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Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2018 > Juin 2018 > Daouda Diouf, directeur de Sonatel academy : « La pédagogie a été bien (…)

Daouda Diouf, directeur de Sonatel academy : « La pédagogie a été bien assimilée et les compétences acquises »

mardi 19 juin 2018

Formation

Le directeur de Sonatel Academy, dans cet entretien, tire un bilan sur les 6 mois d’apprentissage de la première promotion qui vient de terminer sa formation. D’après Daouda Diouf, les 48 apprenants ont maîtrisé, après 980 heures de formation, toute la pédagogie et acquis les compétences en Développement web.

La première promotion de Sonatel Academy vient de terminer sa formation. Quelle évaluation faites-vous de ces 6 mois d’apprentissage ?

Les apprenants ont fait à peu près 980 heures de formation orientée sur le Développement web. A cela viennent s’ajouter 20 heures de projet. En gros, ils ont fait 7 mois intenses non stop et n’ont eu qu’une semaine de repos en milieu de formation. C’est pour vous dire que la formation s’est très bien passée. La pédagogie a été bien assimilée et les compétences acquises. La preuve, récemment, 5 apprenants ont participé à un test de sélection de la Sonatel et ils sont sortis premiers. C’est pour vous dire également que la pédagogie a été bien assimilée. L’approche par compétences est une bonne pédagogie qu’il faut vulgariser. A part cet aspect, nous avons eu deux abandons, soit 4 % de décrochage. Au départ, nous nous étions dit que le taux d’abandon ne doit pas dépasser 7 %. Donc, nous sommes bien en deçà de ce pourcentage. Par ailleurs, nous avons eu plus de 35 visites ; ce qui est vraiment intéressant.

Quels sont les motifs de ces deux abandons ?

Pour résumer, quelque part, ils étaient motivés. La sélection que nous avions faite au début était axée sur la motivation. Ces deux personnes, malheureusement, ont eu des problèmes familiaux. Elles n’ont pas pu gérer. De plus, il y avait l’intensité de la formation. C’est peut-être cela qui a fait que ces deux personnes n’ont pas pu poursuivre la formation. Elles sont deux sur un total.

Est-ce que tous les apprenants ont obtenu un stage ?

Sur le placement en stage, je me rappelle avoir dit au début que nous avons un objectif de 70 % d’insertion. Toutefois, elle sera mesurée au terme du stage. Les apprenants vont tous partir en stage d’entreprise à la fin de ce mois de juin. Et il va durer entre 3 et 6 mois. Donc, nous avons un taux de placement de 100 %. Ils vont en stage en travaillant sur des projets concrets. Donc, le besoin a été émis par l’entreprise. L’apprenant a, dès lors, l’obligation de délivrer un projet à la fin de son stage. A défaut, il n’obtiendra pas son diplôme. Nous avons mis l’accent sur cela pour qu’à la fin de la formation, nous puissions avoir ce taux de placement de 70 %.

Après la formation, est-ce que les apprenants sont déjà aptes à s’insérer dans le tissu numérique ?

Absolument ! Ils sont bien préparés et ont compris l’essentiel. En dehors des compétences techniques, les apprenants ont appris le savoir-être. C’est-à-dire comment se mouvoir dans l’entreprise ? Ils ont aussi appris des valeurs comme la ponctualité, l’assiduité, le respect de la hiérarchie... Ce sont ces valeurs qui leur permettront de s’insérer plus facilement. En termes de compétences, ils sont outillés. Ils sont aussi conscients de l’aspect savoir-être.

Après le stage, certains vont s’insérer dans les entreprises. Par contre, d’autres vont développer des start-up. Est-ce que la Sonatel va accompagner ces porteurs de projets ?

Actuellement, 5 groupes ont postulé à un appel à candidature d’un challenge organisé par le groupe Orange pour encourager les start-up. Donc, 5 start-up sont déjà là. Ce qui est important, c’est l’insertion ; c’est aller travailler dans une entreprise, mais également créer sa propre start-up. Il y aura évidemment un accompagnement de Sonatel Academy avec un coaching et éventuellement de Sonatel comme elle le fait pour énormément de start-ups de la place. Deux start-up ont été encouragées par le groupe Sonatel qui a pris les apprenants comme stagiaires.

A. Ng. Ndiaye

(Source : Le Soleil, 19 juin 2018)

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