OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2022 > Mars 2022 > Cryptomonnaie : pour la Beac, une monnaie numérique de banque centrale (…)

Cryptomonnaie : pour la Beac, une monnaie numérique de banque centrale pourrait déstabiliser les banques

mardi 8 mars 2022

Fintech

Dans sa Lettre de la Recherche, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) traite de la cryptomonnaie sous la plume de Jacques Eloundou Ndeme, chef de service à la direction des systèmes et moyens de paiement de la Banque centrale commune au Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, et le Tchad. « Les monnaies numériques de banque centrale sont-elles une réponse face aux cryptomonnaies ? » est la problématique au centre de cet article.

Selon son auteur, l’introduction d’une cryptomonnaie de Banque centrale, désignée monnaie numérique de Banque centrale (MNBC), peut perturber le système bancaire existant. Cela pourrait se produire si les citoyens décident de détenir de la monnaie numérique au lieu de conserver leur monnaie physique sur un compte bancaire. Cela signifierait que les banques n’auraient pas d’argent pour accorder des prêts et autres produits financiers. Cela pourrait amener les banques à augmenter leurs taux d’intérêt pour inciter les clients à conserver leurs dépôts au sein des banques. Mais alors les intérêts perçus sur les prêts augmenteraient également pour couvrir les intérêts sur l’épargne.

Aussi, indique le chercheur, l’usage d’un portefeuille numérique peut entraîner une défiance pour le compte bancaire. A moins d’accorder aux banques l’autorisation de gérer les portefeuilles numériques, les populations pourraient ne plus avoir recours aux services de paiement des banques. Cependant, étant donné que la MNBC ne produit pas les intérêts et que la Banque centrale peut imposer des limites de transaction et de solde sur certains portefeuilles, ce risque peut être minimisé.

Risques de sécurité

Le deuxième risque est opérationnel. Car, indique Jacques Eloundou Ndeme, les systèmes informatiques sont susceptibles de tomber en panne ou faire l’objet de cyberattaques. Inévitablement, la MNBC amène à une centralisation ; une situation qui exacerberait les cybervulnérabilités déjà répandues et augmenterait les surfaces et les vecteurs d’attaque, faisant de la Banque centrale une cible. Ces attaques peuvent compromettre la confiance des utilisateurs ou pire, conduire à la disparition de la monnaie en circulation. La Banque centrale aura besoin d’une technologie robuste et de systèmes de sécurité informatique de niveau militaire.

L’article indique aussi que le risque que la MNBC soit utilisée pour blanchir de l’argent et financer le terrorisme est présent. Car, les institutions financières auraient besoin de systèmes solides pour lutter contre ces menaces, soutenus par une infrastructure juridique nationale. Ainsi, il faut concevoir le système conformément aux lignes directrices visant à empêcher le flux et l’utilisation illicites de fonds. Les mesures prises doivent bien être proportionnelles pour protéger la vie privée des utilisateurs.

Ce dernier point, selon le chercheur, est important, car la MNBC donne un pouvoir de contrôle important à la Banque centrale, pouvoir qui va même au-delà de ses missions. En effet, la traçabilité des comptes et des transactions donne la possibilité d’intrusion dans les vies privées. Aussi, en concertation avec les législateurs nationaux, la Banque Centrale, dans la construction de sa MNBC doit définir les métadonnées qu’elle collectera, l’accès à ces données et l’usage qui en sera fait. Le risque, ici, étant celui du rejet de la MNBC par les utilisateurs qui pourraient la trouver trop intrusive.

Sylvain Andzongo

(Source : Investir au Cameroun, 8 mars 2022)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4644/5428 Régulation des télécoms
  • 357/5428 Télécentres/Cybercentres
  • 3583/5428 Economie numérique
  • 2010/5428 Politique nationale
  • 5428/5428 Fintech
  • 544/5428 Noms de domaine
  • 2131/5428 Produits et services
  • 1506/5428 Faits divers/Contentieux
  • 767/5428 Nouveau site web
  • 5207/5428 Infrastructures
  • 1955/5428 TIC pour l’éducation
  • 193/5428 Recherche
  • 251/5428 Projet
  • 4107/5428 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2244/5428 Sonatel/Orange
  • 1686/5428 Licences de télécommunications
  • 302/5428 Sudatel/Expresso
  • 1259/5428 Régulation des médias
  • 1397/5428 Applications
  • 1095/5428 Mouvements sociaux
  • 1973/5428 Données personnelles
  • 132/5428 Big Data/Données ouvertes
  • 613/5428 Mouvement consumériste
  • 378/5428 Médias
  • 669/5428 Appels internationaux entrants
  • 1909/5428 Formation
  • 97/5428 Logiciel libre
  • 2306/5428 Politiques africaines
  • 1018/5428 Fiscalité
  • 172/5428 Art et culture
  • 618/5428 Genre
  • 1899/5428 Point de vue
  • 1132/5428 Commerce électronique
  • 1589/5428 Manifestation
  • 330/5428 Presse en ligne
  • 134/5428 Piratage
  • 215/5428 Téléservices
  • 962/5428 Biométrie/Identité numérique
  • 394/5428 Environnement/Santé
  • 353/5428 Législation/Réglementation
  • 370/5428 Gouvernance
  • 1803/5428 Portrait/Entretien
  • 149/5428 Radio
  • 799/5428 TIC pour la santé
  • 285/5428 Propriété intellectuelle
  • 58/5428 Langues/Localisation
  • 1125/5428 Médias/Réseaux sociaux
  • 2062/5428 Téléphonie
  • 197/5428 Désengagement de l’Etat
  • 1057/5428 Internet
  • 118/5428 Collectivités locales
  • 423/5428 Dédouanement électronique
  • 1142/5428 Usages et comportements
  • 1118/5428 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 577/5428 Audiovisuel
  • 3431/5428 Transformation digitale
  • 392/5428 Affaire Global Voice
  • 165/5428 Géomatique/Géolocalisation
  • 372/5428 Service universel
  • 678/5428 Sentel/Tigo
  • 180/5428 Vie politique
  • 1587/5428 Distinction/Nomination
  • 35/5428 Handicapés
  • 717/5428 Enseignement à distance
  • 706/5428 Contenus numériques
  • 622/5428 Gestion de l’ARTP
  • 184/5428 Radios communautaires
  • 1931/5428 Qualité de service
  • 455/5428 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5428 SMSI
  • 488/5428 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2915/5428 Innovation/Entreprenariat
  • 1439/5428 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5428 Internet des objets
  • 174/5428 Free Sénégal
  • 1018/5428 Intelligence artificielle
  • 200/5428 Editorial
  • 59/5428 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5428 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous