OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2024 > Mars 2024 > Beaugas ORAIN DJOYUM au sujet des coupures de l’Internet : ” On peut évaluer (…)

Beaugas ORAIN DJOYUM au sujet des coupures de l’Internet : ” On peut évaluer les pertes au Cameroun à environ 500 millions de francs CFA par jour”

lundi 18 mars 2024

Portrait/Entretien

Depuis le 14 mars 2024, plusieurs pays africains desservis en connexion Internet par les câbles sous-marins à fibre optique WACS, MainOne, SAT3 et ACE sont sevrés de la connexion Internet.

D’autres pays disposant de câbles sous-marins à fibre optique supplémentaires rencontrent des perturbations avec une lenteur de la connexion Internet. C’est le cas du Cameroun qui dispose en plus du SAIL (South Atlantic Inter Link), câble sous-marin à fibre optique long de 6 000 Km reliant le Brésil au Cameroun.

De nombreux opérateurs télécoms, par ailleurs FAI, ont pris des mesures pour limiter la casse et fournissent un service minimal à leurs abonnés. Beaugas ORAIN DJOYUM, DG du cabinet de veille stratégique, d’e-Réputation, de Personal branding et de Nation branding ICT Media STRATEGIES, évalue les conséquences de ces coupures et perturbations de l’Internet au Cameroun et rappelle la place incontournable qu’occupe Internet aujourd’hui dans vie et l’évolution des organisations, institutions, PME, entreprises et particuliers.

Quelle est la place d’Internet dans le monde aujourd’hui ?

Beaugas ORAIN DJOYUM : Pour de nombreuses institutions, organisations et personnes Internet est devenu ce qu’est l’air pour chaque être vivant. Nécessaire, indispensable, bénéfique et vital. Nous vivons une ère digitale où le monde est définitivement devenu un village planétaire. Les affaires se font en ligne ; les contrats et partenariats se font en ligne ; les ventes se font en ligne. Tout ce qui entraîne la multiplication et la diversification des moyens de communication en ligne.

Qu’importe votre activité, si vous travaillez aujourd’hui, en 2024, dans l’ère du tout numérique, sans faire usage de l’Internet ou de ses ressources, cela veut dire que vous devez questionner votre démarche et remettre en cause vos méthodes de travail.

⁠Ces dernières 48 heures, le Cameroun fait face à des perturbations de connexion internet. Comment ces perturbations impactent-elles certaines activités économiques ?

Beaugas ORAIN DJOYUM : L’impact, bien que nous n’ayons pas des outils pour le mesurer en temps réel, est considérable. Et ceci à tous les niveaux. Il y a des PME et entreprises qui font leur chiffre d’affaires exclusivement avec ou sur Internet. Pareil pour de nombreux commerçants et particuliers qui utilisent Internet pour faire la promotion et la vente de leurs produits et services.
Notre cabinet ICT Media STRATEGIES par exemple est spécialisé dans la veille stratégique, l’e-réputation et la régie publicitaire web. Sans Internet, nous sommes sans ressources. Sans Internet, pas de travail. Donc, pas d’argent.
En clair, sans Internet, des PME comme les nôtres vont fermer boutique ou réorienter complètement leurs activités. Depuis hier par exemple, il nous est impossible de proposer à nos clients et aux organisateurs d’événements nos services de live streaming professionnel sur Facebook, X et YouTube. Parce qu’avec l’incident qui a affecté les câbles sous-marins à fibre optique desservant le Cameroun, nous avons une connexion internet hyper lente ayant un débit montant d’à peine 1 Mbps. Impossible de tenter de faire un live streaming Professionnel avec ce débit. Et si par hasard vous réussissez à avoir une connexion Internet via satellite et parvenez à réaliser le live, il y aura moins d’internautes connectés au live, car ceux-ci ont les soucis de connexion Internet.

Du coup, cela fait moins d’argent non seulement pour notre cabinet, mais également pour nos clients qui souhaitent toucher et vendre au maximum d’internautes et aussi et surtout moins d’argent pour le fisc camerounais, car nous payons les impôts.

Il en est de même pour les jeunes qui vendent simplement leurs produits et services en postant sur leurs comptes et sur leurs statuts Facebook, WhatsApp, Instagram ou YouTube. Parfois sur leur site web. Tout le monde est perdant dans cette affaire. Tous les cinq millions d’utilisateurs des réseaux sociaux du Cameroun sont affectés à des degrés divers.

A combien peut-on estimer le coût de ces perturbations (les pertes) sur l’économie camerounaise ?

Beaugas ORAIN DJOYUM : Nous n’avons pas encore une institution au Cameroun qui a personnellement fait une étude sur le manque à gagner des coupures d’Internet par jour. Encore que cela est complexe à réaliser dans la mesure où les types de données à utiliser pour quantifier l’impact de ces coupures et perturbations de la connexion internet sont nombreuses et parfois très peu saisissables. Car même les acteurs du secteur informel subissent les répercussions parfois plus importantes de l’indisponibilité ou de la mauvaise qualité de la connexion Internet.

Par contre, si l’on se base sur les données des trois organisations International Crisis Group, Internet Sans Frontières et Access Now qui ont fait des estimations en 2018 sur le coût des pertes liées à la coupure de l’Internet dans deux régions du Cameroun, on a en moyenne une estimation 44,7 millions de francs CFA de pertes par jour pendant les 246 jours de coupures d’Internet dans deux régions du Cameroun en 2018.

Si l’on va sur la base de la moyenne de ces données pour les autres régions du pays et considérant les dix régions du Cameroun et le nombre sans cesse croissant des utilisateurs Internet au Cameroun (de 6,13 millions d’utilisateurs Internet en 2018 à 12,7 millions d’internautes en 2024, selon Datareportal) on peut estimer que pour une seule journée de coupure de l’Internet au Cameroun, l’impact socioéconomique peut être une perte d’environ 500 millions de francs CFA par jour.

Propos recueillis par Arthur Wandji, Ecomatin

(Source : Digital Business Africa, 18 mars 2024)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2593/2977 Régulation des télécoms
  • 194/2977 Télécentres/Cybercentres
  • 1948/2977 Economie numérique
  • 1155/2977 Politique nationale
  • 2802/2977 Fintech
  • 408/2977 Noms de domaine
  • 1132/2977 Produits et services
  • 810/2977 Faits divers/Contentieux
  • 399/2977 Nouveau site web
  • 2977/2977 Infrastructures
  • 1140/2977 TIC pour l’éducation
  • 105/2977 Recherche
  • 132/2977 Projet
  • 2053/2977 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1070/2977 Sonatel/Orange
  • 1021/2977 Licences de télécommunications
  • 231/2977 Sudatel/Expresso
  • 555/2977 Régulation des médias
  • 754/2977 Applications
  • 643/2977 Mouvements sociaux
  • 1030/2977 Données personnelles
  • 209/2977 Big Data/Données ouvertes
  • 327/2977 Mouvement consumériste
  • 202/2977 Médias
  • 367/2977 Appels internationaux entrants
  • 987/2977 Formation
  • 54/2977 Logiciel libre
  • 1343/2977 Politiques africaines
  • 534/2977 Fiscalité
  • 90/2977 Art et culture
  • 313/2977 Genre
  • 991/2977 Point de vue
  • 584/2977 Commerce électronique
  • 804/2977 Manifestation
  • 181/2977 Presse en ligne
  • 68/2977 Piratage
  • 115/2977 Téléservices
  • 616/2977 Biométrie/Identité numérique
  • 172/2977 Environnement/Santé
  • 228/2977 Législation/Réglementation
  • 201/2977 Gouvernance
  • 1002/2977 Portrait/Entretien
  • 80/2977 Radio
  • 540/2977 TIC pour la santé
  • 149/2977 Propriété intellectuelle
  • 30/2977 Langues/Localisation
  • 596/2977 Médias/Réseaux sociaux
  • 1149/2977 Téléphonie
  • 106/2977 Désengagement de l’Etat
  • 643/2977 Internet
  • 74/2977 Collectivités locales
  • 235/2977 Dédouanement électronique
  • 692/2977 Usages et comportements
  • 564/2977 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 315/2977 Audiovisuel
  • 1893/2977 Transformation digitale
  • 219/2977 Affaire Global Voice
  • 89/2977 Géomatique/Géolocalisation
  • 186/2977 Service universel
  • 359/2977 Sentel/Tigo
  • 101/2977 Vie politique
  • 971/2977 Distinction/Nomination
  • 22/2977 Handicapés
  • 439/2977 Enseignement à distance
  • 379/2977 Contenus numériques
  • 314/2977 Gestion de l’ARTP
  • 98/2977 Radios communautaires
  • 1132/2977 Qualité de service
  • 235/2977 Privatisation/Libéralisation
  • 77/2977 SMSI
  • 289/2977 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1576/2977 Innovation/Entreprenariat
  • 746/2977 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 28/2977 Internet des objets
  • 93/2977 Free Sénégal
  • 522/2977 Intelligence artificielle
  • 113/2977 Editorial
  • 4/2977 Gaming/Jeux vidéos
  • 13/2977 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous