OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2020 > Juin 2020 > Cybercriminalité : le Congo enfin juridiquement armé

Cybercriminalité : le Congo enfin juridiquement armé

mercredi 17 juin 2020

Cybersécurité/Cybercriminalité

Après un grand vide de législation, les congolais disposent désormais d’un arsenal juridique pour lutter contre la cybercriminalité, a annoncé mardi le ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique.

Dans cet ‘’armement’’, l’on retrouve deux lois adoptées le 5 juin dernier. L’une pénalisant la cybercriminalité et l’autre disposée pour la cybersécurité. La première et sa centaine d’articles évoque : les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication, la procédure en matière d’infractions commises par le biais des TIC et enfin la coopération et l’entraide judiciaire internationale.

L’on y trouve entre autres dispositions, les prix à payer ou les peines encourues en cas d’infractions. A l’instar d’une amende d’un million à dix millions de francs CFA et un emprisonnement de six mois à trois ans réservés à ceux qui tentent d’accéder frauduleusement à tout ou une partie d’un système d’informations.

Des amandes de cinq à 10 millions et des peines d’emprisonnement sont aussi réservées en cas d’atteinte à l’intégrité des systèmes d’information, d’introduction frauduleuse de données dans ce système, d’interception frauduleuse de données ou en cas des atteintes à l’intégrité des données.

Pour les infractions relatives aux données à caractère personnel, l’amende va d’un à dix millions de FCFA et des peines d’emprisonnement d’un an au moins à cinq ans au plus.

Des dispositions sur la pornographie infantile, l’abus de dispositifs et de l’association de malfaiteurs informatiques, la xénophobie par le biais d’un système d’information, des infractions liées aux activités des prestataires de services de communication au public par voie électronique, des infractions relatives à la publicité par le même canal, des infractions liées à la prospection directe et celles liées à la cryptologie sont également élaborées dans le nouveau texte de loi. L’on y retrouve aussi des lignes sur l’usurpation d’identité numérique.

L’article 72 fait notamment comprendre que ceux qui usurpent les identités en vue de troubler la tranquillité ou porter atteinte à l’honneur d’autrui seront punies d’un emprisonnement de six mois au moins et de cinq ans au plus et d’une amende de 500.000 à 10 millions de FCFA.

Des travaux à perpétuité attendent également tout congolais ou étranger portant atteinte à la défense et la sécurité nationale. Les détails de cette disposition étant spécifiés dans la loi.

Pour prévenir le fléau de cybercriminalité, la cybersécurité est également de mise. Le 5 juin dernier, l’Assemblée nationale congolaise a aussi adopté le texte sur la cybersécurité.

Il vise entre autres à organiser et coordonner la sécurité des systèmes d’informations et à fixer les règles générales de protection desdits systèmes et des réseaux de communication électronique. Mais aussi à définir les règles applicables aux moyens, modalités et systèmes de cryptologie et réprimer les infractions y afférentes.

Concernant la cybersécurité au Congo, Léon Juste Ibombo, le ministre congolais en charge de l’Economie numérique, trouve que les gens ont beaucoup de difficultés à bien saisir la relation entre la cybersécurité et la protection des données privées. Il considère néanmoins que « de plus en plus de congolais sont prêts pour une bonne dose de sensibilisations publiques efficaces à ces questions ».

Les impacts visés

Lors de l’adoption de ces lois par le gouvernement l’année dernière, Clément Mouamba, chef du gouvernement, a déclaré qu’il est question de « promouvoir non seulement le développement du numérique au Congo, mais aussi, en s’inspirant des instruments internationaux, régionaux et communautaires, de protéger l’Etat et les usagers des risques majeurs qu’induisent le développement et l’attrait des technologies de l’information et de la communication ».

Ces règlementations à présent en vigueur répondent à l’inexistence de règles qui consacrent la validité des documents électroniques et la reconnaissance de la signature électronique ; l’inexistence de dispositions organisant la dématérialisation des formalités administratives et la diffusion d’informations en ligne ainsi que l’archivage électronique et l’absence d’une définition claire et précise des obligations des acteurs.

Elles veulent aussi assurer une protection efficace des consommateurs, notamment par la reconnaissance de certaines prérogatives comme le droit à l’information et le droit de rétractation dans les contrats auxquels ils font partie.

Il faut remarquer que ce pays d’Afrique centrale ne mise pas uniquement sur les textes de loi pour faire face aux dérapages cybernétiques ou les prévenir. Ses autorités comptent aussi sur l’amélioration de la coopération internationale que le ministre Ibombo trouve prioritairement absolue pour mener la lutte contre les cyber infractions qui en effet n’ont pas de frontières physiques.

Aurore Bonny

(Source : CIO Mag, 17 juin 2020)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4440/4931 Régulation des télécoms
  • 371/4931 Télécentres/Cybercentres
  • 3370/4931 Economie numérique
  • 1775/4931 Politique nationale
  • 4904/4931 Fintech
  • 527/4931 Noms de domaine
  • 1944/4931 Produits et services
  • 1560/4931 Faits divers/Contentieux
  • 746/4931 Nouveau site web
  • 4931/4931 Infrastructures
  • 1751/4931 TIC pour l’éducation
  • 191/4931 Recherche
  • 245/4931 Projet
  • 3436/4931 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1847/4931 Sonatel/Orange
  • 1625/4931 Licences de télécommunications
  • 281/4931 Sudatel/Expresso
  • 1007/4931 Régulation des médias
  • 1289/4931 Applications
  • 1069/4931 Mouvements sociaux
  • 1665/4931 Données personnelles
  • 145/4931 Big Data/Données ouvertes
  • 595/4931 Mouvement consumériste
  • 367/4931 Médias
  • 652/4931 Appels internationaux entrants
  • 1620/4931 Formation
  • 95/4931 Logiciel libre
  • 2060/4931 Politiques africaines
  • 1004/4931 Fiscalité
  • 171/4931 Art et culture
  • 589/4931 Genre
  • 1954/4931 Point de vue
  • 1026/4931 Commerce électronique
  • 1477/4931 Manifestation
  • 321/4931 Presse en ligne
  • 124/4931 Piratage
  • 207/4931 Téléservices
  • 944/4931 Biométrie/Identité numérique
  • 312/4931 Environnement/Santé
  • 348/4931 Législation/Réglementation
  • 377/4931 Gouvernance
  • 1771/4931 Portrait/Entretien
  • 151/4931 Radio
  • 759/4931 TIC pour la santé
  • 281/4931 Propriété intellectuelle
  • 61/4931 Langues/Localisation
  • 1096/4931 Médias/Réseaux sociaux
  • 1992/4931 Téléphonie
  • 191/4931 Désengagement de l’Etat
  • 1040/4931 Internet
  • 120/4931 Collectivités locales
  • 412/4931 Dédouanement électronique
  • 1154/4931 Usages et comportements
  • 1034/4931 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 556/4931 Audiovisuel
  • 3222/4931 Transformation digitale
  • 385/4931 Affaire Global Voice
  • 170/4931 Géomatique/Géolocalisation
  • 328/4931 Service universel
  • 665/4931 Sentel/Tigo
  • 176/4931 Vie politique
  • 1620/4931 Distinction/Nomination
  • 34/4931 Handicapés
  • 710/4931 Enseignement à distance
  • 714/4931 Contenus numériques
  • 595/4931 Gestion de l’ARTP
  • 179/4931 Radios communautaires
  • 1799/4931 Qualité de service
  • 453/4931 Privatisation/Libéralisation
  • 132/4931 SMSI
  • 480/4931 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2703/4931 Innovation/Entreprenariat
  • 1352/4931 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/4931 Internet des objets
  • 170/4931 Free Sénégal
  • 735/4931 Intelligence artificielle
  • 206/4931 Editorial
  • 11/4931 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/4931 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous