OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2023 > Dakar, place financière : entre Fintech, uberisation et blockchain

Dakar, place financière : entre Fintech, uberisation et blockchain

samedi 18 février 2023

Point de vue

Le réveil est très brutal pour nos patrons, une place financière sans actionnariat local ou endogène des banques et institutions de micro-crédit, sans une masse critique d’entreprises cotées en bourse avec une garantie sur la solidité des bilans et leurs gouvernances, sans un secteur assurantiel local pour l’épargne et la gestion des actifs financiers : voici le nouveau fantasme chez nos patrons.
Le tissu financier local n’est sénégalais que de nom : les cinq plus grandes banques et les trois plus grands groupes d’assurances du Sénégal restent français et marocains. Le Maroc et la France sont assis sur les deux premiers groupes bancaires du pays, agrègent 50% du marché des dépôts. L’actionnariat du second dans l’opérateur de téléphonie permet d’étendre ses parts de marché avec le transfert d’argent.

Le secteur de la gestion des risques est dominé par les Ivoiriens, Marocains et Français, il y a des sociétés d’assurances avec un actionnariat sénégalais, mais leurs capitaux propres ne leur permettent pas de faire face aux géants de la sous-région qui se financent et se refinancent à la Brvm, où très souvent la liquidité est trop abondante.

Au Sénégal, on n’aime pas la performance et la transparence des bourses et autres places financières, seul l’opérateur de téléphonie est coté à Abidjan, notre secteur privé, constitué à 98% de Pmi et Pme, est absent à la Brvm. Les banques locales n’assurent que 20% des besoins de financement des Pme, chiffrés à 700 milliards l’année ; de ce fait, le taux de mortalité des Pme et Tpe au Sénégal est trop élevé, notre secteur privé ne contribue qu’à hauteur de 22% au Pib. Alors qu’en Côte d’Ivoire ce taux a dépassé 70%, l’Etat du Sénégal, via ses grands travaux financés par un endettement massif, assure la croissance du Pib. Une hérésie économique. L’Etat doit se recentrer sur ses attributs organiques et laisser le secteur privé dans la production et la croissance.

L’Afrique est le continent où le mobile a connu la plus forte progression, avec un taux qui dépasse 60%, cette mobilité et connectivité favorisent l’émergence de services comme le paiement électronique et le transfert d’argent pour les micro-transactions. Nos économies informelles et sous-fiduciairisées s’en accommodent, ainsi les portefeuilles digitaux remplacent la circulation des billets et l’émission des chèques. Les Fintechs contribuent à l’avancement de l’inclusion financière, à la réduction de la pauvreté et de la faim, et à l’amélioration de l’accès à l’éducation et aux soins médicaux.

Aujourd’hui, une place financière ne peut se concevoir sans un écosystème pour les startups, ainsi après le Nigeria, avec ses 200 Fintech, seule la Côte d’Ivoire dispose de prérequis pour l’éclosion de Fintechs adossées à un tissu financier local dynamique.Toutefois, notre pays garde l’avantage du capital humain de qualité avec une formation de base acceptable. Ainsi, il faut investir moins sur la pierre et le béton, et plus sur l’intelligence et les idées de nos jeunes.
Dans ces bouleversements au croisement de la finance et de la technologie, on peut, avec un business model bien ficelé et une application mobile à l’état de l’art, proposer en quelques mois des services bancaires ou financiers, potentiellement à des millions de personnes, c’est l’ubérisation du secteur financier qui transforme en profondeur le caractère physique d’une place financière.

Si le développement de services numérisés proposés par les Fintech répond aux besoins des consommateurs et des Pme, il permet aussi de réaliser des gains de productivité, certains avec des risques en matière de cybercriminalité, de blanchiment d’argent, d’authentification et de cryptologie, d’où l’adoption de standards entre acteurs et parties prenantes autour de protocoles de sécurité : le blockchain. Ce blockchain garantit aussi l’interopérabilité des plateformes.
Les plateformes de financement participatif (crowdfunding ou crowdlending) se sont développées récemment en proposant aux Tpe, Pme et Eti, des sources de financement alternatives au crédit bancaire classique et mieux adaptées à leurs besoins.

Une probable place financière de Dakar ne peut ainsi se promouvoir sans les Fintech pour nos économies fortement informelles et de toute petite taille. Au préalable, pour le cas du Sénégal, il faudra se pencher sur les problématiques d’un climat politique pesant et agité, qui ne rassure plus les acteurs économiques, une justice commerciale de qualité et une fiscalité moins lourde et moins répressive.

Moustapha Diakhaté, Ex-Conseiller PM
Expert et Consultant en infrastructures

(Source : Le Quotidien, 18 février 2023)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4472/5102 Régulation des télécoms
  • 370/5102 Télécentres/Cybercentres
  • 3487/5102 Economie numérique
  • 1755/5102 Politique nationale
  • 4988/5102 Fintech
  • 535/5102 Noms de domaine
  • 2332/5102 Produits et services
  • 1527/5102 Faits divers/Contentieux
  • 748/5102 Nouveau site web
  • 5102/5102 Infrastructures
  • 1806/5102 TIC pour l’éducation
  • 189/5102 Recherche
  • 251/5102 Projet
  • 3462/5102 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1897/5102 Sonatel/Orange
  • 1632/5102 Licences de télécommunications
  • 283/5102 Sudatel/Expresso
  • 1335/5102 Régulation des médias
  • 1296/5102 Applications
  • 1173/5102 Mouvements sociaux
  • 1687/5102 Données personnelles
  • 134/5102 Big Data/Données ouvertes
  • 615/5102 Mouvement consumériste
  • 377/5102 Médias
  • 657/5102 Appels internationaux entrants
  • 1701/5102 Formation
  • 93/5102 Logiciel libre
  • 2241/5102 Politiques africaines
  • 1032/5102 Fiscalité
  • 171/5102 Art et culture
  • 610/5102 Genre
  • 1784/5102 Point de vue
  • 1018/5102 Commerce électronique
  • 1482/5102 Manifestation
  • 337/5102 Presse en ligne
  • 136/5102 Piratage
  • 211/5102 Téléservices
  • 912/5102 Biométrie/Identité numérique
  • 319/5102 Environnement/Santé
  • 390/5102 Législation/Réglementation
  • 353/5102 Gouvernance
  • 1810/5102 Portrait/Entretien
  • 149/5102 Radio
  • 755/5102 TIC pour la santé
  • 283/5102 Propriété intellectuelle
  • 59/5102 Langues/Localisation
  • 1329/5102 Médias/Réseaux sociaux
  • 2101/5102 Téléphonie
  • 198/5102 Désengagement de l’Etat
  • 1099/5102 Internet
  • 119/5102 Collectivités locales
  • 454/5102 Dédouanement électronique
  • 1146/5102 Usages et comportements
  • 1050/5102 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 578/5102 Audiovisuel
  • 3381/5102 Transformation digitale
  • 394/5102 Affaire Global Voice
  • 167/5102 Géomatique/Géolocalisation
  • 324/5102 Service universel
  • 682/5102 Sentel/Tigo
  • 182/5102 Vie politique
  • 1558/5102 Distinction/Nomination
  • 37/5102 Handicapés
  • 729/5102 Enseignement à distance
  • 775/5102 Contenus numériques
  • 600/5102 Gestion de l’ARTP
  • 190/5102 Radios communautaires
  • 1777/5102 Qualité de service
  • 441/5102 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5102 SMSI
  • 533/5102 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2800/5102 Innovation/Entreprenariat
  • 1380/5102 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5102 Internet des objets
  • 177/5102 Free Sénégal
  • 874/5102 Intelligence artificielle
  • 203/5102 Editorial
  • 2/5102 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5102 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous