OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2019 > Décembre 2019 > Blanchiment de capitaux, association de malfaiteurs, complicité d’accès dans (…)

Blanchiment de capitaux, association de malfaiteurs, complicité d’accès dans un système informatique… : Cheikh Mbacké Niang et sa copine détournent 10 millions au Pamecas

lundi 30 décembre 2019

Faits divers/Contentieux

Jeanne I. Kabou, Cheikh Mbacké Niang et Aliou Badara Sène risquent gros. Ils comparaissaient devant la barre du Tribunal correctionnel de Dakar pour répondre des chefs de blanchiment de capitaux, association de malfaiteurs, complicité d’accès dans un système informatique en vue d’obtenir sans droit un bénéfice économique, escroquerie, fabrication de données numérisées par l’introduction et l’effacement ou la suppression de données. Ils risquent des peines allant de 2 à 3 ans de prison ferme. Le jugement sera rendu le 15 janvier prochain.

Malgré les systèmes de sécurité mis en place, les banques ne sont pas à l’abri des arnaqueurs. Le Pamecas a été floué par Cheikh Mbacké Niang, sa petite amie Jeanne Israël Kabou et Aliou Badara Sène. Ces derniers, de concert avec des partenaires invisibles qui résident au Bénin et en Côte d’Ivoire, ont soutiré la somme de 10 millions de francs à la société. Les faits se sont produits il y a 2 ans.

Pour arriver à leur fin, leurs complices béninois et ivoiriens ont demandé à Cheikh Bamba Niang de leur trouver des comptes au Pamecas afin d’y faire des virements fictifs. C’est ainsi que M. Niang a contacté sa copine pour lui demander de lui trouver un compte Pamecas. Jeanne I. Kabou n’a pas eu de la peine pour en trouver. Elle est allée voir une de ses cousines qui en dispose au Pamecas. Elle lui a fait croire qu’elle a une copine qui réside en France et qui doit lui remettre de l’argent. Et sans arrière-pensée, elle lui a remis le numéro qu’elle a vite communiqué à son petit ami Cheikh Mbacké Niang. A son tour, il l’a transféré à ses collaborateurs. C’est dans ces circonstances qu’ils ont pu détourner la somme de 10 millions de francs à l’institution de microcrédit. Mais comme un crime n’est jamais parfait, les collaborateurs béninois et ivoiriens avaient émis le souhait de disposer de l’adresse Ip du Pamecas. Jeanne Kabou s’est adressée à nouveau à sa cousine, mais cette dernière qui n’est pas née de la dernière pluie a vite compris qu’il y a anguille sous roche. C’est ainsi qu’elle s’en est ouverte à la police qui a procédé à l’arrestation de Jeanne Kabou et ses complices Cheikh Mbacké Niang et Aliou Badara Sène. Poursuivis pour « blanchiment de capitaux, association de malfaiteurs, maintien frauduleux dans un système informatique en vue d’obtenir sans droit un bénéfice économique, escroquerie, complicité, fabrication de données numérisées par l’introduction et suppression de données », les prévenus ont nié les faits.

Dans sa relations des faits, Jeanne Israël Kabou a d’emblée précisé que c’est Cheikh Mbacké Ndiaye qui lui a demandé un compte au Pamecas et elle a sollicité sa cousine. « Mais je ne savais pas que l’origine de cet argent est illicite », dit-elle avant de reconnaître « avoir reçu des mains de mon petit ami la somme de 140 mille francs dans un premier temps et celle de 75 mille francs pour ma cousine ». Alors que Cheikh Mbacké Niang avoue que « c’est l’un de mes amis qui voulait que je sois leur partenaire au Sénégal ». Une proposition qu’il a acceptée sans chercher à comprendre les dessous de cette collaboration.

Par la suite, l’un de ses amis l’a mis en rapport avec Jeanne I. Kabou à qui il a fait croire qu’il doit recevoir un don et qu’on lui a demandé un compte Pamecas. « Et comme mon ami Aliou Badara Sène avait des difficultés financières, je lui ai proposé d’intégrer ce partenariat. C’est en ce sens qu’on est parti ensemble récupérer 2,5 millions F Cfa pour la première fois. On m’avait donné l’ordre de verser 270 mille à la cousine de Jeanne, à elle 140 mille et que je prenne aussi 140 mille francs. Le second chèque, c‘est Mbow qui l’a retiré et c’est un montant de 1,7 million F. Lorsque mes collaborateurs du Bénin et de la Côte d’Ivoire ont parlé de l’Ip du Pamecas, j’ai commencé à avoir des doutes sur la provenance de cet argent », a-t-il expliqué sans convaincre le Tribunal. Pour sa défense, Alioune Badara Sène dira qu’il a reçu 2,1 millions F, mais il n’a versé que 1,01 million F Cfa. Selon Me Moussa Konaté, avocat de la partie civile, les prévenus ont apporté leur aide en connaissance de cause. « Ils ont agi en procurant différents comptes bancaires aux malfrats qui résident dans d’autres pays », dit-il en précisant que Jeanne Kabou a menti à « sa cousine pour avoir le numéro de son compte ». Il a réclamé 15 millions de francs en guise de dommages et intérêts. Le Parquet, qui est du même avis que la partie plaignante, parle d’une entreprise qui a été mise en place pour escroquer des gens. Estimant que les faits sont graves, il a requis 2 ans ferme contre Jeanne I. Kabou et Aliou Badara Sène avant de demander 3 ans de prison ferme contre Cheikh Niang qu’il qualifie de cerveau de cette affaire. Ce n’est pas l’avis de la défense qui a plaidé la relaxe au bénéfice du doute. La décision sera rendue le 15 janvier prochain.

Justin Gomis

(Soure : Le Quotidien, 30 décembre 2019)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4712/5683 Régulation des télécoms
  • 350/5683 Télécentres/Cybercentres
  • 3461/5683 Economie numérique
  • 1848/5683 Politique nationale
  • 5683/5683 Fintech
  • 516/5683 Noms de domaine
  • 1959/5683 Produits et services
  • 1467/5683 Faits divers/Contentieux
  • 745/5683 Nouveau site web
  • 5091/5683 Infrastructures
  • 1932/5683 TIC pour l’éducation
  • 190/5683 Recherche
  • 246/5683 Projet
  • 3924/5683 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1960/5683 Sonatel/Orange
  • 1603/5683 Licences de télécommunications
  • 276/5683 Sudatel/Expresso
  • 1013/5683 Régulation des médias
  • 1288/5683 Applications
  • 1061/5683 Mouvements sociaux
  • 1686/5683 Données personnelles
  • 128/5683 Big Data/Données ouvertes
  • 598/5683 Mouvement consumériste
  • 365/5683 Médias
  • 654/5683 Appels internationaux entrants
  • 1864/5683 Formation
  • 94/5683 Logiciel libre
  • 2151/5683 Politiques africaines
  • 1177/5683 Fiscalité
  • 167/5683 Art et culture
  • 588/5683 Genre
  • 1788/5683 Point de vue
  • 1273/5683 Commerce électronique
  • 1560/5683 Manifestation
  • 322/5683 Presse en ligne
  • 126/5683 Piratage
  • 204/5683 Téléservices
  • 923/5683 Biométrie/Identité numérique
  • 307/5683 Environnement/Santé
  • 344/5683 Législation/Réglementation
  • 355/5683 Gouvernance
  • 1787/5683 Portrait/Entretien
  • 147/5683 Radio
  • 739/5683 TIC pour la santé
  • 282/5683 Propriété intellectuelle
  • 59/5683 Langues/Localisation
  • 1078/5683 Médias/Réseaux sociaux
  • 2471/5683 Téléphonie
  • 191/5683 Désengagement de l’Etat
  • 1034/5683 Internet
  • 115/5683 Collectivités locales
  • 420/5683 Dédouanement électronique
  • 1161/5683 Usages et comportements
  • 1040/5683 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 560/5683 Audiovisuel
  • 3365/5683 Transformation digitale
  • 388/5683 Affaire Global Voice
  • 159/5683 Géomatique/Géolocalisation
  • 388/5683 Service universel
  • 668/5683 Sentel/Tigo
  • 175/5683 Vie politique
  • 1549/5683 Distinction/Nomination
  • 36/5683 Handicapés
  • 753/5683 Enseignement à distance
  • 690/5683 Contenus numériques
  • 590/5683 Gestion de l’ARTP
  • 180/5683 Radios communautaires
  • 1913/5683 Qualité de service
  • 442/5683 Privatisation/Libéralisation
  • 134/5683 SMSI
  • 477/5683 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2869/5683 Innovation/Entreprenariat
  • 1368/5683 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5683 Internet des objets
  • 175/5683 Free Sénégal
  • 598/5683 Intelligence artificielle
  • 207/5683 Editorial
  • 4/5683 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5683 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous