OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2021 > Octobre 2021 > Comment le Nigeria déjoue les pronostics et lance l’ eNaira, première (…)

Comment le Nigeria déjoue les pronostics et lance l’ eNaira, première monnaie numérique d’une banque centrale d’Afrique

jeudi 28 octobre 2021

Fintech

L’eNaira officiellement lancée le 25 octobre 2021 est la version numérique de la monnaie nationale, le Naira. L’eNaira est donc une Central Bank Digital Currency (CBDC, entendez monnaie numérique d’une banque centrale). C’est l’équivalent numérique de la monnaie physique nigériane, le Naira. Un eNaira vaut un Naira. L’eNaira est émise par la Banque centrale du Nigeria (CBN) et suit donc le taux de change officiel. Les Nigérians peuvent télécharger l’application eNaira et alimenter leurs portefeuilles mobiles en utilisant leurs comptes bancaires existants.

La Banque centrale du Nigeria indique qu’elle adaptera le système après le lancement afin d’encourager son utilisation par les personnes n’ayant pas accès aux services bancaires, notamment dans les zones rurales.

Le lancement de l’eNaira intervient à l’heure où le Nigeria, premier producteur de pétrole d’Afrique, doit faire face aux conséquences économiques de la pandémie de Covid-19 et à la chute ces dernières années des cours mondiaux du pétrole brut.

Le Nigeria vient ainsi surprendre de nombreux analystes qui le voyaient pas venir aussi rapidement que cela. Par exemple, dans son classement du top 10 des projets de CBDC dans le monde publié dans son rapport d’ avril 2021 sur les CBDC, le cabinet PwC n’avait pas cité le Nigeria.

Les pays comme les Bahamas, le Cambodge, la Chine continentale, l’Ukraine, l’Uruguay, l’Équateur, les Caraïbes orientales, la Suède, la Corée du Sud et la Turquie occupaient le Top dix du classement pour ce qui est de la maturité des projets de CBDC de détail.

Pour la maturité des projets de CBDC interbancaire, les dix pays de ce classement étaient la Thaïlande, Hong Kong, Singapour, le Canada, le Royaume-Uni, la France, l’Afrique du Sud, l’Europe, les Émirats arabes unis et le Japon.

Selon Henri Arslanian, Partner and Global Crypto Leader chez PWC, le grand public sera l’un des principaux bénéficiaires des CBDC « car cela leur donnera accès pour la première fois à une forme numérique de monnaie de banque centrale. Et c’est une étape importante dans l’évolution de l’argent ».

Plus de 60 banques centrales sont déjà entrées dans la course à la monnaie numérique des banques centrales. « Les CBDC changeront la donne, en offrant un accès à des solutions de paiement alternatives pour les citoyens et les entreprises, ainsi qu’en réinventant le règlement des marchés financiers et les transactions monétaires interbancaires », indique pour sa part Benoît Sureau, Partner Financial Services Risk and Blockchain à PwC France & Maghreb.

La société Bitt Inc, basée à la Barbade, à la manœuvre pour l’eNaira
Dans un communiqué publié le 30 août 2021, la Banque centrale du Nigéria a annoncé la sélection de la fintech Bitt Inc basée à Barbade comme partenaire technique dans la mise en œuvre au plus tard à la fin de cette année 2021 de l’e-Naira, la version digitale du Naira, la monnaie locale.

Selon le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, M. Godwin Emefiele, les avantages de la monnaie numérique de la Banque centrale sont nombreux. Il énumère par exemple l’augmentation du commerce transfrontalier, l’accélération de l’inclusion financière, des envois de fonds moins chers et plus rapides, des interventions sociales ciblées plus faciles, des améliorations de l’efficacité de la politique monétaire, de l’efficience des systèmes de paiement et même une amélioration du recouvrement des impôts.

Godwin Emefiele indique que l’eNaira fonctionnera comme un portefeuille électronique dans lequel les clients pourront détenir des fonds existants sur leur compte bancaire.

Ce projet de cryptomonnaie baptisé au sein de la banque « Projet Giant » est la résultante d’une longue et profonde réflexion entamée en 2017. Pour la banque centrale, compte tenu de l’explosion significative de l’utilisation des paiements numériques et de l’essor de l’économie numérique, il était important que la CBN suit la tendance mondiale dans laquelle plus de 85 % des banques centrales envisagent désormais d’adopter des monnaies numériques.

La banque précise que la sélection de Bitt Inc a été faite parmi de nombreux soumissionnaires hautement compétitifs. Et Bitt Inc a été choisie sur la base de sa compétence technologique, son efficacité, la sécurité de sa plate-forme, l’interopérabilité et surtout sur son expérience en la matière.

La société Bitt Inc, basée à la Barbade (Située en Amérique du Nord, l’île de la Barbade est un État indépendant faisant partie du Commonwealth britannique, située dans la partie Est de la mer des Caraïbes), a en effet dirigé en avril 2021 le développement de la « DCash » de l’Eastern Caribbean Currency Union, la première monnaie numérique émise par la banque centrale de l’union monétaire.

« En choisissant Bitt Inc, la CBN s’appuiera sur l’expérience prouvée et éprouvée de la société en matière de monnaie numérique, qui est déjà en circulation dans plusieurs pays des Caraïbes orientales. Bitt Inc. a joué un rôle clé dans le développement et le lancement réussi du projet pilote de monnaie numérique de la banque centrale (CBDC) de la Banque centrale des Caraïbes orientales (ECCB) en avril 2021 », indiquait la banque centrale du Nigeria dans son communiqué.

Beaugas-Orain Djoyum

(Source : Digital Business Africa , 28 octobre 2021)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4503/5264 Régulation des télécoms
  • 383/5264 Télécentres/Cybercentres
  • 3703/5264 Economie numérique
  • 1785/5264 Politique nationale
  • 5216/5264 Fintech
  • 536/5264 Noms de domaine
  • 2253/5264 Produits et services
  • 1514/5264 Faits divers/Contentieux
  • 775/5264 Nouveau site web
  • 5264/5264 Infrastructures
  • 1985/5264 TIC pour l’éducation
  • 193/5264 Recherche
  • 264/5264 Projet
  • 3572/5264 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1930/5264 Sonatel/Orange
  • 1647/5264 Licences de télécommunications
  • 302/5264 Sudatel/Expresso
  • 1094/5264 Régulation des médias
  • 1318/5264 Applications
  • 1191/5264 Mouvements sociaux
  • 1831/5264 Données personnelles
  • 128/5264 Big Data/Données ouvertes
  • 632/5264 Mouvement consumériste
  • 368/5264 Médias
  • 680/5264 Appels internationaux entrants
  • 1743/5264 Formation
  • 104/5264 Logiciel libre
  • 2102/5264 Politiques africaines
  • 1081/5264 Fiscalité
  • 175/5264 Art et culture
  • 610/5264 Genre
  • 1793/5264 Point de vue
  • 1056/5264 Commerce électronique
  • 1538/5264 Manifestation
  • 337/5264 Presse en ligne
  • 140/5264 Piratage
  • 234/5264 Téléservices
  • 1007/5264 Biométrie/Identité numérique
  • 314/5264 Environnement/Santé
  • 346/5264 Législation/Réglementation
  • 381/5264 Gouvernance
  • 1825/5264 Portrait/Entretien
  • 155/5264 Radio
  • 856/5264 TIC pour la santé
  • 316/5264 Propriété intellectuelle
  • 68/5264 Langues/Localisation
  • 1145/5264 Médias/Réseaux sociaux
  • 2092/5264 Téléphonie
  • 202/5264 Désengagement de l’Etat
  • 1108/5264 Internet
  • 119/5264 Collectivités locales
  • 470/5264 Dédouanement électronique
  • 1127/5264 Usages et comportements
  • 1065/5264 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 632/5264 Audiovisuel
  • 3484/5264 Transformation digitale
  • 398/5264 Affaire Global Voice
  • 176/5264 Géomatique/Géolocalisation
  • 325/5264 Service universel
  • 687/5264 Sentel/Tigo
  • 217/5264 Vie politique
  • 1607/5264 Distinction/Nomination
  • 34/5264 Handicapés
  • 742/5264 Enseignement à distance
  • 780/5264 Contenus numériques
  • 638/5264 Gestion de l’ARTP
  • 190/5264 Radios communautaires
  • 1853/5264 Qualité de service
  • 457/5264 Privatisation/Libéralisation
  • 149/5264 SMSI
  • 473/5264 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2858/5264 Innovation/Entreprenariat
  • 1398/5264 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5264 Internet des objets
  • 185/5264 Free Sénégal
  • 807/5264 Intelligence artificielle
  • 221/5264 Editorial
  • 4/5264 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5264 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous