OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2020 > Février 2020 > Cyberintimidation  : ce que les écoles et les enseignants peuvent faire

Cyberintimidation  : ce que les écoles et les enseignants peuvent faire

mardi 25 février 2020

Usages et comportements

De nos jours, Internet fait partie intégrante de la vie quotidienne des gens, et les enfants ne font pas exception. Malgré tous ses avantages, l’évolution technologique a aussi apporté, ou amplifié, certains problèmes. La cyberintimidation est d’ailleurs l’une des menaces les plus répandues auxquelles les jeunes font face en ligne. En fait, lorsqu’un enfant commence à être victime d’intimidation à l’école, le harcèlement se poursuit habituellement sur les réseaux sociaux, les applications de messagerie et ailleurs sur Internet. Les établissements d’enseignement peuvent penser que les questions relatives au monde numérique ne relèvent pas de la scolarisation ou qu’elles ne méritent pas d’être examinées de près. Cependant, les abus et le harcèlement en ligne ont souvent un impact plus important sur les victimes que l’intimidation en personne – et pourtant ils peuvent être ignorés jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

Il est important de noter que sur Internet, tout peut devenir plus puissant. Un message sur les réseaux sociaux peut atteindre des centaines, voire des milliers de personnes en quelques minutes et, avant, que vous ne vous en rendiez compte, toutes ces personnes peuvent parler et exprimer leurs opinions sur le message ou l’image. L’impact d’un contenu haineux sur la victime est amplifié lorsqu’il y a une augmentation du nombre de personnes qui voient, aiment, partagent ou commentent l’article. En effet, si le contenu est devenu viral, il est impossible de l’arrêter ou de le supprimer, même si les agresseurs peuvent en venir à regretter leurs actions.

Dans le même ordre d’idées, la réduction de l’inhibition que peuvent procurer les écrans et les réseaux sociaux en raison du sentiment d’anonymat qu’ils entrainent peut amener de nombreux enfants à se sentir à l’aise de dire et faire dans le monde numérique des choses qu’ils ne feraient jamais dans le monde physique.

Dans ce contexte et pour encourager une approche proactive dans la lutte contre la cyberintimidation et d’autres types de harcèlement en ligne, voici quatre principes que chaque école et chaque enseignant peut appliquer afin de lutter contre ce problème  :

1. Éduquer les élèves pour former de bons citoyens numériques

Puisque le monde numérique fait partie de notre vie réelle, les règles qui s’appliquent sur Internet devraient être les mêmes que celles que nous connaissons déjà dans le monde physique. Lorsqu’on enseigne aux enfants le respect et les conventions sociales, il est important d’inclure le domaine numérique et de s’assurer qu’on leur apprend aussi à se comporter et à communiquer par les médias numériques. Des sujets comme l’éducation civique et la citoyenneté devraient dépasser les frontières traditionnelles pour toucher également à l’éthique, à la morale et au respect dans le monde numérique. Les exercices et les activités de groupe sont un autre moyen efficace de faire en sorte que les individus ne fassent qu’un. Le but de ces activités est d’amener tous les membres de la classe à travailler ensemble vers un but commun, en utilisant toutes leurs forces individuelles et en valorisant les capacités de chaque personne à accomplir une tâche.

2. Privilégier la sensibilisation aux interdictions

La prise de conscience est très importante, notamment parce qu’elle modifie les perceptions sociales. Plutôt que de créer une panique à propos de l’utilisation de la technologie ou de répandre des malentendus, la prise de conscience permet l’émergence d’une atmosphère positive. De nombreuses écoles choisissent d’interdire l’utilisation de la technologie, ce qui peut se retourner contre les élèves et les étudiants qui utiliseront leur téléphone à la en cachette. Les jeunes s’identifient à la technologie et l’adaptent à leur vie quotidienne. C’est pourquoi il est important de montrer aux élèves comment ils peuvent utiliser la technologie pour le bien commun, par exemple pour partager des connaissances ou pour se soutenir mutuellement. De plus, en introduisant la technologie en classe, les enseignants peuvent se concentrer sur leur utilisation éthique.

3. Faire preuve de solidarité collective dans le signalement de la cyberintimidation

Un rapport de l’initiative Safe2Tell a révélé que, dans 81 % des cas d’intimidation à l’école, un groupe d’élèves aurait été mis au courant de l’agression, mais aurait décidé de ne pas la signaler. Dans la plupart de ces cas, le silence est principalement dû à la peur de devenir la prochaine victime ou d’être puni par des adultes. Dans ces cas, les enfants ont besoin de savoir que le problème n’est pas la technologie, mais plutôt les gens qui l’utilisent à de mauvaises fins. L’instauration d’un dialogue fluide et d’un espace d’écoute contribue également à ce que les enfants sachent à qui s’adresser s’ils sont confrontés à un comportement abusif. D’autre part, les abus en ligne peuvent, et devraient, être signalés sur les plates-formes elles-mêmes. Tous les réseaux sociaux ont la possibilité de signaler les messages, les commentaires et même les profils qui blessent ou harcèlent quelqu’un. C’est le seul moyen d’éliminer les contenus abusifs sur les réseaux sociaux, car après une série de rapports, le message ou le profil est supprimé. Ces rapports sont totalement anonymes, il n’y a donc pas lieu de craindre des représailles.

4. Établir le dialogue  : à la base de tout soutien

Les élèves doivent savoir à qui ils peuvent s’adresser avant qu’un problème ne surgisse. Et dans ce domaine, la confiance est la clé pour ouvrir le dialogue. Un sondage récent a révélé que 25 % des enfants et des adolescents croient que leurs aînés en savent moins qu’eux sur la technologie. Cette perception leur donne l’impression que leurs problèmes en ligne sont minimisés et incompris. Ce qui se passe sur Internet est considéré par les enfants comme très grave. Leurs identités numériques sont essentiellement les mêmes pour eux que leurs identités réelles. Pour cette raison, si un élève s’adresse à un enseignant ou à un autre adulte responsable qui a un problème en ligne, l’enseignant doit le prendre aussi au sérieux qu’un problème réel similaire et rechercher les ressources nécessaires pour y faire face.

Il est important de se rappeler que même si les jeunes en savent beaucoup sur la façon dont la technologie est utilisée et comment elle fonctionne, les adultes ont plus d’expérience de la vie réelle. Dans cette optique, l’exploration de sujets tels que les risques technologiques, la sécurité sur Internet et les comportements en ligne appropriés sont essentiels pour encourager le dialogue. Il est de plus essentiel de briser le silence autour de l’intimidation et de la cyberintimidation, en parlant des cas d’abus numériques et des solutions à apporter. Ce faisant, les enseignants doivent agir avec clarté et empathie, tout en communiquant ouvertement avec leurs élèves.

En conclusion, si l’on considère la communication numérique comme faisant partie du petit monde de chacun, on peut lui appliquer ces réflexions exprimées par Eleanor Roosevelt  :

« Après tout, où commencent les droits humains universels ? Dans de petits endroits, près de chez nous – si proches et si petits qu’ils ne peuvent être vus sur aucune carte du monde. Pourtant, ils sont le monde de l’individu, le quartier dans lequel il vit, l’école ou le collège qu’il fréquente, l’usine, la ferme ou le bureau où il travaille. Tels sont les lieux où chaque homme, chaque femme et chaque enfant recherche l’égalité de justice, l’égalité des chances, l’égalité de dignité sans discrimination. À moins que ces droits n’aient un sens là-bas, ils n’ont guère de sens nulle part. Sans une action citoyenne concertée pour les défendre près de chez nous, nous chercherons en vain le progrès dans le monde entier. »

Benoit Grunemwald, Expert en Cyber sécurité
ESET (France)

(Source : CIO Mag, 25 février 2020)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2873/3091 Régulation des télécoms
  • 227/3091 Télécentres/Cybercentres
  • 2222/3091 Economie numérique
  • 1200/3091 Politique nationale
  • 3091/3091 Fintech
  • 334/3091 Noms de domaine
  • 1271/3091 Produits et services
  • 943/3091 Faits divers/Contentieux
  • 428/3091 Nouveau site web
  • 3015/3091 Infrastructures
  • 1054/3091 TIC pour l’éducation
  • 116/3091 Recherche
  • 155/3091 Projet
  • 2240/3091 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1156/3091 Sonatel/Orange
  • 989/3091 Licences de télécommunications
  • 186/3091 Sudatel/Expresso
  • 631/3091 Régulation des médias
  • 770/3091 Applications
  • 624/3091 Mouvements sociaux
  • 1037/3091 Données personnelles
  • 153/3091 Big Data/Données ouvertes
  • 373/3091 Mouvement consumériste
  • 215/3091 Médias
  • 397/3091 Appels internationaux entrants
  • 1087/3091 Formation
  • 66/3091 Logiciel libre
  • 1288/3091 Politiques africaines
  • 637/3091 Fiscalité
  • 130/3091 Art et culture
  • 362/3091 Genre
  • 1144/3091 Point de vue
  • 693/3091 Commerce électronique
  • 886/3091 Manifestation
  • 200/3091 Presse en ligne
  • 70/3091 Piratage
  • 120/3091 Téléservices
  • 630/3091 Biométrie/Identité numérique
  • 191/3091 Environnement/Santé
  • 219/3091 Législation/Réglementation
  • 273/3091 Gouvernance
  • 1117/3091 Portrait/Entretien
  • 84/3091 Radio
  • 515/3091 TIC pour la santé
  • 167/3091 Propriété intellectuelle
  • 38/3091 Langues/Localisation
  • 661/3091 Médias/Réseaux sociaux
  • 1280/3091 Téléphonie
  • 116/3091 Désengagement de l’Etat
  • 698/3091 Internet
  • 73/3091 Collectivités locales
  • 250/3091 Dédouanement électronique
  • 793/3091 Usages et comportements
  • 672/3091 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 349/3091 Audiovisuel
  • 2017/3091 Transformation digitale
  • 240/3091 Affaire Global Voice
  • 98/3091 Géomatique/Géolocalisation
  • 236/3091 Service universel
  • 404/3091 Sentel/Tigo
  • 108/3091 Vie politique
  • 964/3091 Distinction/Nomination
  • 21/3091 Handicapés
  • 444/3091 Enseignement à distance
  • 426/3091 Contenus numériques
  • 357/3091 Gestion de l’ARTP
  • 109/3091 Radios communautaires
  • 1244/3091 Qualité de service
  • 272/3091 Privatisation/Libéralisation
  • 82/3091 SMSI
  • 301/3091 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1801/3091 Innovation/Entreprenariat
  • 828/3091 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 25/3091 Internet des objets
  • 107/3091 Free Sénégal
  • 483/3091 Intelligence artificielle
  • 124/3091 Editorial
  • 5/3091 Gaming/Jeux vidéos
  • 20/3091 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous