OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2009 > Avril > Antoine Ngom, Président d’OPTIC : « L’Etat ne doit pas se limiter à l’offre (…)

Antoine Ngom, Président d’OPTIC : « L’Etat ne doit pas se limiter à l’offre de France Telecom »

lundi 27 avril 2009

Désengagement de l’Etat

L’État est résolument déterminé à céder une partie de ses actions détenues dans Sonatel à France Telecom. Un choix, si toutefois entérinée, fera de l’opérateur téléphonique français l’actionnaire majoritaire de la Sonatel qui est l’un des moteurs de l’économie sénégalaise. Une situation qui ne sera pas sans conséquence sur le secteur privé sénégalais. Le président de l’Organisation des professionnels des technologies de l’information et de la communication (Optic), M. Antoine Ngom qui s’est prêté à nos questions, appelle l’État à se départir de son droit de préemption qui donne la primeur à France Telecom.

Quelle est la position officielle de l’Optic sur la vente des actions Sonatel de l’Etat ?

La position d’Optic se décline en deux points. L’Etat ne doit pas se désengager totalement de l’opérateur historique Sonatel. En effet, la stratégie de développement du secteur des Tic du Sénégal reste, à ce jour, encore fortement liée à Sonatel qui domine largement le secteur des télécommunications. S’il arrive que l’Etat vende une part de ses actions (Il en a le droit mais ne devrait aucunement se désengager totalement), nous pensons que l’intérêt du Sénégal est que ces actions soient rachetées par des acquéreurs dont le projet privilégie les intérêts du Sénégal.

La part des Tic dans le Pib du Sénégal est essentiellement due au sous-secteur des Télécommunications et en grande partie à l’opérateur historique Sonatel. Les Tic constituent un secteur à fort potentiel, dynamique et en pleine croissance. Elles constituent également un secteur stratégique pour le Sénégal qui en a fait une des grappes de sa Stratégie de Croissance Accélérée.

Fort de ce constat, Optic pense que l’actionnariat local (privé ou public) doit : se renforcer ou au pire se maintenir dans les opérations déjà existantes comme Sonatel et intégrer de manière déterminante la structure de capital de nouveaux opérateurs

Aucune stratégie de développement durable de ce secteur stratégique ne pourra se faire sans renforcement des acteurs locaux qui réinjecteront dans l’économie sénégalaise les fruits de la croissance des Tic.

Il ne s’agit pas du tout ici de s’opposer aux investissements directs étrangers ; il s’agit plutôt de trouver à chaque fois des schémas d’inclusion des acteurs locaux qui viseront à renforcer leurs capacités.

Dans le cas de la Sonatel, l’Etat ne doit pas se limiter à l’Offre de France Telecom. Il doit être en mesure de se concerter avec les acteurs locaux pour recevoir leur offre alternative et choisir la meilleure au regard de ses intérêts à court, moyen et long terme.

Pensez-vous qu’il est possible à l’État de vendre ses actions Sonatel à un autre alors qu’il est lié à France Telecom par un droit de préemption ?

Un Etat ne doit pas et ne peut pas s’enfermer dans un droit de préemption avec une société privée. Un Etat doit à tout moment examiner ses intérêts et prendre les mesures légales appropriées pour les atteindre. Nous exhortons donc l’Etat à convenir, au préalable à toute poursuite des négociations, à un abandon de cette clause de préemption.

Est ce que réellement le secteur privé national est en mesure de faire une meilleure offre que celle de France Telecom ?

La meilleure offre ne doit pas se réduire en un montant, celui obtenu par la vente des actions de l’Etat.

Pour Optic, la meilleure offre se mesure à travers les impacts à court, moyen et long terme tant au niveau global de l’économie sénégalaise que pour le développement du secteur particulier des Tic.

Il s’agit de voir comment l’offre retenue influera positivement ou négativement dans la stratégie de développement du secteur des Tic. Les acteurs locaux sont les meilleurs garants d’un schéma qui verrait les richesses générées par leurs participations réinjectées dans l’économie nationale, réinvestis pour asseoir un socle de développement durable du secteur.

La Sonatel est le poumon d’un secteur à forte valeur ajoutée. Qu’est-ce qui pourrait se produire si toute fois 50% de ses actions tombe entre les mains d’une société qui n’est pas du secteur privé Sénégalais ?

Le premier risque que cela entraîne est que l’acteur dominant Sonatel du secteur jugé stratégique des Tic pèsera fortement sur les chances de réussite de toute stratégie mise en œuvre par le Sénégal pour développer ce secteur. On imagine aisément que les intérêts poursuivis par France Telecom ne se confondront pas toujours avec ceux du Sénégal. Le second risque est l’abandon de la stratégie d’expansion régionale de Sonatel, le rattachement des filiales actuelles directement à la maison-mère. Ce qui a pour conséquence de ralentir ou réduire fortement sa croissance et ses résultats consolidés, d’où un manque à gagner considérable pour le Sénégal.

Dans le cas où l’Etat confirmerait l’opération, des mesures essentielles fortes devraient l’accompagner. C’est-à-dire mettre en œuvre une politique volontariste de renforcement de l’actionnariat local dans les télécommunications en lui permettant d’opérer à travers de nouvelles licences qui lui seraient réservées. Il faut également s’assurer avec France Telecom que Sonatel pourra conserver sa stratégie d’expansion et le même niveau d’autonomie de décision

Quels sont les risques qu’encourent les entreprises sous-traitantes qui travaillent avec Sonatel si toute fois France Telecom devenait actionnaire majoritaire ?

En devenant majoritaire, il y’a de fortes chances que les décisions d’achat de manière générale, et de sous-traitance en particulier, relèvent de plus en plus du siège de France Telecom qui privilégiera les fournisseurs agréés dans son portefeuille. Les impacts sont énormes car il y’a un nombre important de Pme sénégalaises qui réalisent une part importante de leur chiffre avec la Sonatel.

Est ce que l’Optic a une alternative à proposer et qui préserverait les acquis pour l’économie Sénégalaise ?

A l’instar d’autres cas dans différents secteurs, la problématique de la vente des actions Sonatel ne concerne pas que l’Organisation professionnelle des Tic, Optic.

C’est une affaire qui concerne tous les acteurs locaux. Néanmoins, Optic est disposée à piloter une commission qui serait chargée de concevoir et de proposer un schéma pour une meilleure inclusion du secteur privé local dans l’actionnariat des opérateurs de télécommunication existants ou à venir dans l’intérêt du Sénégal.

Bakary Dabo

(Source : Sud Quotidien, 27 avril 2009)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4851/5307 Régulation des télécoms
  • 375/5307 Télécentres/Cybercentres
  • 3712/5307 Economie numérique
  • 1889/5307 Politique nationale
  • 5143/5307 Fintech
  • 545/5307 Noms de domaine
  • 3029/5307 Produits et services
  • 1561/5307 Faits divers/Contentieux
  • 815/5307 Nouveau site web
  • 5307/5307 Infrastructures
  • 1753/5307 TIC pour l’éducation
  • 214/5307 Recherche
  • 255/5307 Projet
  • 4324/5307 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1887/5307 Sonatel/Orange
  • 1680/5307 Licences de télécommunications
  • 312/5307 Sudatel/Expresso
  • 1079/5307 Régulation des médias
  • 1410/5307 Applications
  • 1144/5307 Mouvements sociaux
  • 1829/5307 Données personnelles
  • 153/5307 Big Data/Données ouvertes
  • 643/5307 Mouvement consumériste
  • 417/5307 Médias
  • 687/5307 Appels internationaux entrants
  • 1849/5307 Formation
  • 97/5307 Logiciel libre
  • 2283/5307 Politiques africaines
  • 1068/5307 Fiscalité
  • 195/5307 Art et culture
  • 641/5307 Genre
  • 1789/5307 Point de vue
  • 1093/5307 Commerce électronique
  • 1563/5307 Manifestation
  • 356/5307 Presse en ligne
  • 137/5307 Piratage
  • 233/5307 Téléservices
  • 1036/5307 Biométrie/Identité numérique
  • 343/5307 Environnement/Santé
  • 366/5307 Législation/Réglementation
  • 459/5307 Gouvernance
  • 1930/5307 Portrait/Entretien
  • 151/5307 Radio
  • 903/5307 TIC pour la santé
  • 334/5307 Propriété intellectuelle
  • 67/5307 Langues/Localisation
  • 1109/5307 Médias/Réseaux sociaux
  • 2060/5307 Téléphonie
  • 224/5307 Désengagement de l’Etat
  • 1066/5307 Internet
  • 132/5307 Collectivités locales
  • 585/5307 Dédouanement électronique
  • 1226/5307 Usages et comportements
  • 1081/5307 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 612/5307 Audiovisuel
  • 3254/5307 Transformation digitale
  • 414/5307 Affaire Global Voice
  • 182/5307 Géomatique/Géolocalisation
  • 339/5307 Service universel
  • 733/5307 Sentel/Tigo
  • 208/5307 Vie politique
  • 1781/5307 Distinction/Nomination
  • 37/5307 Handicapés
  • 769/5307 Enseignement à distance
  • 788/5307 Contenus numériques
  • 671/5307 Gestion de l’ARTP
  • 199/5307 Radios communautaires
  • 1861/5307 Qualité de service
  • 470/5307 Privatisation/Libéralisation
  • 143/5307 SMSI
  • 491/5307 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2814/5307 Innovation/Entreprenariat
  • 1422/5307 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 50/5307 Internet des objets
  • 180/5307 Free Sénégal
  • 637/5307 Intelligence artificielle
  • 230/5307 Editorial
  • 27/5307 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous