OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2019 > Septembre 2019 > Afrimarket placée en liquidation judiciaire, les raisons d’un échec

Afrimarket placée en liquidation judiciaire, les raisons d’un échec

vendredi 13 septembre 2019

Commerce électronique

La plateforme d’e-commerce française qui opère en Afrique de l’Ouest n’a pas résisté à la puissance financière de Jumia. Après huit mois d’audit, les deux fonds en lice pour y investir 20 millions d’euros se sont retirés.

Au pays des start-up, l’histoire ne se termine pas toujours bien… Dernier exemple en date avec la demande de mise en liquidation judiciaire effectuée par Afrimarket auprès du tribunal de commerce de Paris. Une décision qui s’est imposée aux fondateurs Rania Belkahia et Jeremy Stoss après que ses nouveaux investisseurs potentiels ne finissent par se retirer du processus de levée de fonds fin juillet dernier.

La start-up parisienne qui opère l’une des toutes premières places de marché e-commerce en Afrique de l’Ouest voulait réunir des capitaux frais pour nourrir sa croissance et se donner une chance de résister au géant Jumia qui a levé près de 200 millions de dollars lors de son introduction au New York Stock Exchange en avril dernier, explique aux Echos Rania Belkahia : « Dans le courant de l’année dernière, nous avons commencé à chercher des investisseurs pour un tour de table de 20 millions d’euros et nous sommes entrés en discussions avec plusieurs fonds. Nous étions en due-dil (process d’audit pré-levée) avec plusieurs acteurs. Deux d’entre eux se sont positionnés dans la dernière ligne droite, mais nous ont lâché au milieu de l’été. Le principe d’une start-up est que si on ne la finance pas, elle s’arrête. »

Un marché pas assez mature

La chute est rude pour les fondateurs de la pépite qui avaient misé dans son développement un total de 50 millions d’euros depuis 2013, via des levées de fonds (13,5 millions au total), des concours bancaires et son chiffre d’affaires . « Nos investisseurs historiques nous ont soutenus depuis le début et durant les huit mois de la période d’audit auprès des fonds intéressés, mais après, il n’y avait plus de trésorerie… » En liquidant son activité, l’entreprise laisse 250 personnes sans emploi, dont une trentaine en France. Le PDG et la présidente d’Afrimarket veulent les accompagner durant cette période de transition, notamment ceux présents sur le continent africain. Pour les français, l’avenir paraît plus clairement tracé puisque leur expérience acquise dans l’e-commerce est très recherchée. D’ailleurs, certains ont déjà rejoint d’autres acteurs comme Amazon.

Mais qu’est qui explique cette fin brutale, qui vient rappeler que le modèle des start-up repose d’abord sur une très grande prise de risque. Tout d’abord la maturité du marché : le e-commerce, extrêmement prometteur en Afrique, n’a pas encore délivré toutes ses promesses et se heurte encore à des complexités opérationnelles qui finissent par peser dans le bilan comptable.

Ensuite, la frayeur des investisseurs qui estiment que seul un grand acteur peut réellement émerger et s’imposer, ce que Jumia a su concrétiser en se finançant massivement sur le marché boursier américain. Enfin, le modèle de croissance qui repose sur des investissements très importants. Sur ce point, Rania Balkahia explique avoir mal évalué les besoins réels en capitaux : « Nous avions tous conscience que ce marché de l’e-commerce en Afrique requiert beaucoup de capitaux et il en aurait fallu dix fois plus pour y arriver. Il nécessite des moyens colossaux pour l’évangéliser et le stimuler. »

Une belle croissance mais insuffisante
Malgré ce manque de confiance et de fonds fléchés vers le continent au 1,3 milliard d’habitants, la start-up avait pourtant réussi à assurer une belle ascension durant les quatre dernières années : le volume d’affaires de sa plateforme a fini par atteindre 30 millions d’euros en 2018, contre 250.000 euros en 2015, et elle avait passé la barre du demi-million de clients depuis ses débuts. Elle avait aussi réussi à réduire ses coûts d’acquisition par huit et atteint une marge brute positive.

Mais cela n’aura pas suffi à la jeune pousse prometteuse, mais confrontée à la réalité d’un système pas encore suffisamment mature pour la soutenir davantage. Ce qui laisse forcément un goût amer à la présidente d’Afrimarket qui veut terminer l’aventure avant de tenter une nouvelle expérience sur la base de ses acquis, tout en méditant sur la phrase de Winston Churchill qui résonne désormais en boucle dans sa tête : « Le succès c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme. »

Guillaume Bregeras

(Source : Les Echos Entrepreneurs, 13 septembre 2019)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4395/5006 Régulation des télécoms
  • 349/5006 Télécentres/Cybercentres
  • 3401/5006 Economie numérique
  • 1753/5006 Politique nationale
  • 5006/5006 Fintech
  • 526/5006 Noms de domaine
  • 2045/5006 Produits et services
  • 1486/5006 Faits divers/Contentieux
  • 752/5006 Nouveau site web
  • 5001/5006 Infrastructures
  • 1874/5006 TIC pour l’éducation
  • 187/5006 Recherche
  • 248/5006 Projet
  • 3645/5006 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1872/5006 Sonatel/Orange
  • 1619/5006 Licences de télécommunications
  • 291/5006 Sudatel/Expresso
  • 1233/5006 Régulation des médias
  • 1286/5006 Applications
  • 1167/5006 Mouvements sociaux
  • 1662/5006 Données personnelles
  • 129/5006 Big Data/Données ouvertes
  • 607/5006 Mouvement consumériste
  • 376/5006 Médias
  • 655/5006 Appels internationaux entrants
  • 1594/5006 Formation
  • 93/5006 Logiciel libre
  • 2023/5006 Politiques africaines
  • 982/5006 Fiscalité
  • 169/5006 Art et culture
  • 589/5006 Genre
  • 1781/5006 Point de vue
  • 1019/5006 Commerce électronique
  • 1478/5006 Manifestation
  • 326/5006 Presse en ligne
  • 128/5006 Piratage
  • 206/5006 Téléservices
  • 931/5006 Biométrie/Identité numérique
  • 304/5006 Environnement/Santé
  • 347/5006 Législation/Réglementation
  • 364/5006 Gouvernance
  • 1783/5006 Portrait/Entretien
  • 147/5006 Radio
  • 764/5006 TIC pour la santé
  • 281/5006 Propriété intellectuelle
  • 61/5006 Langues/Localisation
  • 1122/5006 Médias/Réseaux sociaux
  • 2027/5006 Téléphonie
  • 195/5006 Désengagement de l’Etat
  • 1081/5006 Internet
  • 115/5006 Collectivités locales
  • 424/5006 Dédouanement électronique
  • 1106/5006 Usages et comportements
  • 1040/5006 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 572/5006 Audiovisuel
  • 3399/5006 Transformation digitale
  • 389/5006 Affaire Global Voice
  • 164/5006 Géomatique/Géolocalisation
  • 323/5006 Service universel
  • 673/5006 Sentel/Tigo
  • 185/5006 Vie politique
  • 1544/5006 Distinction/Nomination
  • 35/5006 Handicapés
  • 729/5006 Enseignement à distance
  • 794/5006 Contenus numériques
  • 595/5006 Gestion de l’ARTP
  • 182/5006 Radios communautaires
  • 1772/5006 Qualité de service
  • 431/5006 Privatisation/Libéralisation
  • 140/5006 SMSI
  • 476/5006 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2736/5006 Innovation/Entreprenariat
  • 1388/5006 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5006 Internet des objets
  • 183/5006 Free Sénégal
  • 776/5006 Intelligence artificielle
  • 209/5006 Editorial
  • 9/5006 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5006 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous