OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2012 > Novembre > Appels entrant au Sénégal : La Cour suprême annule les décrets de Me Wade

Appels entrant au Sénégal : La Cour suprême annule les décrets de Me Wade

vendredi 9 novembre 2012

Appels internationaux entrants

Les décrets de l’ex-chef de l’Etat du Sénégal, Me Abdoulaye Wade sur les appels téléphoniques entrants ont été annulés hier par la Cour suprême. Les magistrats jugent que Me Abdoulaye Wade avait pris les dits décrets en violation de la loi. Des actes qui coûtent aujourd’hui une privation de liberté à l’ex-directeur général de l’Autorité de régulations des télécommunications et des postes (Artp), Ndongo Diaw, l’Agent comptable particulier Mamadou Yaké Bâ et le responsable financier Léon Sagna.

La Cour suprême a statué hier sur les deux décrets de l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade, sur les appels entrants au Sénégal. Ces deux décrets controversés, qui avaient été à l’origine d’une grève de 24 heures des employés de la Société nationale des télécommunications ( Sonatel), à l’époque dirigée par Cheikh Tidiane Mbaye, ont été annulé par la juridiction majeure du pays. Un verdict rendu par la Cour après les plaidoiries des avocats des deux parties. L’Etat du Sénégal était défendu par le cabinet François Sarr et associés, Me Demba Ciré Bathily ; la Sonatel par Mes Bocounta Diallo, Pape Leity Ndiaye et l’Etude Guédel Ndiaye et associés.

Les magistrats de la Cour suprême qui ont demandé la jonction des deux décrets, ont fini par les considérer comme nuls. Pour la Cour, le 1er décret de 2010 n°2010-632 signé par Me Wade et confiant la gestion des taxes sur les appels entrants à la société Global Voice, a été pris en violation de la loi. Un premier décret que l’ancien Président avait fini de suspendre, puis d’abroger. D’ailleurs, suite à la suspension des articles 6 et 11 du décret sur le système de contrôle des tarifications des communications téléphoniques internationales entrant au Sénégal, la société Global Voice avait empoché 11,4 milliards de francs CFA. Une opération financière effectuée par les autorités par crainte d’une procédure judiciaire internationale. Pour inciter les Sénégalais à adhérer à son initiative de surtaxer les appels entrants, l’ancien pouvoir faisait miroiter une pluie de milliards de francs CFA dans les caisses de l’Etat. A preuve, l’ex-directeur général de l’Artp, Ndongo Diaw, soutenait que le contrôle des appels entrants prévoyait « d’engranger 300milliards de Fcfa en cinq ans, dont 49 % revenaient à Global Voice et 51 % à l’Etat du Sénégal ». Mais face au tollé suscité par le décret et la bataille féroce menée par les travailleurs de la Sonatel, Wade finira par se rétracter... momentanément.

Car, quelques semaines plus tard, Me Wade, tenace, reviendra à la charge avec un 2e décret, n°2011-1271 du 24 août 2011 sur les appels entrants, Global Voice écarté, le marché fut octroyé dans des conditions jugées nébuleuses à Mtl de l’homme d’affaires Moustapha Yacine Guèye. UN acte qui est à l’origine de l’emprisonnement à la maison d’arrêt de Rebeuss de l’ex-directeur général de l’Artp, Ndongo Diaw, l’Agent comptable particulier, Mamadou Yaké Bâ, et le responsable financier Léon Sagna. Par le biais d’une médiation pénale, Moustapha Yacine Guèye lui, a fini par cautionner un milliard de francs Cfa pour éviter la prison.

Pour la Cour suprême, ce deuxième décret n°2011-1271 abrogeant et remplaçant le décret 2010-632 du 28 mai 2010 instituant un sytème de contrôle et de tarification des communications téléphoniques internationales entrant en République du Sénégal, a aussi été pris en violation de la loi. Pourtant, ce second décret annulé hier aurait permis à Moustapha Yacine Guèye, patron de Mtl de gagner quelques 3,07 milliards de francs Cfa, sans pour autant assumer ses engagements contractuels. Au lendemain de l’élection de Macky Sall à la présidence de la République, Thierno Alassane Sall, ex-directeur général de l’Artp et actuel ministre des transports aériens et des Infrastructures, soutenait que « Mtl n’a pas respecté son obligation générale « de doter l’Autorité des moyens technologiques requis, de l’expertise adéquate pour superviser, controler le trafic international entrant au Sénégal », comme le stipule l’article premier de son contrat. Or, en dépit de cela, elle a bénéficiée de paiements injustifiés s’élevant à un montant total de 3,07 milliards francs Cfa pour les seuls mois de décembre 2011 et janvier 2012 ».

Mamadou Seck

(Source : L’Observateur, 9 novembre 2012)


Me Boucounta Diallo, un des avocats de la Sonatel : « Cette décision s’impose à tout Président »

« Malgré que l’État ait reculé en abrogeant ces décrets, il fallait nécessairement, pour des raisons de principes, que la Cours se prononce », a jubilé hier Me Boucounta Diallo, l’un des avocats de la Sonatel. Qui poursuit : « A la lumière des sept moyens que nous avons développés, la Cour a reconnu que l’illégalité était au rendez-vous. Elle a restauré la loi. » Pour Me Boucounta Diallo, « l’Artp avait fait fi de la Constitution, de la Loi des finances, de la délimitation du domaine réglementaire ». Toutefois, précise la robe noire, cette décision s’imposera à tout président de la République. « Le Président Wade avait pris les deux décrets en violation des conventions internationales. Il a violé le règlement des télécommunications, l’acte additionnel de la Cedeao relatif à cette matière et l’article 67 de la Constitution du Sénégal qui dit la détermination, la fixation des assiettes et du contrat des Impôts et taxes relèvent exclusivement de la compétences du législatif. Donc, le Président ne peut pas, par un décret qui relève du domaine réglementaire, empiéter sur les prérogatives constitutionnelles du législateur. L’avantage de cette décision qui est désormais, si une autre autorité étatique tente de nous faire vivre cette expérience, elle n’aura plus les moyens. Car, l’autorité de la chose qui vient d’être rendue par la Cour suprême préserve désormais la Sonatel contre de tels abus. » Des avocats de l’État contactés par l’Observateur, ont préféré ne pas réagir.

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4815/5746 Régulation des télécoms
  • 371/5746 Télécentres/Cybercentres
  • 3932/5746 Economie numérique
  • 2077/5746 Politique nationale
  • 5746/5746 Fintech
  • 559/5746 Noms de domaine
  • 2237/5746 Produits et services
  • 1560/5746 Faits divers/Contentieux
  • 796/5746 Nouveau site web
  • 5438/5746 Infrastructures
  • 1920/5746 TIC pour l’éducation
  • 197/5746 Recherche
  • 260/5746 Projet
  • 4487/5746 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1896/5746 Sonatel/Orange
  • 1720/5746 Licences de télécommunications
  • 295/5746 Sudatel/Expresso
  • 1257/5746 Régulation des médias
  • 1366/5746 Applications
  • 1128/5746 Mouvements sociaux
  • 2026/5746 Données personnelles
  • 130/5746 Big Data/Données ouvertes
  • 634/5746 Mouvement consumériste
  • 382/5746 Médias
  • 700/5746 Appels internationaux entrants
  • 1888/5746 Formation
  • 103/5746 Logiciel libre
  • 2412/5746 Politiques africaines
  • 1058/5746 Fiscalité
  • 182/5746 Art et culture
  • 681/5746 Genre
  • 1954/5746 Point de vue
  • 1177/5746 Commerce électronique
  • 1651/5746 Manifestation
  • 342/5746 Presse en ligne
  • 132/5746 Piratage
  • 224/5746 Téléservices
  • 1004/5746 Biométrie/Identité numérique
  • 383/5746 Environnement/Santé
  • 363/5746 Législation/Réglementation
  • 372/5746 Gouvernance
  • 1906/5746 Portrait/Entretien
  • 157/5746 Radio
  • 777/5746 TIC pour la santé
  • 299/5746 Propriété intellectuelle
  • 59/5746 Langues/Localisation
  • 1117/5746 Médias/Réseaux sociaux
  • 2134/5746 Téléphonie
  • 210/5746 Désengagement de l’Etat
  • 1088/5746 Internet
  • 122/5746 Collectivités locales
  • 436/5746 Dédouanement électronique
  • 1160/5746 Usages et comportements
  • 1108/5746 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 577/5746 Audiovisuel
  • 3570/5746 Transformation digitale
  • 414/5746 Affaire Global Voice
  • 168/5746 Géomatique/Géolocalisation
  • 385/5746 Service universel
  • 713/5746 Sentel/Tigo
  • 182/5746 Vie politique
  • 1737/5746 Distinction/Nomination
  • 34/5746 Handicapés
  • 735/5746 Enseignement à distance
  • 741/5746 Contenus numériques
  • 637/5746 Gestion de l’ARTP
  • 187/5746 Radios communautaires
  • 2029/5746 Qualité de service
  • 511/5746 Privatisation/Libéralisation
  • 142/5746 SMSI
  • 502/5746 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2968/5746 Innovation/Entreprenariat
  • 1535/5746 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 49/5746 Internet des objets
  • 184/5746 Free Sénégal
  • 1112/5746 Intelligence artificielle
  • 217/5746 Editorial
  • 57/5746 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5746 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous