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Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2003 > Octobre > Bande passante international au Sénégal : Un débit quatre fois plus (…)

Bande passante international au Sénégal : Un débit quatre fois plus important pour Internet

vendredi 31 octobre 2003

Infrastructures

En sept ans d’Internet au Sénégal, la bande passante internationale est
passée de 64 kilobits à 310 mégabits. Un communiqué de la Sonatel, qui
nous est parvenu mercredi, indique en effet que la bande passante
internationale du Sénégal est passée de 90 à 310 mégabits, ce qui
correspond à un quasi quadruplement. En fait, ce changement est effectif
depuis le 30 septembre dernier, selon le responsable presse de l’opérateur.

La bande passante Internet est l’une des mesures déterminantes de la
qualité du service Internet offert. Elle conditionne la vitesse de chargement
des pages. Concrètement, plus la bande passante (« bandwith » en anglais)
est élevée, plus l’usage d’Internet est confortable, même si naturellement
d’autres paramètres entrent en ligne de compte dans le confort d’utilisation
du réseau mondial : qualité et configuration de l’ordinateur, qualité de la
connexion (Rtc, Adsl…), etc. Techniquement, la bande passante représente
« la quantité de données transmises par unité de temps, c’est-à-dire le
débit ».

L’évolution de la bande passante du Sénégal a été l’une des plus
importantes d’Afrique. En mars 1996, au moment où l’Internet grand public
arrive dans notre pays et où le public peut surfer sur le web (avant cela, un
service comme l’email était cependant utilisé par les scientifiques), la
Sonatel met en place un lien Intelsat de 64 kilobits, reliant le Sénégal aux
Usa. Moins d’un an après, en mai 1997, la bande passante est triplée avec la
mise en place de deux nouvelles lignes à 64 kilobits vers le Canada. Ces
deux lignes (128 kilobits) évoluent vers une ligne à 1 mégabits en novembre
1997.

En janvier 1999, le réseau IP (Internet Protocol) est installé, offrant encore
plus de possibilités pour l’Internet. Toutes les villes secondaires du
Sénégal sont alors reliées à l’Internet et, en septembre de la même année, la
connectivité passe à 2 mégabits, en plus du lien de 64 kilobits toujours
maintenu. En juin 2000, une deuxième connexion à 2 mégabits est ajoutée : le
Sénégal dispose alors d’une bande passante composée de deux liens à 2
mégabits chacun (Teleglobe et France Telecom) et d’un lien 64 kilobits
(Cables & Wireless - anciennement Mci), soit plus de 4 mégabits.

Six mois plus tard, en décembre 2000, la connectivité Internet fait un énorme
pas de géant en disposant de 34 mégabits supplémentaires. Le Sénégal
trône alors aux premières loges de l’Afrique de l’Ouest avec une bande
cumulée de 36 mégabits. Celle-ci passe ensuite à 42 mégabits.

Le 7 juin 2002, l’accès Internet s’élargit encore, passant de 42 à 53 mégabits.
Puis, les choses s’accélèrent, évolution des Nouvelles technologies oblige.
Un grand saut vient donc d’être franchi, depuis le 30 septembre, avec le
portage de la connectivité à 310 mégabits. Selon l’opérateur de
télécommunications, « cette extension offrira aux utilisateurs d’Internet qui
le souhaitent un service de qualité supérieure, à très grande vitesse et un
meilleur confort dans leur usage d’Internet ». En outre, pour la première fois,
semble-t-il, la Sonatel affirme pouvoir garantir « un service Internet
permanent, par le basculement automatique du trafic sur l’un ou l’autre des
canaux, sans aucun désagrément ressenti par l’internaute ». Ça évite les
« pannes » d’Internet, comme on en a déjà connu au Sénégal, les années
précédentes, avec des interruptions si désagréables de service.

La bande passante du Sénégal est actuellement la plus importante
d’Afrique, hormis celle de l’Afrique du Sud.

Alain Just Coly

(Source : Le Soleil 31 octobre 2003)

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