OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2016 > Juillet 2016 > Cheikh Bakhoum, Directeur général de l’ADIE : « notre ambition : mettre 2500 (…)

Cheikh Bakhoum, Directeur général de l’ADIE : « notre ambition : mettre 2500 km de fibre optique sur la dorsale cette année »

lundi 11 juillet 2016

Infrastructures

L’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) s’est inscrite dans un vaste programme de modernisation de l’Administration pour rendre son action plus efficiente et adaptée aux exigences d’un monde en constante évolution. Ses nombreuses initiatives comme les projets Large bande Sénégal, l’archivage numérique, la solidarité numérique, la dématérialisation du courrier, l’intranet administratif… témoignent de cette volonté. Cheikh Bakhoum, le directeur général de l’Adie, revient, dans cet entretien, sur ces différents projets et réalisations.

L’Adie vient de remettre des équipements informatiques à des collectivités locales et sous-préfectures de la région de Dakar. Qu’est-ce qui se justifie cette démarche ?

Cela s’inscrit dans le cadre du projet de la télé-demande d’autorisation de construire. C’est un important projet de l’Etat du Sénégal parce qu’ayant un rôle déterminant dans la notation du Doing business. Il était aussi devenu nécessaire, suite à l’Acte 3 de la décentralisation qui confère aux anciennes communes d’arrondissement la prérogative de délivrer le permis de construire, d’adapter la plate-forme avec ce nouveau dispositif institutionnel mis en place. C’est pour cette raison que nous avons regroupé 52 communes et 10 sous-préfectures de la région de Dakar pour échanger avec elles. L’organisation d’ateliers de mise à niveau, de partage, répond à un souci d’harmonisation pour que cette plate-forme soit l’unique instrument de délivrance du permis de construire comme le prévoit notre dispositif institutionnel. Il est, par conséquent, important de les outiller en équipements informatiques. L’Adie s’y est employée pour une meilleure utilisation de la plate-forme. Nous comptons intégrer toutes ces structures dans l’intranet administratif, les accompagner dans le câblage de leurs bâtiments, dans la formation des agents appelés à utiliser la plate-forme. Un service support sera de manière permanente mis à leur disposition pour que la question de la délivrance du permis de construire ne soit plus un supplice pour les usagers de l’administration.

Quelles sont les dispositions prises pour en assurer le suivi ?

Un comité a été mis en place avec le ministère de l’Urbanisme qui a en charge le suivi. L’objectif est de veiller sur toutes les structures délivrant le permis de construire afin qu’elles soient en conformité avec les nouvelles exigences de délais auxquelles ces outils les astreignent. Si les dossiers sont en souffrance dans certains services, que ce soit au niveau de l’Etat central qui les instruit, dans les collectivités locales ou dans les sous-préfectures, le comité alerte les autorités pour un respect, à tous les niveaux, des délais requis. Ce comité se chargera de faire toute l’évaluation du dispositif susceptible de rendre notre pays plus attractif. Le permis de construire est à la fois essentiel pour les citoyens et les investisseurs qui veulent créer de la richesse, de l’emploi.

Où en êtes-vous avec le Point d’échange internet ?

Nous avons déjà créé l’association qui est composée de tous les acteurs disposant d’un réseau au Sénégal. L’équipe technique est en train de mettre en œuvre toutes les activités prévues dans le cadre de la mise en place du Point d’échange internet. Aujourd’hui, avec le Conseil d’administration, les acteurs sont engagés pour la réalisation de tous les objectifs, cette année.

Qu’en est-il de la Solidarité numérique ?

La Cellule de solidarité numérique, une composante de l’Adie, est en train de développer plusieurs programmes. La mise en place de salles multimédias constitue son objectif majeur. Et depuis le début de l’année, nous avons construit et mis en place près de 18 salles multimédias dans tout le pays et nous en construisons 18 autres. Et avant la fin de cette année 2017, nous aurons au moins 50 salles multimédias qui seront non seulement dans les écoles, mais aussi dans des espaces communautaires. La Solidarité numérique, c’est un volet sur lequel nous comptons accentuer notre action. Nous voulons aussi mettre dans certains lieux, où il y a une forte concentration de population, des espaces wifi pour permettre à nos concitoyens de bénéficier de la connectivité internet.

Quel est l’état d’avancement du projet Large bande Sénégal ?

Le projet suit son cours. Nous avons entamé cinq sections à travers le pays. Notre ambition est de mettre, d’ici à la fin de l’année, 2500 km de fibre optique sur la dorsale et construire le nouveau data center prévu à Diamniadio. Nous espérons que le pôle urbain de Diamniadio nous octroiera l’espace nécessaire pour pouvoir commencer la construction du nouveau data center de type tiers 3.

La question de l’archivage numérique se pose de plus en plus comme une nécessité. Qu’est-ce qui est fait dans ce sens ?

Le président de la République en a fait une priorité. Et nous sommes en train de travailler avec le secrétaire général du gouvernement à travers la Direction des archives nationales sur un projet qui permettra d’archiver numériquement les archives du Sénégal. Nous comptons mener ce projet cette année, en nous inscrivant dans une démarche de numérisation systématique de nos archives.

L’Adie, en tant que structure de l’Etat, contribue-t-elle à la politique de l’emploi ?

A la lumière des emplois générés, on peut largement dire que l’Adie s’est inscrite dans la dynamique impulsée par le président de la République. Aujourd’hui, dans le cadre de nos différents projets, il y a au moins une cinquantaine d’emplois directs qui ont été créés au sein de l’agence. Plus de 2.000 personnes travaillent dans le projet Large bande. Plusieurs entreprises nationales y mènent leurs activités.

Qu’est-ce que l’Adie a concrètement apporté dans l’entretien et la modernisation de l’infrastructure informatique de l’Etat ?
Aujourd’hui, nous avons près d’un millier de bâtiments qui sont connectés à l’Intranet administratif. Ce qui permet d’économiser des milliards de FCfa qui étaient utilisés pour payer des factures d’Internet, de téléphonie. L’Adie a pu interconnecter beaucoup de sites. L’année dernière et celle-là en cours, nous avons intégré quasiment tous les ministères avec le déplacement du Bulding administratif ainsi que beaucoup d’agences et de sociétés nationales. C’est un processus qui, à terme, permettra à l’Etat d’avoir une bonne connectivité. Et nous comptons travailler avec toutes les administrations pour permettre à l’Etat d’avoir une bonne inter-connectivité et un échange de contenus entre ces différentes structures. Nous avons de la téléphonie sur Ip dans les différentes gouvernances du pays où on n’a plus besoin de se déplacer pour faire des communications. La dématérialisation du courrier, la mise en place du plan de travail annuel, un logiciel qui permet de suivre les programmes des ministères et des autres services de l’Etat, sont autant de réalisations concrètes et importantes. Ce lot d’applications et de services déployés dans cet Intranet administratif permet à notre Administration de se moderniser davantage et surtout de faire des économies d’échelle pour être en mesure d’investir dans des secteurs prioritaires.

Alassane Aliou Mbaye

(Source : Le Soleil, 11 juillet 2016)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 3338/3597 Régulation des télécoms
  • 240/3597 Télécentres/Cybercentres
  • 2556/3597 Economie numérique
  • 1324/3597 Politique nationale
  • 3597/3597 Fintech
  • 392/3597 Noms de domaine
  • 1402/3597 Produits et services
  • 1063/3597 Faits divers/Contentieux
  • 522/3597 Nouveau site web
  • 3596/3597 Infrastructures
  • 1256/3597 TIC pour l’éducation
  • 138/3597 Recherche
  • 168/3597 Projet
  • 2744/3597 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1317/3597 Sonatel/Orange
  • 1170/3597 Licences de télécommunications
  • 199/3597 Sudatel/Expresso
  • 800/3597 Régulation des médias
  • 889/3597 Applications
  • 758/3597 Mouvements sociaux
  • 1154/3597 Données personnelles
  • 230/3597 Big Data/Données ouvertes
  • 408/3597 Mouvement consumériste
  • 244/3597 Médias
  • 478/3597 Appels internationaux entrants
  • 1277/3597 Formation
  • 70/3597 Logiciel libre
  • 1548/3597 Politiques africaines
  • 750/3597 Fiscalité
  • 115/3597 Art et culture
  • 404/3597 Genre
  • 1289/3597 Point de vue
  • 779/3597 Commerce électronique
  • 1061/3597 Manifestation
  • 224/3597 Presse en ligne
  • 90/3597 Piratage
  • 149/3597 Téléservices
  • 802/3597 Biométrie/Identité numérique
  • 212/3597 Environnement/Santé
  • 242/3597 Législation/Réglementation
  • 321/3597 Gouvernance
  • 1266/3597 Portrait/Entretien
  • 105/3597 Radio
  • 653/3597 TIC pour la santé
  • 202/3597 Propriété intellectuelle
  • 43/3597 Langues/Localisation
  • 759/3597 Médias/Réseaux sociaux
  • 1464/3597 Téléphonie
  • 137/3597 Désengagement de l’Etat
  • 834/3597 Internet
  • 77/3597 Collectivités locales
  • 309/3597 Dédouanement électronique
  • 972/3597 Usages et comportements
  • 763/3597 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 402/3597 Audiovisuel
  • 2356/3597 Transformation digitale
  • 289/3597 Affaire Global Voice
  • 115/3597 Géomatique/Géolocalisation
  • 286/3597 Service universel
  • 448/3597 Sentel/Tigo
  • 124/3597 Vie politique
  • 1128/3597 Distinction/Nomination
  • 24/3597 Handicapés
  • 505/3597 Enseignement à distance
  • 549/3597 Contenus numériques
  • 407/3597 Gestion de l’ARTP
  • 130/3597 Radios communautaires
  • 1396/3597 Qualité de service
  • 433/3597 Privatisation/Libéralisation
  • 99/3597 SMSI
  • 344/3597 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2037/3597 Innovation/Entreprenariat
  • 960/3597 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 28/3597 Internet des objets
  • 120/3597 Free Sénégal
  • 728/3597 Intelligence artificielle
  • 148/3597 Editorial
  • 15/3597 Gaming/Jeux vidéos
  • 16/3597 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous