La société pour l’attribution des noms de domaines et des numéros sur Internet (Icann) a présenté son rapport sur la stratégie quinquennale pour l’Afrique, à l’occasion du Sommet africain de l’internet (Ais).
« Au niveau de l’Icann, il y a une faible participation de l’Afrique et des Africains. C’est pourquoi l’Afrique doit se mobiliser pour cette structure qui impacte notre vie quotidienne, surtout qu’on s’achemine vers la réforme du logiciel de l’Icann », a fait savoir Emmanuel Adjovo, le spécialiste du programme « Société de formation » à l’Organisation internationale de la francophonie (Oif).
Selon Emmanuel Adjovo, cette première stratégie vise à renforcer le système des noms de domaine et à encourager la participation régionale à l’écosystème de l’Internet.
Son objectif est d’augmenter la participation de l’Afrique à l’élaboration de politiques de l’Icann et de consolider sa présence en Afrique.
Il se prononçait à l’occasion d’une table ronde des experts du domaine de la connectivité du Sénégal et de l’Afrique à l’Internet, en vue du Sommet africain de l’Internet organisé par le Centre d’information du réseau africain et le groupe d’opérateurs de réseau africains.
Pour M. Adjovo, si l’Afrique ne se mobilise pas à présent pour l’Icann, elle se plaindra après.
(Source : L’Observateur, 7 mai 2018)