénégal
  • 696/5166 Intelligence artificielle
  • 214/5166 Editorial
  • 2/5166 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5166 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous