OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2011 > Octobre > Cheikh Tidiane Mbaye sur la volonté de l’Etat de détenir 35% de Sonatel : « (…)

Cheikh Tidiane Mbaye sur la volonté de l’Etat de détenir 35% de Sonatel : « Ni France Telecom, ni le personnel, ni d’autres actionnaires ne vendraient 8%, ce n’est pas réalisable »

vendredi 28 octobre 2011

Politique nationale

Il est aujourd’hui impossible pour l’Etat, qui devra débourser minimum 300 milliards pour atteindre les 35% dans chaque société de téléphonie, d’acquérir les 8% qui leur manquent pour détenir les 35% à la Sonatel. Et l’incompressibilité de ces 35% n’est pas le meilleur signal que le pays lance aux investisseurs qui risquent de freiner.

S’il ne tenait qu’au Directeur général de la Sonatel, Me Wade et l’Etat du Sénégal n’iront jamais à la pratique, dans leur dessein d’acquérir 35% du capital de chaque société de téléphonie. Cheikh Tidiane Mbaye estime de prime abord, qu’il est impossible pour l’Etat aujourd’hui de trouver les 8% qui lui manquent pour détenir les 35% dans le capital de la Sonatel. « 8% c’est même impossible à avoir aujourd’hui sur le marché. La sonatel est cotée à la Brvm et elle doit avoir un flottant. Des actions qui peuvent faire l’objet de transaction sur le marché doivent représenter 20% du capital. Et ça veut dire que les actions de France telecom ne peuvent pas faire l’objet de transaction sur le marché, celles de l’Etat ce n’est pas possible ». Et actuellement explique Cheikh Tidiane Mbaye, « l’Etat ne pourrait acheter que 5%. Et 27% plus 5% ça fait 32%. Donc le compte n’est pas bon ». De plus, aucun actionnaire ne voudrait vendre ses parts, ce qui ne peut que vouer à l’échec le projet de Wade : « Ni France Telecom, ni le personnel, ni d’autres actionnaires ne vendraient 8%. Je ne vois pas pourquoi ils le feraient. Donc ce n’est pas réalisable ».

« C’est un signal qui n’est pas le meilleur qui est donné par le pays. Et pour l’Apix ça ne doit pas être une excellente nouvelle »

Et M. Mbaye qui a grandement participé au rayonnement sous-régional de la Sonatel, a étalé ses inquiétudes, par rapport à l’incompressibilité des 35% de l’Etat. Et pour lui, « c’est un signal qui n’est pas le meilleur qui est donné par le pays. Et pour l’Apix ça ne doit pas être une excellente nouvelle » a-t-il lâché. Faisant des leçons au gouvernement qui se taxe d’être libéral, M. Mbaye se demande s’il est « très bon pour un gouvernement libéral de dire qu’on veut avoir une part incompressible, en plus pour des sociétés qui marchent » et si « avoir une part incompressible de 35%, ce n’est pas un message qui peut être contre-productif quand on veut attirer des investisseurs ». Même s’il trouve que ce soit « normal », pour l’Etat de renforcer sa position dans le capital de la Sonatel, Cheikh Tidiane Mbaye trouve que « tous les investisseurs ne veulent pas avoir l’Etat dans leur capital ».
Et pour les autres opérateurs privés expresso Tigo, le Dg de la Sonatel « pense qu’elles n’aiment pas voir l’Etat dans leur capital ».

« Si l’Etat passe de 27 à 35%, les 100 milliards qu’il a sur les bénéfices passeraient à 109 milliards, c’est marginal »

De plus, les ressources que l’Etat tirerait de cette transaction seraient infimes : « L’Etat récolte 200 milliards de Sonatel. Mais il y a 100 milliards qu’il prend sur les bénéfices au titre de l’impôt sur les sociétés, des dividendes, de l’impôt sur les dividendes, de l’Irvm. S’il passe de 27 à 35%, les 100 milliards qu’il a sur les bénéfices passeraient à 109 milliards, c’est marginal à vrai dire » indique le Dg de la Sonatel. C’est pourquoi s’interroge-t-il encore, « pourquoi pour presque rien apeurer le marché, faire freiner les investisseurs. Donc globalement si on nous avait demandé on aurait donné notre point de vue et ça aurait fait réfléchir ».

« Pourquoi pour presque rien apeurer le marché, faire freiner les investisseurs ? »

Quant à la somme globale que l’Etat devrait débourser pour détenir 35% dans chaque société de téléphonie au Sénégal, c’est 300 milliards que le gouvernement devra mettre sur la table, alors qu’il y a des priorités ailleurs : « si l’Etat devait acheter sur le marché les 8% ça lui coûterait 120 milliards, mais dans la réalité 120 milliards c’est impossible. Il devrait payer une prime et ça tournerait autour de 150 milliards rien que pour Sonatel. Pour les autres, c’est 35% qu’il devrait payer. Si je dois évaluer, ça tourne autour de 300 milliards au total pour avoir 35% dans chaque opérateur ». Ce qui lui fait asséner, « je pense que l’Etat a d’autres priorités d’autres préoccupations ».

Youssouf Sané

(Source : Le Populaire, 28 octobre 2011)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2250/2544 Régulation des télécoms
  • 173/2544 Télécentres/Cybercentres
  • 1725/2544 Economie numérique
  • 901/2544 Politique nationale
  • 2499/2544 Fintech
  • 264/2544 Noms de domaine
  • 945/2544 Produits et services
  • 737/2544 Faits divers/Contentieux
  • 369/2544 Nouveau site web
  • 2544/2544 Infrastructures
  • 871/2544 TIC pour l’éducation
  • 96/2544 Recherche
  • 121/2544 Projet
  • 1727/2544 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 932/2544 Sonatel/Orange
  • 808/2544 Licences de télécommunications
  • 143/2544 Sudatel/Expresso
  • 514/2544 Régulation des médias
  • 638/2544 Applications
  • 526/2544 Mouvements sociaux
  • 818/2544 Données personnelles
  • 99/2544 Big Data/Données ouvertes
  • 304/2544 Mouvement consumériste
  • 181/2544 Médias
  • 324/2544 Appels internationaux entrants
  • 856/2544 Formation
  • 49/2544 Logiciel libre
  • 1116/2544 Politiques africaines
  • 513/2544 Fiscalité
  • 87/2544 Art et culture
  • 291/2544 Genre
  • 870/2544 Point de vue
  • 525/2544 Commerce électronique
  • 737/2544 Manifestation
  • 160/2544 Presse en ligne
  • 63/2544 Piratage
  • 103/2544 Téléservices
  • 514/2544 Biométrie/Identité numérique
  • 154/2544 Environnement/Santé
  • 192/2544 Législation/Réglementation
  • 194/2544 Gouvernance
  • 892/2544 Portrait/Entretien
  • 73/2544 Radio
  • 432/2544 TIC pour la santé
  • 140/2544 Propriété intellectuelle
  • 30/2544 Langues/Localisation
  • 557/2544 Médias/Réseaux sociaux
  • 998/2544 Téléphonie
  • 98/2544 Désengagement de l’Etat
  • 533/2544 Internet
  • 57/2544 Collectivités locales
  • 206/2544 Dédouanement électronique
  • 611/2544 Usages et comportements
  • 532/2544 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 275/2544 Audiovisuel
  • 1625/2544 Transformation digitale
  • 196/2544 Affaire Global Voice
  • 79/2544 Géomatique/Géolocalisation
  • 173/2544 Service universel
  • 332/2544 Sentel/Tigo
  • 90/2544 Vie politique
  • 780/2544 Distinction/Nomination
  • 17/2544 Handicapés
  • 358/2544 Enseignement à distance
  • 351/2544 Contenus numériques
  • 294/2544 Gestion de l’ARTP
  • 90/2544 Radios communautaires
  • 940/2544 Qualité de service
  • 251/2544 Privatisation/Libéralisation
  • 67/2544 SMSI
  • 236/2544 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1371/2544 Innovation/Entreprenariat
  • 674/2544 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2544 Internet des objets
  • 85/2544 Free Sénégal
  • 397/2544 Intelligence artificielle
  • 97/2544 Editorial
  • 5/2544 Gaming/Jeux vidéos
  • 12/2544 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous