OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2023 > Juin 2023 > Conséquences des émeutes : L’Etat suspend temporairement l’internet des (…)

Conséquences des émeutes : L’Etat suspend temporairement l’internet des données mobiles

lundi 5 juin 2023

Liberté d’expression/Censure de l’Internet

Depuis hier, le gouvernement du Sénégal a décidé de suspendre temporairement l’internet des données mobiles dans certaines localités du pays. Une façon, selon le ministère de la Commu­nica­tion et de l’économie numérique, de lutter contre « la diffusion de messages de haine et de subversion ».L’Association des éditeurs et professionnels de la presse en ligne (Appel) dénonce des « agissements anti-démocratiques ».

Après la suspension de certains réseaux sociaux comme WhatsApp, Facebook, Insta­gram, Twitter, Telegram, le gouvernement du Sénégal est allé plus loin dans sa volonté de rétablir l’ordre dans les rues du pays. En effet, dans un communiqué de presse rendu public hier en mi-journée, le ministère de la Communication, des télécommunications et de l’économie numérique a annoncé une suspension temporaire de l’internet des données mobiles sur certaines plages horaires. « L’internet des données mobiles est suspendu de façon temporaire dans certaines localités du pays et sur certaines plages horaires », informe le document consulté par Le Quotidien. Le ministère dirigé par Moussa Bocar Thiam justifie cette décision « par la diffusion de messages de haine et de subversion dans un contexte de troubles à l’ordre public ». Le document exhorte également les opérateurs de téléphonie à se conformer à la décision.

L’Appel dénonce des « agissements anti-démocratiques »

L’Association des éditeurs et professionnels de la presse en ligne (Appel) a réagi dans la soirée en dénonçant une « volonté unilatérale de l’Etat de sevrer les populations de l’information ». « Les opérateurs ont envoyé des Sms pour s’excuser et faire savoir à l’opinion que c’est sur la demande de l’Etat que les données mobiles ont été coupées. Une situation inimaginable et inconcevable au Sénégal. Déjà, les restrictions opérées depuis jeudi soir sur certains réseaux sociaux, notamment Whats­App, Facebook, Insta­gram, Twitter, Telegram, ont été lourdes de conséquences sur les plans éditorial et économique. En effet, les directs et les émissions via YouTube, Facebook, Insta­gram et Twitter ne sont plus possibles », dénonce l’organisation par la voix de son président, Ibrahima Lissa Faye. Selon l’Appel, « cette coupure s’est opérée sans sommation ni concertation avec les acteurs de l’internet ». « L’Appel est certes sensible à cette situation sociopolitique très tendue, toutefois, elle estime que le droit à l’information du public, garanti par la Constitution (articles 8 et 10) et des instruments juridiques internationaux ratifiés par le Sénégal, est inaliénable. La suspension des données mobiles entraîne de facto la suspension ou l’interruption de la fourniture de l’information. Or, l’information est une donnée capitale pour aiguillonner et aider la population à s’informer, à s’orienter en temps de crise », poursuit l’organisation.

Dans une volonté de dénoncer cette décision, l’organisation rappelle à l’Etat que la suspension de l’internet mobile « risque de venir porter l’estocade à (nos) petites entreprises si vulnérables ». Ainsi, souligne Ibrahima Lissa Faye, les acteurs de la presse en ligne ne comptent pas se laisser faire. « Les éditeurs de la presse en ligne sont décidés à saisir les organisations de défense des libertés de presse, d’expression et des droits humains pour que ces agissements anti-démocratiques, anachroniques cessent dans les plus brefs délais. Ils se réservent le droit aussi de travailler avec des partenaires en Afrique et à l’international pour porter plainte et obtenir réparation », informe le document. Depuis quelques jours, Dakar, la capitale sénégalaise, et Ziguinchor, dans le Sud du pays, sont plongées dans de violentes manifestations consécutives au verdict rendu dans le cadre de l’affaire opposant l’homme politique Ousmane Sonko à l’ancienne masseuse Adji Sarr.

Mame Woury Thioubou

(Source : Le Quotidien, 5 juin 2023)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6624/7768 Régulation des télécoms
  • 532/7768 Télécentres/Cybercentres
  • 5097/7768 Economie numérique
  • 2594/7768 Politique nationale
  • 7394/7768 Fintech
  • 790/7768 Noms de domaine
  • 2926/7768 Produits et services
  • 2263/7768 Faits divers/Contentieux
  • 1183/7768 Nouveau site web
  • 7768/7768 Infrastructures
  • 2534/7768 TIC pour l’éducation
  • 277/7768 Recherche
  • 374/7768 Projet
  • 5194/7768 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2702/7768 Sonatel/Orange
  • 2550/7768 Licences de télécommunications
  • 472/7768 Sudatel/Expresso
  • 1480/7768 Régulation des médias
  • 2166/7768 Applications
  • 1664/7768 Mouvements sociaux
  • 2530/7768 Données personnelles
  • 201/7768 Big Data/Données ouvertes
  • 910/7768 Mouvement consumériste
  • 558/7768 Médias
  • 994/7768 Appels internationaux entrants
  • 2552/7768 Formation
  • 138/7768 Logiciel libre
  • 3221/7768 Politiques africaines
  • 1718/7768 Fiscalité
  • 259/7768 Art et culture
  • 889/7768 Genre
  • 2549/7768 Point de vue
  • 1508/7768 Commerce électronique
  • 2295/7768 Manifestation
  • 545/7768 Presse en ligne
  • 185/7768 Piratage
  • 318/7768 Téléservices
  • 1471/7768 Biométrie/Identité numérique
  • 474/7768 Environnement/Santé
  • 516/7768 Législation/Réglementation
  • 598/7768 Gouvernance
  • 2704/7768 Portrait/Entretien
  • 224/7768 Radio
  • 1162/7768 TIC pour la santé
  • 475/7768 Propriété intellectuelle
  • 88/7768 Langues/Localisation
  • 1581/7768 Médias/Réseaux sociaux
  • 2917/7768 Téléphonie
  • 302/7768 Désengagement de l’Etat
  • 1588/7768 Internet
  • 181/7768 Collectivités locales
  • 605/7768 Dédouanement électronique
  • 2020/7768 Usages et comportements
  • 1575/7768 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 848/7768 Audiovisuel
  • 4776/7768 Transformation digitale
  • 607/7768 Affaire Global Voice
  • 239/7768 Géomatique/Géolocalisation
  • 485/7768 Service universel
  • 1025/7768 Sentel/Tigo
  • 281/7768 Vie politique
  • 2298/7768 Distinction/Nomination
  • 56/7768 Handicapés
  • 1069/7768 Enseignement à distance
  • 1048/7768 Contenus numériques
  • 889/7768 Gestion de l’ARTP
  • 268/7768 Radios communautaires
  • 2763/7768 Qualité de service
  • 683/7768 Privatisation/Libéralisation
  • 201/7768 SMSI
  • 707/7768 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4091/7768 Innovation/Entreprenariat
  • 2209/7768 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 69/7768 Internet des objets
  • 265/7768 Free Sénégal
  • 1180/7768 Intelligence artificielle
  • 315/7768 Editorial
  • 95/7768 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous