OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2016 > Mars 2016 > Corriger les déséquilibres entre les sexes dans les TIC

Corriger les déséquilibres entre les sexes dans les TIC

vendredi 11 mars 2016

Genre

La disparité de la fracture numérique entre les sexes est non seulement un problème social et d’égalité, mais aussi un défi essentiel pour une croissance économique durable, une inclusion financière, et une Afrique véritablement connectée. Malgré d’importants progrès de pénétration du mobile au cours des dernières années en Afrique sub-saharienne, la région abrite plus de 300 millions de femmes non connectées.

Les dernières recherches de la GSMA (association regroupant plus de 800 opérateurs du mobile dans le monde) montrent que le secteur mobile apporte une contribution substantielle au PIB, avec un total d’environ 100 milliards $ en 2014, et il est appelé à atteindre 166 milliards $ d’ici 2020. Des rapports ont indiqué qu’en réduisant l’écart entre les sexes dans l’accès et la possession d’un téléphone mobile, nous pourrions ajouter 170 milliards $ à l’ensemble de l’industrie d’ici 2020. Non seulement cela augmentera le PIB, mais si nous pouvons travailler à accroître le nombre de femmes qui ont accès aux services mobiles, cela aura un effet important sur de nombreuses industries, cruciales pour la croissance, y compris l’agriculture, la santé, les services financiers, et à travers l’innovation de l’administration.

Les exemples de cette corrélation sont visibles dans tous les coins du continent. Un de mes exemples préférés, dans lequel l’innovation des TIC concerne spécifiquement les femmes, est le Midwife Mobile par la Fondation Grameen. C’est un service mobile gratuit qui permet aux femmes et à leurs familles de recevoir des SMS et/ou des messages vocaux dans leur langue maternelle, leur offrant des informations pertinentes et en temps opportun, tout au long de la grossesse et la première année après la naissance.

Un autre bon exemple qui a récemment attiré mon attention est venu d’Afrique du Sud : Fone Astra et son system pour pasteuriser le lait maternel. L’application rend plus facile le suivi et permet de retrouver les donatrices pour un contrôle et une assurance accrus de la qualité du lait, et qui peut être adapté pour une utilisation dans des environnements sans électricité. Jusqu’à 25 % des bébés prématurés ou de faible poids à leur naissance ne peuvent pas obtenir suffisamment de lait maternel de leur mère, souvent pour des raisons de maladie ou d’insuffisance, ce qui les rend plus vulnérables aux maladies infantiles mortelles telles que la diarrhée, la pneumonie et la septicémie néonatale.

Malgré les avantages sociaux et économiques, la question de savoir comment nous connectons plus de femmes demeure. J’ai vécu et travaillé dans de nombreux pays et une réponse évidente se trouve avec les responsables politiques et les organismes de régulation ; nous avons besoin de poser cette question de façon plus agressive au niveau local, afin qu’elle soit inscrite au programme des Plans Nationaux de Développement. Très souvent nous omettons la réduction de l’écart numérique entre les sexes dans nos conversations qui se concentrent sur la croissance inclusive à travers l’innovation et la création d’opportunités d’emploi.

Par exemple, des pays comme le Niger et la République Démocratique du Congo ont tous deux un écart de plus de 30 % en termes d’égalité des sexes concernant le mobile. Le coût est le plus grand obstacle pour posséder et utiliser un téléphone ; la réduction de taxes inefficaces sur les services mobiles entraînera la croissance de la couverture mobile.

Cela étant dit, le secteur privé a potentiellement un rôle encore plus important à jouer. J’ai été impressionnée d’apprendre récemment que Tigo Rwanda a promis d’augmenter le pourcentage de femmes accédant à sa plate-forme financière Mobile « Tigo Cash » de 39 % du total des utilisateurs à 45 % d’ici 2020. Ces types d’engagements sont forts et doivent être reproduits dans d’autres entreprises et dans de multiples secteurs.

Nous devons fournir un engagement continu afin d’assurer une représentation équilibrée des sexes pour qu’une croissance inclusive se produise, ce qui est essentiel à l’émergence de l’Afrique. Il ne suffit pas que de mettre en place des programmes. Ces initiatives doivent être encouragées activement à tous les niveaux de l’entreprise. Donc, que ce soit au niveau de la direction ou celui des fonctions de débutants, il faut fournir des postes et des opportunités d’emploi qui reconnaissent une distribution plus égalitaire entre les sexes à travers tout l’écosystème mobile.

Ce secteur est en pleine expansion et crée près de 120 000 nouveaux emplois chaque année et nous avons besoin de plus de femmes impliquées dans cette croissance. Beaucoup de filles et de femmes n’ont pas profité de cette occasion pour diverses raisons, telles que les barrières culturelles.

Ericsson a été l’une des premières entreprises à annoncer publiquement des objectifs spécifiques en matière d’emploi et à définir sa vision pour 2020, date à laquelle la structure s’est engagée à avoir un ratio de 30 % de personnel féminin. À cet effet, un conseil régional pour la diversité a été mis en place pour attirer et retenir le personnel féminin. Ceci est lié à des programmes qui favorisent et mettent l’accent sur le développement de carrière et le leadership féminin. Je suis fière d’en être la présidente, mais pour que de telles initiatives réussissent, la clé est l’engagement (de tous), de la direction au plus bas niveau de la compagnie.

Nous pensons que les entreprises ont un rôle à jouer, en jetant les bases pour l’égalité et l’autonomisation des femmes. Nous faisons cela de différentes façons, en abordant la question du déséquilibre actuel de la représentation féminine chez Ericsson, et en faisant en sorte que nos collègues masculins comprennent que la diversité n’est pas une menace pour eux, mais plutôt, un avantage concurrentiel pour notre entreprise.

Cela comprend l’accueil d’événements « Filles dans les TIC », ainsi que des programmes d’études supérieures et de bourses avec un accent particulier sur les femmes diplômées en STEM (sciences, technologie, ingénierie et mathématiques). Il y a aussi des mesures d’incitations spéciales internes pour les références d’emploi pour les filles et femmes. Notre formation « Préjugés inconscients » pour le personnel sensibilise les employés aux préjugés sous-jacents dont nous ne pourrions même pas être conscients, eu égard à notre passé, à l’environnement culturel et à nos expériences. Plus important encore, le développement continu du leadership, le mentorat et le parrainage des femmes sont mis en œuvre.

Ce sont des étapes importantes pour le changement des déséquilibres traditionnels. Mais il est clair qu’il y a toujours des défis importants à surmonter. Et pendant que quelques entreprises s’efforcent de faire la différence, pour vraiment changer les inégalités du passé entre les sexes, toute l’industrie dans son ensemble doit intervenir et s’impliquer d’avantage.

Tumi Chamayou, Vice-présidente Stratégie et marketing Afrique sub-saharienne chez Ericsson

(Source : Afrique ITnews, 11 mars 2016)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 5560/6914 Régulation des télécoms
  • 372/6914 Télécentres/Cybercentres
  • 4394/6914 Economie numérique
  • 2171/6914 Politique nationale
  • 6251/6914 Fintech
  • 654/6914 Noms de domaine
  • 2990/6914 Produits et services
  • 1974/6914 Faits divers/Contentieux
  • 922/6914 Nouveau site web
  • 6914/6914 Infrastructures
  • 2337/6914 TIC pour l’éducation
  • 237/6914 Recherche
  • 266/6914 Projet
  • 5181/6914 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2299/6914 Sonatel/Orange
  • 1884/6914 Licences de télécommunications
  • 343/6914 Sudatel/Expresso
  • 1306/6914 Régulation des médias
  • 1674/6914 Applications
  • 1332/6914 Mouvements sociaux
  • 2129/6914 Données personnelles
  • 207/6914 Big Data/Données ouvertes
  • 660/6914 Mouvement consumériste
  • 522/6914 Médias
  • 745/6914 Appels internationaux entrants
  • 2139/6914 Formation
  • 126/6914 Logiciel libre
  • 3016/6914 Politiques africaines
  • 1272/6914 Fiscalité
  • 185/6914 Art et culture
  • 712/6914 Genre
  • 2695/6914 Point de vue
  • 1261/6914 Commerce électronique
  • 1738/6914 Manifestation
  • 395/6914 Presse en ligne
  • 139/6914 Piratage
  • 223/6914 Téléservices
  • 1225/6914 Biométrie/Identité numérique
  • 391/6914 Environnement/Santé
  • 447/6914 Législation/Réglementation
  • 470/6914 Gouvernance
  • 2179/6914 Portrait/Entretien
  • 168/6914 Radio
  • 1003/6914 TIC pour la santé
  • 348/6914 Propriété intellectuelle
  • 67/6914 Langues/Localisation
  • 1483/6914 Médias/Réseaux sociaux
  • 2523/6914 Téléphonie
  • 202/6914 Désengagement de l’Etat
  • 1296/6914 Internet
  • 128/6914 Collectivités locales
  • 609/6914 Dédouanement électronique
  • 1584/6914 Usages et comportements
  • 1227/6914 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 654/6914 Audiovisuel
  • 4717/6914 Transformation digitale
  • 397/6914 Affaire Global Voice
  • 275/6914 Géomatique/Géolocalisation
  • 421/6914 Service universel
  • 694/6914 Sentel/Tigo
  • 225/6914 Vie politique
  • 2166/6914 Distinction/Nomination
  • 38/6914 Handicapés
  • 832/6914 Enseignement à distance
  • 949/6914 Contenus numériques
  • 852/6914 Gestion de l’ARTP
  • 201/6914 Radios communautaires
  • 2399/6914 Qualité de service
  • 558/6914 Privatisation/Libéralisation
  • 138/6914 SMSI
  • 647/6914 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3268/6914 Innovation/Entreprenariat
  • 1596/6914 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/6914 Internet des objets
  • 185/6914 Free Sénégal
  • 1575/6914 Intelligence artificielle
  • 208/6914 Editorial
  • 49/6914 Gaming/Jeux vidéos
  • 27/6914 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous