OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2014 > Mars 2014 > Afrique : Sans AFRINIC, pas d’internet en Afrique (1/2)

Afrique : Sans AFRINIC, pas d’internet en Afrique (1/2)

lundi 3 mars 2014

Noms de domaine

AFRINIC, c’est le registre régional d’adresses IP africain qui permet à chacun de se connecter à internet en Afrique. Adiel Akplogan est le directeur général de l’organisation non gouvernementale. Voici la première partie de notre entretien avec lui, qui a eu lieu en fin d’année dernière, à Abidjan, à l’occasion de la conférence AFRINIC-19.

RNW - Qu’est-ce qu’AFRINIC ?

Adiel Akplogan - Notre rôle principal est d’être un registre qui gère les identifiants [les adresses IP, NDLR] utilisés sur le réseau internet par tout équipement connecté. En d’autres termes, comme n’importe qui qui a un téléphone, a un numéro par lequel on peut le contacter, sur internet tous les équipements connectés ont également un identifiant, qui est unique, mais cette fois-ci qui est unique globalement.

Notre responsabilité, c’est de pouvoir allouer ces numéros aux opérateurs dans la région Afrique et océan Indien, pour qu’ils puissent offrir des services à leurs utilisateurs. (... ) Ces ressources sont critiques pour le développement : s’il n’y a pas ce numéro, impossible de connecter des équipements à internet. Si cette gestion n’est pas faite de façon efficace, nous mettons en danger le développement même d’internet en Afrique, nous mettons en danger la capacité des opérateurs à étendre leur réseau, à aller chercher des utilisateurs d’internet, donc à impacter la stratégie globale de l’utilisation d’internet en Afrique.

Vous parlez d’opérateurs, qui sont ces opérateurs ?

Ce sont les fournisseurs de service internet principalement, donc des sociétés de télécom. Nous avons aussi de gros opérateurs qui ne sont pas nécessairement des opérateurs, qui offrent des services internet mais qui opèrent de gros réseaux, par exemple des banques, des assurances, des compagnies aériennes, qui ont de gros réseaux interconnectés et qui utilisent donc des adresses IP publiques.

Le deuxième aspect de ce que nous faisons par rapport à notre mission, c’est un développement ascendant des politiques de gestion de ces ressources. (... ) C’est-à-dire que ce sont les opérateurs eux-mêmes qui définissent comment nous, en tant que registre, nous gérons les ressources.

(... ) C’est une porte ouverte à la participation, à la contribution, et au partage des responsabilités aussi. Donc la responsabilité de définition de ces règles est une responsabilité que les opérateurs - mais pas que les opérateurs -, que toute la communauté a. N’importe qui peut proposer des règles, ces règles sont discutées parmi tous les acteurs, jusqu’à qu’il y ait un consensus, et à partir de ce moment, nous, en tant qu’organisation, nous prenons la règle et nous l’appliquons.

Le thème de la conférence AFRINIC-19 à Abidjan était : « renforcer l’infrastructure de l’internet pour un accès fiable et sûr. » Qu’est-ce que cela signifie ?

Ça veut dire qu’internet a été conçu pour être un réseau fiable, ça veut dire qu’il ne devrait pas y avoir de disruption de service. Mais ce que nous remarquons, c’est, surtout pour les pays émergents, cet aspect résilience : la fiabilité de la connectivité n’est pas prise en compte. Nous avons entendu déjà plusieurs fois des pays complétement coupés de l’internet, autant en interne qu’à l’externe, ou des pays où certains services spécifiquement ne marchent pas. Donc ça veut dire que l’aspect résilience et fiabilité du service n’est toujours pas pris en compte partout dans le design, dans la construction du réseau.

Notre mission, (... ) c’est d’attirer l’attention de cet aspect aux opérateurs, aux gouvernants, en disant : « un réseau connecté à internet devrait être conçu pour, par défaut, avoir par exemple deux accès redondants où la résilience fait partie de la conception, et non pas quelque chose dont on se rend compte plus tard. »

L’aspect securité, naturellement : internet est un média ouvert sur lequel on a tout et son contraire. Hors, la sécurité sur internet est une question de responsabilité partagée, où la façon dont je protège mon réseau, c’est ça qui définit la sécurité de mon paramètre, et ça a un impact sur mon voisin, c’est-à-dire que si je ne protège pas bien mon réseau, il peut être l’origine d’une faille de sécurité vers une autre personne. C’est une responsabilité partagée où chacun à un rôle à jouer, en mettant en pratique les règles de base de sécurité.

Un de nos follower sur Facebook a posé une question par rapport à la continuité de l’accès à internet en prenant le cas de la RDC, un pays qui a peu accès à internet. Quel est votre rôle par rapport à ça ?

Notre rôle là dedans est un rôle d’accompagnent et de catalyseur. Nous ne sommes pas une autorité qui fait les lois ou qui ordonne. Notre rôle essentiellement, c’est d’établir le dialogue nécessaire avec les acteurs, les amener à prendre conscience de l’importance de cette résilience, et surtout à prendre conscience de l’aspect économique de l’utilisation de cette technologie ; de sortir de la vision d’internet comme d’un outil de consommation et d’information vers un outil qui crée de la valeur, qui crée de la richesse, qui crée du développement humain.

Comment faites-vous cela, concrètement ?

En allant dans les pays, en rencontrant les acteurs, en organisant des forums de discussion sur des thématiques bien précises, en organisant des formations s’il le faut, pour pouvoir faciliter ces enjeux. (... ) C’est pourquoi nous organisons nos réunions deux fois par an dans différents pays, de sorte à nous déplacer et aller rencontrer la communauté. En plus des réunions, nous avons des séances de formation dans les pays, des mini-réunions dans des pays, et nous profitons de tout autre forum de discussion possible où les technologies de l’information sont discutées, où le développement de l’information est discuté, pour pouvoir présenter nos perspectives.

Restez connectés ! La seconde partie de cet entretien avec Adiel Akplogan, directeur général d’AFRINIC, c’est pour très bientôt...

Maxence Peniguet

(Source : Radio Netherlands Worlwide, 3 mars 2014)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4560/5179 Régulation des télécoms
  • 380/5179 Télécentres/Cybercentres
  • 3515/5179 Economie numérique
  • 1827/5179 Politique nationale
  • 5050/5179 Fintech
  • 588/5179 Noms de domaine
  • 2094/5179 Produits et services
  • 1524/5179 Faits divers/Contentieux
  • 791/5179 Nouveau site web
  • 5179/5179 Infrastructures
  • 1803/5179 TIC pour l’éducation
  • 197/5179 Recherche
  • 284/5179 Projet
  • 3438/5179 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2005/5179 Sonatel/Orange
  • 1646/5179 Licences de télécommunications
  • 325/5179 Sudatel/Expresso
  • 1041/5179 Régulation des médias
  • 1419/5179 Applications
  • 1102/5179 Mouvements sociaux
  • 1672/5179 Données personnelles
  • 191/5179 Big Data/Données ouvertes
  • 625/5179 Mouvement consumériste
  • 400/5179 Médias
  • 706/5179 Appels internationaux entrants
  • 1652/5179 Formation
  • 101/5179 Logiciel libre
  • 2260/5179 Politiques africaines
  • 1025/5179 Fiscalité
  • 175/5179 Art et culture
  • 659/5179 Genre
  • 1871/5179 Point de vue
  • 1115/5179 Commerce électronique
  • 1555/5179 Manifestation
  • 355/5179 Presse en ligne
  • 136/5179 Piratage
  • 236/5179 Téléservices
  • 979/5179 Biométrie/Identité numérique
  • 332/5179 Environnement/Santé
  • 434/5179 Législation/Réglementation
  • 404/5179 Gouvernance
  • 1839/5179 Portrait/Entretien
  • 174/5179 Radio
  • 827/5179 TIC pour la santé
  • 297/5179 Propriété intellectuelle
  • 79/5179 Langues/Localisation
  • 1117/5179 Médias/Réseaux sociaux
  • 2071/5179 Téléphonie
  • 204/5179 Désengagement de l’Etat
  • 1075/5179 Internet
  • 156/5179 Collectivités locales
  • 418/5179 Dédouanement électronique
  • 1268/5179 Usages et comportements
  • 1050/5179 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 590/5179 Audiovisuel
  • 3357/5179 Transformation digitale
  • 412/5179 Affaire Global Voice
  • 183/5179 Géomatique/Géolocalisation
  • 339/5179 Service universel
  • 685/5179 Sentel/Tigo
  • 179/5179 Vie politique
  • 1728/5179 Distinction/Nomination
  • 50/5179 Handicapés
  • 739/5179 Enseignement à distance
  • 735/5179 Contenus numériques
  • 597/5179 Gestion de l’ARTP
  • 204/5179 Radios communautaires
  • 1929/5179 Qualité de service
  • 481/5179 Privatisation/Libéralisation
  • 139/5179 SMSI
  • 517/5179 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2795/5179 Innovation/Entreprenariat
  • 1369/5179 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 68/5179 Internet des objets
  • 171/5179 Free Sénégal
  • 725/5179 Intelligence artificielle
  • 208/5179 Editorial
  • 12/5179 Gaming/Jeux vidéos
  • 29/5179 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous