OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2018 > Février 2018 > Avec le fonds Partech Africa, Cyril Collon et Tidjane Deme visent les (…)

Avec le fonds Partech Africa, Cyril Collon et Tidjane Deme visent les start-up aux ambitions panafricaines

mardi 6 février 2018

Portrait/Entretien

Lancé le 18 janvier, le fonds Partech Africa, lancée par la société Partech Ventures et destiné aux jeunes pousses du continent, est doté de 57 millions d’euros. Ses dirigeants Cyril Collon et Tidjane Deme détaillent leurs objectifs.

D’abord filiale de la banque Paribas, Partech Ventures s’est taillé une solide réputation dans la Silicon Valley dans les années 1980. Aujourd’hui la société s’est imposée comme l’un des premiers investisseurs mondiaux dans les technologies. Elle réalise près de 70 prises de participation par an et a levé plus d’un milliard d’euros entre 2016 et 2017.

En lançant le 18 janvier le fonds de capital-risque Partech Africa, qui à terme sera doté de 100 millions d’euros, elle mise sur les jeunes pousses du continent, dans lesquelles elle injectera entre 500 000 et 5 millions d’euros. Prêt à investir, le fonds est en quête de ses premières cibles.

À quelques heures d’une tournée au Ghana et au Nigeria, à la recherche de futures « gazelles » – à défaut de licornes – qu’ils pourront aider à grandir, les deux dirigeants de Partech Africa, Tidjane Deme, ex-directeur de Google en Afrique francophone, et Cyril Collon, ancien vice-président des ventes pour l’Europe et l’Afrique de Verscom Solutions, ont répondu à nos questions.

Jeune Afrique : Vous avez levé 57 millions d’euros. Vous avez un discours très positif à la fois sur les opportunités d’investissements et sur l’intérêt des bailleurs de fonds. Trouver des partenaires a-t-il été si simple ?

Cyril Collon : À l’échelle du continent dans le domaine du capital-risque, la levée s’est faite plutôt rapidement : une grosse année de travail.

Tidjane Deme : Lever ces fonds n’a été possible que parce qu’il y a eu la combinaison de notre expérience du terrain, de la technologie et de la réputation Partech. Ensuite, nous arrivons sur le marché à un moment intéressant en matière de disponibilité des technologies pour les usagers, mais aussi d’intérêt des bailleurs. Entre 2012 et 2016, les investissements dans le secteur de la technologie en Afrique ont été multipliés par presque 10, de 42 millions à 367 millions de dollars. Pour l’année 2017, le chiffre va dépasser 500 millions.

Sur le créneau du capital-risque dévolu aux technologies, on compte peu de fonds

Vous insistez sur l’engouement des investisseurs… mais certains fonds font machine arrière en Afrique.

T.D. : Le capital-investissement est un marché ancien qui connaît des hauts et des bas. Sur le créneau du capital-risque dévolu aux technologies, on compte peu de fonds, et aucun n’est en train de se retirer. Le mouvement va dans l’autre sens.

Vous avez annoncé vouloir lever 100 millions au total, à quelle échéance pensez-vous y arriver ?

C.C. : Nous n’avons pas de calendrier précis. Nous travaillons actuellement sur une deuxième collecte de fonds avec d’autres investisseurs qui devrait être finalisée dans les prochains mois. Ce sera fait en 2018.

Quand pourrez-vous annoncer vos premiers investissements ?

T.D. : Le plus tôt possible.

Vous mettez en avant plusieurs institutions comme IFC ou la Banque européenne d’investissement parmi vos partenaires, en quoi est-ce important ?

C.C. : Le fait d’amener pour la première fois ces grands bailleurs à investir dans un fonds de capital-risque consacré à la technologie en Afrique constitue un changement de paradigme très clair.

T.D. : C’est une année durant laquelle nous avons fait un important travail de communication. Au-delà de Partech, je pense que tout l’écosystème va en profiter.

Un investisseur est africain s’il est présent sur le terrain, s’il est capable d’apprécier l’environnement dans lequel il travaille et tisser des réseaux pour accompagner les start-up d’un pays à l’autre

Pourquoi avez-vous tenu à avoir aussi le soutien de groupes privés tels Orange ou JCDecaux ?

T.D. : Grossièrement, les institutionnels et les privés apportent chacun 50 %. C’est très important parce que cela permet de mettre les start-up africaines en relation avec des partenaires globaux qui vont les aider à adapter leur modèle sur le continent et en dehors. C’est la possibilité par exemple de pouvoir coupler les besoins d’une de nos start-up avec la présence d’Orange dans plus de vingt pays en Afrique.

C.C. : L’étape suivante consistera à amener de grands groupes africains à venir se positionner sur le fonds.

Vous vous considérez comme un fonds africain ?

T.D. : Pour nous, une start-up est africaine lorsqu’elle évolue sur un marché africain, et un investisseur est africain s’il est présent sur le terrain, s’il est capable d’apprécier l’environnement dans lequel il travaille et s’il peut tisser des réseaux pour accompagner les start-up d’un pays à l’autre. C’est un travail qu’un capital-risqueur non africain ne saura pas faire.

C.C. : Notre bureau se trouve à Dakar, et l’équipe d’investissement sera sur le terrain. Nous commençons à trois, et dans les mois à venir nous allons recruter à Dakar, à Nairobi et à Lagos. À cela il faut ajouter une dizaine de personnes installées à Paris.

Il faut sortir du mythe des licornes. Il y a de belles gazelles qui courent dans les savanes africaines

L’écosystème numérique africain compte 300 hubs technologiques et quasiment aucune licorne (start-up dont la capitalisation dépasse un milliard de dollars), en dehors de Jumia. N’est-ce pas décevant ?

T.D. : Je me souviens de l’époque où chez Google nous avons financé les premiers hubs. L’objectif était d’en avoir une dizaine. Très vite, c’est devenu « hors de contrôle ». Ce sont de vrais catalyseurs de l’entrepreneuriat technologique. Il n’y a pas de déception. On est au début de l’histoire.

En 2016, 77 start-up ont levé entre 200 000 et 40 millions d’euros, et en 2017 elles ont été près du double. Il faut sortir du mythe des licornes. Il y a de belles gazelles qui courent dans les savanes africaines.

Quels sont les domaines qui vous intéressent le plus ?

C.C. : Nous visons des start-up qui utilisent la technologie pour régler des problèmes structurels et donc qui ont au minimum une ambition panafricaine dans les domaines de la fintech, de la santé, de l’éducation, du commerce, de la mobilité…

T.D. : La lame de fond, c’est la fintech, la digitalisation des moyens de paiement. Et cela va entraîner une vraie révolution, car ces entreprises enregistrent des données sur les transactions, sur les comportements, qui vont par exemple permettre de développer de l’octroi de crédit, y compris pour le secteur informel. L’impact de la « tech » sur l’informel va être déterminant.

Julien Clémençot

(Source : Jeune Afrique, 6 février 2018)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4462/5100 Régulation des télécoms
  • 363/5100 Télécentres/Cybercentres
  • 3460/5100 Economie numérique
  • 1756/5100 Politique nationale
  • 4995/5100 Fintech
  • 528/5100 Noms de domaine
  • 2344/5100 Produits et services
  • 1515/5100 Faits divers/Contentieux
  • 745/5100 Nouveau site web
  • 5100/5100 Infrastructures
  • 1814/5100 TIC pour l’éducation
  • 190/5100 Recherche
  • 247/5100 Projet
  • 3464/5100 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1891/5100 Sonatel/Orange
  • 1632/5100 Licences de télécommunications
  • 287/5100 Sudatel/Expresso
  • 1328/5100 Régulation des médias
  • 1297/5100 Applications
  • 1173/5100 Mouvements sociaux
  • 1686/5100 Données personnelles
  • 133/5100 Big Data/Données ouvertes
  • 614/5100 Mouvement consumériste
  • 369/5100 Médias
  • 653/5100 Appels internationaux entrants
  • 1709/5100 Formation
  • 93/5100 Logiciel libre
  • 2204/5100 Politiques africaines
  • 1040/5100 Fiscalité
  • 171/5100 Art et culture
  • 604/5100 Genre
  • 1781/5100 Point de vue
  • 1019/5100 Commerce électronique
  • 1481/5100 Manifestation
  • 334/5100 Presse en ligne
  • 137/5100 Piratage
  • 209/5100 Téléservices
  • 904/5100 Biométrie/Identité numérique
  • 323/5100 Environnement/Santé
  • 383/5100 Législation/Réglementation
  • 353/5100 Gouvernance
  • 1805/5100 Portrait/Entretien
  • 149/5100 Radio
  • 752/5100 TIC pour la santé
  • 277/5100 Propriété intellectuelle
  • 59/5100 Langues/Localisation
  • 1333/5100 Médias/Réseaux sociaux
  • 2096/5100 Téléphonie
  • 194/5100 Désengagement de l’Etat
  • 1092/5100 Internet
  • 120/5100 Collectivités locales
  • 445/5100 Dédouanement électronique
  • 1144/5100 Usages et comportements
  • 1047/5100 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 570/5100 Audiovisuel
  • 3391/5100 Transformation digitale
  • 395/5100 Affaire Global Voice
  • 168/5100 Géomatique/Géolocalisation
  • 323/5100 Service universel
  • 685/5100 Sentel/Tigo
  • 182/5100 Vie politique
  • 1553/5100 Distinction/Nomination
  • 35/5100 Handicapés
  • 729/5100 Enseignement à distance
  • 773/5100 Contenus numériques
  • 605/5100 Gestion de l’ARTP
  • 192/5100 Radios communautaires
  • 1776/5100 Qualité de service
  • 438/5100 Privatisation/Libéralisation
  • 134/5100 SMSI
  • 534/5100 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2783/5100 Innovation/Entreprenariat
  • 1366/5100 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5100 Internet des objets
  • 176/5100 Free Sénégal
  • 868/5100 Intelligence artificielle
  • 201/5100 Editorial
  • 2/5100 Gaming/Jeux vidéos
  • 26/5100 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous