OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2014 > Octobre > Dakar, future « locomotive digitale » de l’Afrique de l’Ouest ?

Dakar, future « locomotive digitale » de l’Afrique de l’Ouest ?

lundi 20 octobre 2014

Economie numérique

Ils font partie de cette avant-garde qui croit dur comme fer que le Sénégal est taillé pour devenir moteur du secteur digital en Afrique de l’Ouest.

Mais à en croire les classements internationaux, son développement serait plutôt freiné par les réticences des banques à investir, le manque de personnels qualifiés ou encore les faiblesses des infrastructures… Rencontrés à Dakar, deux créateurs de startups nous livrent leurs attentes et leurs espoirs en la matière.

Situé au Plateau, à Dakar, le siège du CTIC (prononcez Cétic), un sigle qui signifie « croissance des technologies de l’information et de communications », se trouve au cœur de l’innovation digitale. Dans cet incubateur né en 2011, une quinzaine de jeunes entreprises créent les emplois de demain dans les domaines du développement de logiciels, de marketing digital ou encore de conception d’objets connectés. Seydina Ndiaye en est l’un des « anciens ». Il a participé au programme « d’accélération de croissance » du CTIC dès la première année en 2011.

C’est avec un sourire discret qu’il promène son regard sur le petit local bondé de Seysoo, la société de développement de logiciels qu’il a créé en 2008. Une dizaine de jeunes informaticiens sont penchés sur leurs écrans. Les cliquetis nerveux des doigts qui courent sur les claviers résonnent sans interruption. « Nous travaillons à la création d’un logiciel pour la gestion des dossiers médicaux à l’échelle d’une clinique : organisation de rendez-vous, facturation, informations médicales... L’objectif, à terme, est de créer une plateforme d’échange d’informations entre les structures de santé et les systèmes d’assurances, privés ou publics », résume-t-il.

Des banques frileuses

Professeur à l’université Gaston Berger de Saint-Louis, spécialiste en intelligence artificielle, Seydina Ndiaye a longtemps travaillé à Paris au sein du service Recherche et développement d’une grande entreprise française. « Mais un jour, je me suis heurté au plafond de verre », lâche-t-il avec une pointe d’amertume. Alors, en 2006, il décide de rentrer au Sénégal « avec la volonté de participer au développement de mon pays ».

Les obstacles sont légion dans le secteur des technologies de l’information et de la communication, un secteur certes foisonnant, mais ultra concurrentiel. Si les startups sont très nombreuses à se créer à Dakar, seule une minorité survit. En Afrique subsaharienne, 85 % des PME ne dépassent pas le cap fatidique des deux années d’existence... « La principale raison, c’est que les banques jugent le secteur des TIC trop risqué. Elles ne prêtent qu’à des taux impossibles. L’autre problème, ce sont les ressources humaines. On a du mal à trouver des gens opérationnels immédiatement », explique Seydina Ndiaye.

Au départ, il lance donc Seysoo sur fonds propre. Et lorsque le CTIC lui tend la main en 2011, Seydina Ndiaye n’hésite pas une seconde. Au sein de l’incubateur, Seysoo a trouvé des locaux au cinquième du prix du marché, une infrastructure solide et un accompagnement renforcé en marketing. Plus de visibilité, et donc des portes vers de nouveaux marchés. En 2013, Seysoo a pu lancer en ligne son produit phare : Medic’is.

De l’autre côté du couloir, autre entreprise, autre atmosphère. Ici, les employés sont tout aussi jeunes et concentrés, mais sur les écrans, ce ne sont que couleurs chatoyantes, vidéos et réseaux sociaux. By Filling, le nom de l’entreprise, s’affiche en grosses lettres blanches sur fond rouge sous le #Yesso, « en avant » en poular. Mohammed A. Diallo a grandi à Niamey. Le jeune homme de 28 ans a créé l’entreprise en 2011. Il est l’un des « incubés » les plus récents au CTIC, où il est entré il y a un an. Chez By Filling, on fait de la « conversation digitale », explique ce chef d’entreprise de 28 ans. Lui qui a démarré dans la création de sites se pique désormais de réinventer le community management. « On gère la présence des marques sur les réseaux. En fait, on propose de créer des univers de marques », expose-t-il dans un phrasé enthousiaste parsemé d’anglicismes parfois abscons pour les néophytes.

Un secteur émergent à protéger

Ses cibles, ce sont les entreprises sénégalaises et les grands groupes internationaux à qui il propose des services adaptés aux marchés de la sous-région. « Le Sénégal peut être la locomotive digitale de la sous-région dans deux ou trois ans. Ce qu’il se passe ici, en matière de taux de pénétration des réseaux sociaux, ça arrivera dans deux ans au Niger, au Mali et au Burkina. Il y a un gigantesque boom des applications pour mobile qui arrive. Il faut être présents là-dessus, maintenant », insiste Mohammed Diallo.

Mais de l’espoir au réel, il y a plus qu’un simple pas. Dans le rapport 2014 sur les technologies de l’information du World Forum, le Sénégal est classé en 114è position des pays (sur 144) en termes de développement numérique. Cependant, le Sénégal est aussi en 4è position pour l’Afrique de l’ouest, derrière le Ghana, le Nigeria et la Gambie. Mohammed A. Diallo se dit conscient des faiblesses structurelles du pays. Lui aussi cite le manque de qualifications, notamment chez les créatifs. « J’ai même dû faire appel à un sous-traitant en Pologne », souligne-t-il.

Et, paradoxalement peut-être pour un jeune entrepreneur dans le monde très ouvert d’internet, il plaide pour des mesures protectionnistes : « Il faut qu’on développe toute la chaîne. Il y a de la place pour de nouveaux acteurs, si on joue la complémentarité. Mais nous n’avons pas les mêmes armes que les grosses agences européennes... Si on veut être prêts le jour où elles vont arriver, il faut qu’on nous laisse grandir. Aujourd’hui, le marché du Sénégal est trop ouvert. »

(Source : RFI, 20 octobre 2014)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4600/5036 Régulation des télécoms
  • 372/5036 Télécentres/Cybercentres
  • 3525/5036 Economie numérique
  • 1835/5036 Politique nationale
  • 5036/5036 Fintech
  • 567/5036 Noms de domaine
  • 1965/5036 Produits et services
  • 1515/5036 Faits divers/Contentieux
  • 796/5036 Nouveau site web
  • 5015/5036 Infrastructures
  • 1804/5036 TIC pour l’éducation
  • 198/5036 Recherche
  • 282/5036 Projet
  • 3408/5036 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2029/5036 Sonatel/Orange
  • 1665/5036 Licences de télécommunications
  • 324/5036 Sudatel/Expresso
  • 1045/5036 Régulation des médias
  • 1404/5036 Applications
  • 1103/5036 Mouvements sociaux
  • 1683/5036 Données personnelles
  • 163/5036 Big Data/Données ouvertes
  • 636/5036 Mouvement consumériste
  • 399/5036 Médias
  • 698/5036 Appels internationaux entrants
  • 1646/5036 Formation
  • 105/5036 Logiciel libre
  • 2174/5036 Politiques africaines
  • 1024/5036 Fiscalité
  • 176/5036 Art et culture
  • 697/5036 Genre
  • 1886/5036 Point de vue
  • 1158/5036 Commerce électronique
  • 1526/5036 Manifestation
  • 355/5036 Presse en ligne
  • 126/5036 Piratage
  • 235/5036 Téléservices
  • 984/5036 Biométrie/Identité numérique
  • 313/5036 Environnement/Santé
  • 458/5036 Législation/Réglementation
  • 413/5036 Gouvernance
  • 1839/5036 Portrait/Entretien
  • 182/5036 Radio
  • 830/5036 TIC pour la santé
  • 292/5036 Propriété intellectuelle
  • 76/5036 Langues/Localisation
  • 1100/5036 Médias/Réseaux sociaux
  • 2065/5036 Téléphonie
  • 202/5036 Désengagement de l’Etat
  • 1062/5036 Internet
  • 180/5036 Collectivités locales
  • 426/5036 Dédouanement électronique
  • 1263/5036 Usages et comportements
  • 1057/5036 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 587/5036 Audiovisuel
  • 3255/5036 Transformation digitale
  • 417/5036 Affaire Global Voice
  • 188/5036 Géomatique/Géolocalisation
  • 339/5036 Service universel
  • 685/5036 Sentel/Tigo
  • 179/5036 Vie politique
  • 1627/5036 Distinction/Nomination
  • 52/5036 Handicapés
  • 733/5036 Enseignement à distance
  • 716/5036 Contenus numériques
  • 599/5036 Gestion de l’ARTP
  • 200/5036 Radios communautaires
  • 1884/5036 Qualité de service
  • 465/5036 Privatisation/Libéralisation
  • 143/5036 SMSI
  • 541/5036 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2777/5036 Innovation/Entreprenariat
  • 1373/5036 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 68/5036 Internet des objets
  • 172/5036 Free Sénégal
  • 679/5036 Intelligence artificielle
  • 211/5036 Editorial
  • 12/5036 Gaming/Jeux vidéos
  • 27/5036 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous