OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2005 > Juillet > Bibliothèque numérique : L’Europe se ligue contre Google

Bibliothèque numérique : L’Europe se ligue contre Google

jeudi 7 juillet 2005

Contenus numériques

L’Europe est-elle condamnée à réagir continuellement contre des initiatives américaines pour établir un certain équilibre entre les deux entités ? Quand les Etats-Unis ont Boeing, elle crée Airbus. Quand l’Amérique a le GPS (système de positionnement par satellite), elle développe le sien, Galileo, qui devrait être opérationnel dans deux ou trois ans. Et quand les Américains ont CNN, la chaîne télévisuelle d’informations en continu, la France décide de lancer prochainement une télévision en français sur le même concept...

C’est maintenant la numérisation des bibliothèques, annoncée en décembre 2004 par Google, leader des moteurs de recherche sur Internet, qui inquiète l’Union européenne. Google a, en effet, commencé de mettre en place, depuis quelques mois, une bibliothèque interactive. D’ici à 2015, le géant des moteurs de recherche entend dépenser entre 150 et 200 millions de dollars (environ l’équivalent de 76 milliards de FCFA) pour numériser des livres appartenant à quelques-unes des plus grandes bibliothèques anglo-saxonnes ; il s’agit de quatre bibliothèques américaines (Bibliothèque de New York, bibliothèques des universités du Michigan, de Stanford et de Harvard) et d’une bibliothèque britannique (Oxford). Au total, c’est 15 millions de livres, représentant 4,5 milliards de pages imprimées qui seront disponibles gratuitement sur le Net, étant entendu qu’il ne s’agit que d’ouvrages tombés dans le domaine public et donc non soumis aux règles du droit d’auteur.

C’est la France qui a pris l’initiative de sonner l’alarme, regroupant derrière elle cinq autres pays (Pologne, Allemagne, Italie, Espagne et Hongrie) pour demander, le 28 avril dernier, aux autorités de l’Union européenne de mettre en place une bibliothèque numérique européenne. Auparavant, dix-neuf bibliothèques nationales européenes, sous le leadership du président de la Biblothèque nationale de France, avaient appelé à des actions communautaires pour faire contre-poids au projet américain, lequel, d’ailleurs, il faut le souligner, émane d’une entreprise privée et non de l’Etat fédéral. L’UE vient de donner son feu vert. Le plus extraordinaire dans cette affaire, ce sont les termes guerriers utilisés par les Européens pour justifier l’initiative (louable par ailleurs) : « l’Europe ne doit pas se soumettre devant la virulence de l’attaque des autres », a-t-on entendu de la part d’un officiel de l’UE ; « les autres » étant, bien entendu, les Etats-Unis - ou Google.

Il est vrai que la culture et l’information sont devenues un enjeu d’une importance capitale dans la société de l’information, mais de là à hausser le ton parce qu’une entreprise privée (et non le gouvernement américain) met en œuvre, de façon tout à fait légale, une idée intéressante, il y a quand même un pas qu’il nous paraît bien inutile de franchir. Pour la petite histoire, il y a vingt-cinq ans, en 1980, avant la vulgarisation de l’Internet, Senghor avait compris l’importance de la numérisation des données : dans un texte passé plus ou moins inaperçu, il militait pour la création d’une « base de données culturelles, techniques et économiques au service du développement des pays africains et de leur coopération ». C’est peut-être aussi, pour l’Afrique, le moment de revisiter et d’approfondir cette idée [1], à l’heure de la préparation du troisième festival des arts nègres.

Cela dit, il faudra beaucoup d’efforts de la part des Européens, dont le budget culturel ne représente que 0,12% du budget de l’UE, pour réussir leur entreprise de numérisation de leur fonds livresque. Réagissant à la décision de l’UE, et, sans doute, au fait de la bureaucratie à Bruxelles, un internaute écrit que « Google aura fini sa version européenne de sa bibliothèque virtuelle bien avant que les différents mammouths bureaucratiques européens ne se soient mis d’accord sur les modalités de financement du projet et la répartition des responsabilités entre les différents pays membres. C’est la différence entre le lièvre et la tortue, sauf qu’en plus le lièvre est parti en avance ». On sait en tout cas, en ce qui concerne le projet de Google, que les premiers titres seront disponibles avant la fin de la présente année ou au début de 2006.

Correspondance d’ALAIN JUST COLY
aljust@aljust.net

(Source : Le Soleil, 7 juillet 2005)


[1] « Projet d’une base de données pour la communauté organique africaine ». Lire des extraits de ce texte dans le site d’Osiris (http://www.osiris.sn/). Référence directe : http://www.osiris.sn/article13.html

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4345/5089 Régulation des télécoms
  • 356/5089 Télécentres/Cybercentres
  • 3561/5089 Economie numérique
  • 1767/5089 Politique nationale
  • 5083/5089 Fintech
  • 526/5089 Noms de domaine
  • 2276/5089 Produits et services
  • 1529/5089 Faits divers/Contentieux
  • 740/5089 Nouveau site web
  • 5089/5089 Infrastructures
  • 1741/5089 TIC pour l’éducation
  • 196/5089 Recherche
  • 251/5089 Projet
  • 3551/5089 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1884/5089 Sonatel/Orange
  • 1632/5089 Licences de télécommunications
  • 281/5089 Sudatel/Expresso
  • 1379/5089 Régulation des médias
  • 1315/5089 Applications
  • 1074/5089 Mouvements sociaux
  • 1709/5089 Données personnelles
  • 130/5089 Big Data/Données ouvertes
  • 615/5089 Mouvement consumériste
  • 370/5089 Médias
  • 654/5089 Appels internationaux entrants
  • 1667/5089 Formation
  • 97/5089 Logiciel libre
  • 2212/5089 Politiques africaines
  • 992/5089 Fiscalité
  • 167/5089 Art et culture
  • 591/5089 Genre
  • 1756/5089 Point de vue
  • 1037/5089 Commerce électronique
  • 1495/5089 Manifestation
  • 328/5089 Presse en ligne
  • 126/5089 Piratage
  • 211/5089 Téléservices
  • 926/5089 Biométrie/Identité numérique
  • 319/5089 Environnement/Santé
  • 383/5089 Législation/Réglementation
  • 355/5089 Gouvernance
  • 1797/5089 Portrait/Entretien
  • 154/5089 Radio
  • 782/5089 TIC pour la santé
  • 285/5089 Propriété intellectuelle
  • 61/5089 Langues/Localisation
  • 1279/5089 Médias/Réseaux sociaux
  • 2036/5089 Téléphonie
  • 198/5089 Désengagement de l’Etat
  • 1029/5089 Internet
  • 118/5089 Collectivités locales
  • 432/5089 Dédouanement électronique
  • 1164/5089 Usages et comportements
  • 1047/5089 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 559/5089 Audiovisuel
  • 3362/5089 Transformation digitale
  • 392/5089 Affaire Global Voice
  • 197/5089 Géomatique/Géolocalisation
  • 323/5089 Service universel
  • 691/5089 Sentel/Tigo
  • 181/5089 Vie politique
  • 1557/5089 Distinction/Nomination
  • 38/5089 Handicapés
  • 717/5089 Enseignement à distance
  • 771/5089 Contenus numériques
  • 611/5089 Gestion de l’ARTP
  • 180/5089 Radios communautaires
  • 1849/5089 Qualité de service
  • 444/5089 Privatisation/Libéralisation
  • 138/5089 SMSI
  • 541/5089 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2721/5089 Innovation/Entreprenariat
  • 1405/5089 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5089 Internet des objets
  • 172/5089 Free Sénégal
  • 712/5089 Intelligence artificielle
  • 207/5089 Editorial
  • 2/5089 Gaming/Jeux vidéos
  • 27/5089 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous