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Communication politique : Quand le Sms supplante le fax pour atteindre le média cible

mercredi 22 août 2007

Usages et comportements

Les partis politiques optent pour un nouveau mode de communication. Le système des Sms est en vogue dans le milieu. Une méthode moderne et efficace, mais qui a malgré tout ses limites, relate la Rfm.
Il fut un temps où les partis politiques faisaient parvenir aux rédactions leurs communiqués de presse par voie de fax. Aujourd’hui, fini les fax, place aux Sms. Il est question d’instaurer une touche de modernité, selon Mactar Guèye, porte-parole de la Cap21. « Avec cette nouvelle technologie qu’est le Sms, la messagerie par téléphonie mobile, nous pouvons atteindre notre cible quelle que soit sa position géographique et quelle que soit l’heure. Le fax a un inconvénient, c’est que votre destinataire ne peut prendre connaissance du contenu de ce fax qu’une fois arrivé à la rédaction. Il faut quand même s’adapter aux nouvelles technologies », selon lui. Rewmi, le parti de Idrissa Seck, se met aussi au diapason des Ntic. « A l’image du développement fulgurant des technologies de l’information et de la communication, c’est la modernité même qui pousse les hommes politiques, les chargés de communication et les chargés de relations publiques à utiliser les outils de communication qui sont à leur disposition. Cela permet rapidement d’atteindre la cible sans pour autant déposer des communiqués ou bien utiliser le téléphone à discuter etc. Parfois même c’est un problème de sécurité, parce qu’on est sûr et certain que le message atteint directement la cible, car le téléphone est un outil personnalisé, que le propriétaire a toujours à portée de lui. Donc, grosso modo, ça règle un certains nombre de problèmes », renchérit Ousmane Thiongane, chargé de la communication à Rewmi. En plus de la modernité, est-ce que ce n’est pas un problème de moyens ? Mactar Guèye et Ousmane Thiongane ne partagent pas le même avis. « Cela peut régler un problème de moyens et je dis que c’est par rapport à un problème de rationalisation des maigres moyens dont disposent les politiques. Donc cela contribue à régler facilement, efficacement ces problèmes-là si l’on ne peut pas joindre tous les médias en les appelant au téléphone, ce qui peut coûter cinq à dix mille francs. Par le biais du Sms, ça ne coûte pas cher », dit Thiongane. « Avec le fax, le coût n’est pas très important, parce que quand le nombre de communiqués est assez important, il y a des réductions que les services de communication accordent aux organisations politiques et syndicales. Donc il n’y a pas de problème de moyens », rétorque Mactar Guèye. Pour Bakary Domingo Mané, spécialiste de la communication politique, les hommes politiques ne peuvent pas se priver de Ntic, mais ces dernières comportent aussi des limites. « L’enjeu est de créer entre le leader et son public une impression d’intimité tout en maintenant une certaine distance. Seulement, cette méthode a des limites. D’abord, le message peut venir avec quelques manquements, il peut ne pas être sourcé, c’est-à-dire quelqu’un vous envoie une information, mais ne prend pas la peine de signer ; le destinataire peut donc ne pas se fier à l’information ». Autre limite du système Sms, le problème des réseaux au Sénégal peut faire que l’information n’arrive pas à la bonne heure.

(Source : Nettali, 22 août 2007)

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