OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2004 > Juillet > Ce qui se trame contre les travailleurs usagers des Ntic

Ce qui se trame contre les travailleurs usagers des Ntic

lundi 12 juillet 2004

Mouvements sociaux

Au dernier Conseil consultatif national et de la sécurité sociale qui s’est déroulé le 18 mai 2004, à la salle du ministère de la Fonction publique, du travail, de l’emploi et des organisations professionnelles, il a été question d’examiner les projets suivants : l’arrêté fixant les modalités d’aménagement du temps du travail dans les entreprises de téléservices et celles évoluant dans le secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication (Ntic). Il y a eu aussi celui fixant les modalités d’application de la semaine de quarante heures dans les entreprises de téléservices et celles évoluant dans le secteur des Ntic.

En ma qualité de syndicaliste, et ayant exercé dans le domaine invoqué pendant plusieurs années déjà, le constat qui s’impose est que 55 années se sont passées depuis que les premiers systèmes à écran de visualisation, ou ordinateurs, sont manifestés dans les unités économiques de production. Aujourd’hui, ces ordinateurs ont fini de modifier l’environnement, les moyens et les conditions de travail de milliers d’êtres humains, non seulement dans les téléservices mais dans les rédactions de la presse et les imprimeries, également. Dès les premiers moments, les précurseurs se sont alarmés des dangers et des risques que le travail sur écran représenterait pour les opérateurs. De ce point de vue, ils ont mené des études qui ont abouti à des recommandations (exigences ergonomiques, aménagement des tâches, rôle des services de la médecine du travail, etc.). Ils ont surtout élaboré des dispositions législatives, réglementaires et conventionnelles sur le sujet. Or, la manière par laquelle (en catimini), le ministère du Travail est en train de mener le taureau par les cornes, me semble inapproprié, inacceptable et inadmissible. Est-ce parce que nous sommes dans un système libéral, avec un gouvernement libéral ? A mon humble avis, le monde du travail ne peut être destiné à l’autel du sacrifice.

Ce qui se trame en coulisse, avec la complicité d’anciens inspecteurs et contrôleurs du travail (devenus des consultants) à la solde du patronat, est contraire aux fondements inscrits dans la Constitution sénégalaise. Malgré la reconnaissance de leur expérience et leur expertise avérées, ces marchands ambulants jouent à vider les textes de base de leur contenu essentiel. Sont-ils tout simplement guidés par l’appât du gain facile, et pour le plaisir d’un patronat qui tire ses moyens de la valeur ajoutée produite par les salariés ? Ne faut-il pas une exigence de la démocratie, le renforcement d’un véritable dialogue social, voire l’application stricte dans le contrôle et la prévention des risques des maladies professionnelles ? A ce jeu, le patronat, dans sa folle course au profit, se trompe de productivité, créant trop d’exclus, un social fragmenté dont la société est incapable de prendre en charge les nombreuses victimes. Ces patrons, alors, profanes dans le domaine qu’ils se sont choisis, recrutent des mercenaires-juristes en droit du travail pour les représenter, afin d’orienter à leur guise des arrêtés, conventions, codes, etc. Que n’ont-ils pas fait hier, dans la brochure Les délégués du personnel, affirmant le délai de recours auprès du ministre à un mois. A cet effet, ils ont sacrifié par leur conseil, des milliers de travailleurs.

Tel est le cas, en ce qui concerne les projets sur les Ntic. Le plus extraordinaire c’est que ni les producteurs des textes ni les médecins du travail ne sont conviés. Comment dans un contexte pareil, les conseillers du ministre, anciens élèves des représentants du patronat et/ou anciens collaborateurs se comportent-ils ? Le monde du travail ne risque-t-il pas de faire face à une solidarité de corps, d’entendre un seul son de cloche ? Or, les normes du travail dans le cadre des Ntic sont d’abord une exigence fondamentale. Et au travers des documents présentés ne figurent aucunement les dispositions sur les mesures préventives, le poids maximum des charges du travail, les temps de pause, les normes fondamentales de radioprotection, les examens avant l’affectation au travail, le microclimat et le milieu du travail, la variation des tâches de manière à minimiser les astreintes physiologiques et psychologiques imposées aux opérateurs, etc. Partant de ces remarques et considérations, le monde du travail se retrouverait-il dans de tels documents qui ne prendraient pas en compte ses préoccupations propres et ses besoins ? Ces arrêtés doivent surtout veiller à la santé et à la sécurité du personnel appelé à travailler sur écran de visualisation. C’est pourquoi j’attire l’attention du ministre sur la délicatesse et l’importance des enjeux que revêtent les dispositions sur les Ntic au Sénégal. En même temps, je recommande aux centrales syndicales réunies en Intersyndicale de provoquer une réunion de concertation, d’interpeller le ministère du travail et enfin de saisir le conseil d’Etat pour arbitrage sur la question.

Ibrahima Khalil Mendy secrétaire chargé de l’administration du Syntips-Cnts

(Source : Wal Fadjri 12 juillet 2004)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6578/7507 Régulation des télécoms
  • 529/7507 Télécentres/Cybercentres
  • 5581/7507 Economie numérique
  • 2789/7507 Politique nationale
  • 7294/7507 Fintech
  • 785/7507 Noms de domaine
  • 2841/7507 Produits et services
  • 2250/7507 Faits divers/Contentieux
  • 1125/7507 Nouveau site web
  • 7507/7507 Infrastructures
  • 2614/7507 TIC pour l’éducation
  • 285/7507 Recherche
  • 365/7507 Projet
  • 4884/7507 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2671/7507 Sonatel/Orange
  • 2394/7507 Licences de télécommunications
  • 418/7507 Sudatel/Expresso
  • 2161/7507 Régulation des médias
  • 1895/7507 Applications
  • 1685/7507 Mouvements sociaux
  • 2558/7507 Données personnelles
  • 196/7507 Big Data/Données ouvertes
  • 905/7507 Mouvement consumériste
  • 550/7507 Médias
  • 987/7507 Appels internationaux entrants
  • 2598/7507 Formation
  • 145/7507 Logiciel libre
  • 3003/7507 Politiques africaines
  • 1830/7507 Fiscalité
  • 255/7507 Art et culture
  • 876/7507 Genre
  • 2470/7507 Point de vue
  • 1495/7507 Commerce électronique
  • 2332/7507 Manifestation
  • 529/7507 Presse en ligne
  • 186/7507 Piratage
  • 311/7507 Téléservices
  • 1457/7507 Biométrie/Identité numérique
  • 459/7507 Environnement/Santé
  • 554/7507 Législation/Réglementation
  • 638/7507 Gouvernance
  • 2605/7507 Portrait/Entretien
  • 220/7507 Radio
  • 1089/7507 TIC pour la santé
  • 407/7507 Propriété intellectuelle
  • 87/7507 Langues/Localisation
  • 1632/7507 Médias/Réseaux sociaux
  • 2872/7507 Téléphonie
  • 292/7507 Désengagement de l’Etat
  • 1526/7507 Internet
  • 172/7507 Collectivités locales
  • 653/7507 Dédouanement électronique
  • 1701/7507 Usages et comportements
  • 1553/7507 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 846/7507 Audiovisuel
  • 4767/7507 Transformation digitale
  • 590/7507 Affaire Global Voice
  • 296/7507 Géomatique/Géolocalisation
  • 474/7507 Service universel
  • 1008/7507 Sentel/Tigo
  • 265/7507 Vie politique
  • 2300/7507 Distinction/Nomination
  • 51/7507 Handicapés
  • 1037/7507 Enseignement à distance
  • 1026/7507 Contenus numériques
  • 893/7507 Gestion de l’ARTP
  • 272/7507 Radios communautaires
  • 2779/7507 Qualité de service
  • 712/7507 Privatisation/Libéralisation
  • 205/7507 SMSI
  • 693/7507 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4019/7507 Innovation/Entreprenariat
  • 2066/7507 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 69/7507 Internet des objets
  • 256/7507 Free Sénégal
  • 833/7507 Intelligence artificielle
  • 302/7507 Editorial
  • 40/7507 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous