OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2022 > Décembre 2022 > Cybercriminalité : pourquoi l’Afrique doit se mettre en ordre de bataille

Cybercriminalité : pourquoi l’Afrique doit se mettre en ordre de bataille

mercredi 7 décembre 2022

Cybersécurité/Cybercriminalité

Selon Interpol, l’Afrique a enregistré une hausse soutenue des cyberattaques en 2020, notamment une augmentation de 238 % de celles ciblant les plateformes bancaires en ligne. Alors que l’usage d’Internet s’intensifie, la cybersécurité devient un secteur stratégique.

Au cours des dix dernières années, l’investissement de l’Afrique dans l’Internet à haut débit et la transformation numérique a progressivement augmenté au regard du besoin qui s’est développé. Aujourd’hui, cet investissement a contribué à la croissance du taux de pénétration d’Internet, de 9% en 2012 à plus de 30% en 2022, et à l’atteinte par 48 pays du continent d’un indice de développement de l’e-gouvernement fort et moyen. Mais cette adoption du numérique n’est pas sans risques. Bien qu’elle ait généré de nombreuses opportunités dans la santé, l’éducation, le commerce, le divertissement, elle a également accentué les risques liés à la cybercriminalité.

Dans son rapport « The downsides of digital revolution : Confronting Africa’s evolving cyber threats », Global Initiative Against Transnational Organized Crime indique que l’Afrique est actuellement sous la menace de quatre grandes catégories de dangers que favorise le développement d’un numérique mal maîtrisé. Elles sont susceptibles d’avoir un effet croissant sur les conflits, la paix et la sécurité en Afrique si le virage numérique n’est pas négocié convenablement.

Il s’agit du crime organisé qui s’appuie de plus en plus sur le numérique pour améliorer ses activités, les diversifier ; le sabotage des infrastructures critiques qui comprend les tentatives d’affaiblir ou de détruire les infrastructures, le matériel ou les systèmes nationaux, gouvernementaux ou militaires, de pénétrer le secteur financier, le secteur de l’énergie à travers l’Afrique ; le cyberespionnage et les tentatives de pénétration de système pour extraire des informations sensibles ; l’innovation dans les conflits armés ou l’utilisation de la technologie numérique pour faciliter la violence organisée, comme la prolifération de fausses nouvelles sur les réseaux sociaux pour susciter un mouvement de foule ou le déploiement de véhicules aériens sans pilote.

Ces menaces cybercriminelles bénéficient jusqu’à présent d’un terreau fertile dû à la faible protection du cyberespace africain. Seuls 18 des 54 pays d’Afrique ont élaboré des stratégies nationales de cybersécurité, qui sont nécessaires pour définir l’ampleur et la portée des défis liés à la cybersécurité d’un pays, attribuer des responsabilités à l’échelle du gouvernement pour la surveillance et la réponse aux menaces, et un soutien externe direct.

22 pays africains disposent d’équipes nationales de réponse aux incidents informatiques (CIRT) — des groupes d’intervenants et d’experts clés qui suivent les menaces majeures et aident les pays à se remettre d’incidents de sécurité importants. Seuls 15 pays africains ont ratifié la Convention de Budapest sur la cybercriminalité ou la Convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données, qui renforcent la coopération internationale en matière de cybercriminalité.

Parmi les recommandations énumérées par Global Initiative Against Transnational Organized Crime, pour déjouer les pièges du monde numérique, figurent, entre autres, une plus grande sensibilisation des acteurs publics et privés aux question de sécurité numérique, le développement d’une main-d’œuvre qualifiée, l’amélioration du cadre réglementaire et technique, davantage de coopération sur les plans international et régional. Dans le cas contraire, l’Afrique pourrait rater les 180 milliards $ que l’économie numérique a le potentiel de générer pour le produit intérieur brut d’ici 2030, d’après Google et la Société financière internationale (SFI), prévient le site We Are Tech .

Muriel Edjo

(Source : Agence Ecofin, 7 décembre 2022)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4986/5700 Régulation des télécoms
  • 392/5700 Télécentres/Cybercentres
  • 3790/5700 Economie numérique
  • 1952/5700 Politique nationale
  • 5510/5700 Fintech
  • 641/5700 Noms de domaine
  • 2344/5700 Produits et services
  • 1626/5700 Faits divers/Contentieux
  • 851/5700 Nouveau site web
  • 5700/5700 Infrastructures
  • 1922/5700 TIC pour l’éducation
  • 204/5700 Recherche
  • 294/5700 Projet
  • 3725/5700 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2137/5700 Sonatel/Orange
  • 1768/5700 Licences de télécommunications
  • 355/5700 Sudatel/Expresso
  • 1124/5700 Régulation des médias
  • 1558/5700 Applications
  • 1170/5700 Mouvements sociaux
  • 1784/5700 Données personnelles
  • 197/5700 Big Data/Données ouvertes
  • 667/5700 Mouvement consumériste
  • 424/5700 Médias
  • 741/5700 Appels internationaux entrants
  • 1776/5700 Formation
  • 111/5700 Logiciel libre
  • 2548/5700 Politiques africaines
  • 1119/5700 Fiscalité
  • 189/5700 Art et culture
  • 702/5700 Genre
  • 1963/5700 Point de vue
  • 1183/5700 Commerce électronique
  • 1696/5700 Manifestation
  • 382/5700 Presse en ligne
  • 143/5700 Piratage
  • 250/5700 Téléservices
  • 1067/5700 Biométrie/Identité numérique
  • 373/5700 Environnement/Santé
  • 456/5700 Législation/Réglementation
  • 419/5700 Gouvernance
  • 1980/5700 Portrait/Entretien
  • 178/5700 Radio
  • 892/5700 TIC pour la santé
  • 313/5700 Propriété intellectuelle
  • 87/5700 Langues/Localisation
  • 1214/5700 Médias/Réseaux sociaux
  • 2261/5700 Téléphonie
  • 215/5700 Désengagement de l’Etat
  • 1135/5700 Internet
  • 158/5700 Collectivités locales
  • 438/5700 Dédouanement électronique
  • 1386/5700 Usages et comportements
  • 1112/5700 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 622/5700 Audiovisuel
  • 3621/5700 Transformation digitale
  • 446/5700 Affaire Global Voice
  • 197/5700 Géomatique/Géolocalisation
  • 360/5700 Service universel
  • 735/5700 Sentel/Tigo
  • 194/5700 Vie politique
  • 1918/5700 Distinction/Nomination
  • 52/5700 Handicapés
  • 777/5700 Enseignement à distance
  • 805/5700 Contenus numériques
  • 626/5700 Gestion de l’ARTP
  • 213/5700 Radios communautaires
  • 2116/5700 Qualité de service
  • 504/5700 Privatisation/Libéralisation
  • 146/5700 SMSI
  • 548/5700 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3006/5700 Innovation/Entreprenariat
  • 1467/5700 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 68/5700 Internet des objets
  • 187/5700 Free Sénégal
  • 814/5700 Intelligence artificielle
  • 218/5700 Editorial
  • 11/5700 Gaming/Jeux vidéos
  • 29/5700 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous