OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2010 > Novembre > Affaire des 20 milliards de la Sudatel:Le sursis à statuer aurait pu sauver (…)

Affaire des 20 milliards de la Sudatel:Le sursis à statuer aurait pu sauver Abdoul Latif Coulibaly. Est-ce que ses avocats y ont pensé ?

jeudi 18 novembre 2010

Faits divers/Contentieux

Abdoul Latif Coulibaly vient d’être déclaré, selon le langage des juristes, atteint et convaincu du délit de diffamation envers Thierno Ousmane Sy et condamné à un mois de prison assorti de sursis avec paiement de la somme de 20 millions de FCFA à titre de dommages-intérêts.

Cette condamnation est désolante, malheureusement elle est devenue la règle, dans tous les cas similaires c’est toujours le journaliste qui est condamné et jamais on ne connaitra la vérité sur le fond de l’affaire.

Question : Est-ce les magistrats du siège chargés de connaitre de l’affaire qui ne s’acquittent pas bien de leur mission ? Ou est-ce les avocats chargés de la défense du journaliste qui ne sont pas à la hauteur ?
De toute évidence, le tribunal ne peut juger qu’en fonction du délit pour lequel il a été saisi.
Dans l’affaire du Directeur de publication de la « Gazette », le tribunal n’a été saisi que du délit de diffamation. En conséquence il ne peut aller plus loin.

La plupart des journalistes font la confusion entre le délit de diffamation qui est personnel, dont le ministère public n’a rien à voir et l’affaire elle-même (corruption des 20 milliards dans l’affaire Sudatel) qui est l’enjeu principal.

Le juge qui est saisi du délit de diffamation ne cherche pas à savoir si la corruption portant sur les 20 milliards existe ou pas. Ce qui l’intéresse n’est rien d’autre que la relation personnelle Latif Coulibaly- Thierno Ousmane Sy.

En d’autres termes le juge pénal se pose la simple question suivante : « l’article de la « Gazette » porte-il atteinte à la considération ou à la dignité de Thierno Ousmane Sy, conseiller en TIC du président de la République ? Et si Latif n’a pas la preuve de ses allégations il est automatiquement condamné.

Pourtant le fait de corruption peut bien exister sans que Latif n’ait les preuves.

Latif Coulibaly avait-il les chances de s’en tirer ?

La réponse est oui ! Si ses avocats avaient poussé leurs recherches ils auraient pu trouver la solution dans le droit pénal spécial traitant de la diffamation.
En quoi faisant ?

« Lorsque le fait imputé est l’objet de poursuites commencées à la requête du ministère public ou d’une plainte de la part du prévenu, il sera, durant l’instruction qui devra avoir lieu, sursis à la poursuite et au jugement du délit de diffamation »

Cela veut simplement dire qu’il aurait suffit avant la tenue du procès en diffamation que, soit le procureur de la république ou Abdoul Latif Coulibaly lui-même eut déposé une plainte au principal contre le ou les auteurs de la corruption ayant entrainé les détournements des 20 milliards de la Sudatel pour que le tribunal saisi de l’affaire en diffamation ordonne le sursis à statuer.

Le sursis à statuer signifie, avant que le tribunal ne se prononce sur le délit de diffamations qui est accessoire, il doit attendre que la juridiction saisie de l’affaire de corruption au principal se prononce définitivement.

On entend par définitivement, un arrêt définitif de la chambre correctionnelle qui peut prendre des années et des années.

Les journalistes qui, à bon droit dénoncent et divulguent les malversations au Sénégal doivent, pour se prémunir contre les procès en diffamation qu’ils perdent toujours, avoir le courage de déposer eux mêmes plainte au principal contre les auteurs de malversations, puisque le ministére public qui devait normalement s’autosaisir refuse de le faire.

Basile Niane
Journaliste-Blogueur
Coordonnateur du Réseau des Blogueurs Sénégal

(Source : Sénégal Méedias, 18 novembre 2010)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4547/5623 Régulation des télécoms
  • 356/5623 Télécentres/Cybercentres
  • 3656/5623 Economie numérique
  • 1879/5623 Politique nationale
  • 5096/5623 Fintech
  • 567/5623 Noms de domaine
  • 2035/5623 Produits et services
  • 1526/5623 Faits divers/Contentieux
  • 761/5623 Nouveau site web
  • 5623/5623 Infrastructures
  • 1984/5623 TIC pour l’éducation
  • 190/5623 Recherche
  • 249/5623 Projet
  • 4287/5623 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2024/5623 Sonatel/Orange
  • 1635/5623 Licences de télécommunications
  • 285/5623 Sudatel/Expresso
  • 1032/5623 Régulation des médias
  • 1387/5623 Applications
  • 1562/5623 Mouvements sociaux
  • 1723/5623 Données personnelles
  • 150/5623 Big Data/Données ouvertes
  • 626/5623 Mouvement consumériste
  • 376/5623 Médias
  • 679/5623 Appels internationaux entrants
  • 1700/5623 Formation
  • 104/5623 Logiciel libre
  • 2450/5623 Politiques africaines
  • 1099/5623 Fiscalité
  • 171/5623 Art et culture
  • 591/5623 Genre
  • 1938/5623 Point de vue
  • 1075/5623 Commerce électronique
  • 1508/5623 Manifestation
  • 327/5623 Presse en ligne
  • 127/5623 Piratage
  • 218/5623 Téléservices
  • 1035/5623 Biométrie/Identité numérique
  • 367/5623 Environnement/Santé
  • 575/5623 Législation/Réglementation
  • 368/5623 Gouvernance
  • 1857/5623 Portrait/Entretien
  • 147/5623 Radio
  • 781/5623 TIC pour la santé
  • 290/5623 Propriété intellectuelle
  • 59/5623 Langues/Localisation
  • 1124/5623 Médias/Réseaux sociaux
  • 2103/5623 Téléphonie
  • 195/5623 Désengagement de l’Etat
  • 1047/5623 Internet
  • 118/5623 Collectivités locales
  • 418/5623 Dédouanement électronique
  • 1421/5623 Usages et comportements
  • 1048/5623 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 570/5623 Audiovisuel
  • 3629/5623 Transformation digitale
  • 396/5623 Affaire Global Voice
  • 365/5623 Géomatique/Géolocalisation
  • 405/5623 Service universel
  • 698/5623 Sentel/Tigo
  • 182/5623 Vie politique
  • 1866/5623 Distinction/Nomination
  • 34/5623 Handicapés
  • 714/5623 Enseignement à distance
  • 891/5623 Contenus numériques
  • 597/5623 Gestion de l’ARTP
  • 190/5623 Radios communautaires
  • 2073/5623 Qualité de service
  • 616/5623 Privatisation/Libéralisation
  • 134/5623 SMSI
  • 569/5623 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2823/5623 Innovation/Entreprenariat
  • 1576/5623 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 50/5623 Internet des objets
  • 192/5623 Free Sénégal
  • 990/5623 Intelligence artificielle
  • 201/5623 Editorial
  • 12/5623 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5623 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous