OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2011 > Octobre > Appels entrants : Les femmes de Sonatel opposent leurs arguments juridiques

Appels entrants : Les femmes de Sonatel opposent leurs arguments juridiques

vendredi 14 octobre 2011

Mouvements sociaux

En signant le nouveau décret sur les appels entrants, l’Etat a octroyé à l’Artp des prérogatives qui sont exclusives au Parlement. Qui, seul, détermine à travers une loi de finances les ressources et charges de l’Etat. Pis, pensent les 600 femmes de Sonatel, le texte est une violation de la loi sur les prix, la concurrence et le contentieux économique ainsi que celui sur le secret des communications téléphoniques.

Le décret 2011-1271 du 24 août 2011 abrogeant et remplaçant le décret N°2010-632 du 28 mai 2010 instituant un système de contrôle et de taxation des communications téléphoniques internationales entrant au Sénégal est illégal du point de vue juridique. C’est la conviction de l’amicale des femmes de Sonatel (Afson). Ces dernières, qui nous ont rendu visite, estiment en effet que ce décret est une violation de l’article 67 de la Constitution qui dispose que seules les lois de finances déterminent les ressources et les charges de l’Etat. Or, pour elles, ce décret incriminé, qui est un acte réglementaire, détermine pour l’Etat des ressources nouvelles. Ce qui est du domaine de la loi de finances, selon les femmes de Sonatel. Qui pensent que, en créant et en affectant une ressource pour l’Etat sans qu’aucune loi n’ait été votée, le décret sur les appels entrants viole la Constitution et empiète sur le pouvoir exclusif du Parlement de déterminer les charges de l’Etat.
Awa Tounkara Lam, chef du département contentieux de Sonatel, et membre de l’Afson, pense par ailleurs que le nouveau décret viole également les dispositions de la loi 2001-09 du 15 octobre 2011 portant loi de finances. En effet, selon elle, le texte donne à l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) les pouvoirs exclusifs de constater, liquider, ordonnancer et recouvrer les recettes qui sont officiellement destinées à l’Etat, donc au Trésor public. Cela, au moment où la perception des ressources publiques obéit à des règles contenues dans la loi organique 2001-09 du 15 octobre 2011. Plus grave, selon elle, l’article 8 du nouveau décret donne à l’Artp le pouvoir d’affecter une partie des sommes collectées pour le compte de l’Etat à son partenaire avant de reverser le différentiel dans les caisses du trésor public, à moins qu’un décret n’en dispose autrement. Mais, ce dernier point suscite plus d’inquiétudes et craintes chez les femmes de l’Afson. Car, Mme Lam indique qu’un autre décret peut être pris pour autoriser l’Artp dont les attributions ne permettent pas de financer le développement ou d’affecter des ressources de l’Etat, à ne pas reverser le reliquat au Trésor public.

Même si les 600 femmes que compte l’Afson dénoncent, en outre, la violation de la loi sur les prix, la concurrence et le contentieux économique qui interdit la fixation d’un prix, elles pensent que le plus grave se trouve dans la violation du secret des communications téléphoniques. Car, selon elles, le nouveau décret donne aussi le droit à l’Artp de réclamer le détail de toutes les communications internationales entrant au Sénégal et d’obtenir ainsi le numéro de l’appelant, de l’appelé, la durée de la communication, l’origine et la date de l’appel. Ce qui est en contradiction avec la Constitution, le code des télécommunications et le cahier des charges de Sonatel.

Les femmes de Sonatel pensent ainsi que, malgré les 127 milliards de francs Cfa que leur entreprise fait entrer dans les caisses de l’Etat par an, en termes de taxes, impôts, redevances et autres, l’Etat veut encore en prendre davantage au risque d’entrainer le secteur et l’entreprise à la faillite. ‘Cette surtaxe constitue un obstacle aux dynamiques de croissance nationale et aux possibilités d’une pleine jouissance des télécommunications et du numérique pour les consommateurs.

Et, les conséquences immédiates sont multiples’, selon Awa Tounkara Lam. Qui souligne que Sonatel risque de perdre sa compétitivité pour le trafic international en transit et sa place de hub sous-régional. Car, dit-elle, en trois mois et demi, Sonatel a constaté une baisse de son trafic international entrant de 14 %. Ceci sans compter les effets collatéraux tels que l’augmentation de l’utilisation de la téléphonie sur internet qui, à terme, sont des menaces pour les revenus de Sonatel, de l’Etat et du pays. Pis, note-t-elle, la fraude va se développer davantage. ‘On va forcément assister à la prolifération d’acteurs clandestins avec des installations frauduleuses sur toutes leurs formes pour exploiter cette marge entre les deux niveaux de tarifs’, dit-elle. En ajoutant à cela la dégringolade de l’action Sonatel qui est passée de 170 mille à presque 122 mille, le cocktail est explosif pour cette entreprise qui jusqu’ici était la fierté du Sénégal pour ne pas dire de l’Uemoa à la Bourse régionale des valeurs mobilières.

Décidées à porter le combat jusqu’au bout, les femmes de Sonatel rassurent les populations sur d’éventuelles représailles. Il n’y aura pas de grève de zèle. ‘Le réseau ne va pas sauter cette fois-ci’, promettent-elles.

Seyni Diop

(Source : Wal Fadjri, 14 octobre 2011)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4487/5248 Régulation des télécoms
  • 346/5248 Télécentres/Cybercentres
  • 3481/5248 Economie numérique
  • 2421/5248 Politique nationale
  • 5248/5248 Fintech
  • 519/5248 Noms de domaine
  • 2251/5248 Produits et services
  • 1456/5248 Faits divers/Contentieux
  • 880/5248 Nouveau site web
  • 5081/5248 Infrastructures
  • 1679/5248 TIC pour l’éducation
  • 187/5248 Recherche
  • 246/5248 Projet
  • 3635/5248 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1836/5248 Sonatel/Orange
  • 1587/5248 Licences de télécommunications
  • 277/5248 Sudatel/Expresso
  • 1003/5248 Régulation des médias
  • 1337/5248 Applications
  • 1052/5248 Mouvements sociaux
  • 1651/5248 Données personnelles
  • 126/5248 Big Data/Données ouvertes
  • 598/5248 Mouvement consumériste
  • 361/5248 Médias
  • 646/5248 Appels internationaux entrants
  • 1653/5248 Formation
  • 163/5248 Logiciel libre
  • 2490/5248 Politiques africaines
  • 1125/5248 Fiscalité
  • 167/5248 Art et culture
  • 581/5248 Genre
  • 1707/5248 Point de vue
  • 1099/5248 Commerce électronique
  • 1464/5248 Manifestation
  • 318/5248 Presse en ligne
  • 126/5248 Piratage
  • 208/5248 Téléservices
  • 947/5248 Biométrie/Identité numérique
  • 310/5248 Environnement/Santé
  • 337/5248 Législation/Réglementation
  • 498/5248 Gouvernance
  • 1789/5248 Portrait/Entretien
  • 144/5248 Radio
  • 796/5248 TIC pour la santé
  • 335/5248 Propriété intellectuelle
  • 58/5248 Langues/Localisation
  • 1061/5248 Médias/Réseaux sociaux
  • 1925/5248 Téléphonie
  • 191/5248 Désengagement de l’Etat
  • 1013/5248 Internet
  • 117/5248 Collectivités locales
  • 458/5248 Dédouanement électronique
  • 1252/5248 Usages et comportements
  • 1024/5248 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 553/5248 Audiovisuel
  • 3862/5248 Transformation digitale
  • 385/5248 Affaire Global Voice
  • 156/5248 Géomatique/Géolocalisation
  • 314/5248 Service universel
  • 662/5248 Sentel/Tigo
  • 175/5248 Vie politique
  • 1527/5248 Distinction/Nomination
  • 35/5248 Handicapés
  • 687/5248 Enseignement à distance
  • 686/5248 Contenus numériques
  • 587/5248 Gestion de l’ARTP
  • 178/5248 Radios communautaires
  • 1755/5248 Qualité de service
  • 430/5248 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5248 SMSI
  • 463/5248 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2768/5248 Innovation/Entreprenariat
  • 1354/5248 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5248 Internet des objets
  • 171/5248 Free Sénégal
  • 750/5248 Intelligence artificielle
  • 197/5248 Editorial
  • 2/5248 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5248 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous