OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2018 > Novembre 2018 > Adoption du Code des communications électroniques : La controverse sur (…)

Adoption du Code des communications électroniques : La controverse sur l’article 27 se poursuit

vendredi 30 novembre 2018

Liberté d’expression/Censure de l’Internet

Le Code des communications électroniques qui a été voté le mercredi dernier à l’Assemblée nationale continue à faire parler de lui. Hier, la célébration des 10 ans d’existence du journal en ligne Pressafrik a été le prétexte pour blogueurs et journalistes de revenir sur l’article 27 de ce Code. Si certains sont en phase avec le ministre de la Communication Abdoulaye Bibi Baldé qui ne voit aucune menace dans cet article, d’autres comme le journaliste Ibrahima Lissa Faye sont persuadés de la nécessité de l’amender. Pour le blogueur Cheikh Fall, cet article dénote d’une réelle tentative de musellement de l’opinion.

Invités à réfléchir sur différentes problématiques allant de l’applicabilité et des contraintes de nouveaux textes pour la régulation des médias aux facteurs bloquants et bonnes pratiques concernant la prise en compte des femmes dans les médias, en passant par le rôle et les responsabilités des médias et réseaux sociaux pour des élections apaisées, les journalistes, blogueurs et autres acteurs des médias se sont aussi arrêtés sur le nouveau Code des communications électroniques qui venait d’être voté la veille, mercredi, à l’Assemblée nationale. Directeur du journal en ligne Pressafrik et président de l’Association des éditeurs professionnels de la presse en ligne (Appel), Ibrahima Lissa Faye s’inquiète de voir que ce Code a été voté sans que l’on n’ait amendé son article 27. « L’article 27 va poser beaucoup de problèmes », a-t-il dit en marge de la célébration hier des 10 ans d’existence de son journal en ligne. Il est clair pour lui que désormais les opérateurs comme l’Etat pourront s’appuyer sur cet article 27 pour « restreindre » ou « ralentir » la connexion internet. « Vous (Ndlr : les journalistes) n’aurez plus la possibilité d’envoyer vos éléments à distance, parce que la qualité de la connexion ne sera pas bonne pour permettre à votre élément d’arriver à bon port », explique-t-il. Pointant par ailleurs le doigt sur les restrictions pour les citoyens lambda qui « échangent et ont une vie sur internet ». « C’est là que se trouve le danger », alerte-t-il. Préconisant une régulation plus raisonnée et raisonnable.

Ce Code viole la neutralité de l’internet

Les préoccupations du journaliste sont aussi partagées par le blogueur Cheikh Fall. L’initiateur et fondateur de la Ligue africaine des web activistes pour la démocratie (Africtivistes) dénonce ce Code qui, en son article 27, « viole la neutralité de l’internet » au sens où il donne à une main étrangère ou externe la latitude d’intervenir sur un service acheté par une personne et à l’Etat le droit de juger que dans certains endroits ou chez certains publics, le réseau va être « bien utilisé » et que ça va « asphyxier » la connexion. « Cette prérogative, nous jugeons que ce n’est pas du rôle de l’Etat ou de l’Administration de l’avoir. C’est aux utilisateurs de faire usage de la connexion comme bon leur semble et d’essayer avec les outils à leur disposition d’accéder à internet sans entrave », lance-t-il. Aux yeux de M. Fall, il est clair qu’il y a à travers ce Code, et notamment en son article 27, une volonté « de musellement et de censure ». « Cette tentative de musellement est déclarée. Nous n’arrêtons pas de le dire (…) Les futurs ennemis de nos pseudodémocraties, de nos Etats ce ne sont plus des personnes avec des kalachnikovs, des poseurs de bombes. Ce sont les lanceurs d’alertes, les blogueurs, journalistes, les acteurs de l’information, ceux qu’on appelle aujourd’hui les journalistes citoyens. C’est à ces personnes qu’on veut couper la parole », déclare l’Africtiviste.

A l’orée de l’élection présidentielle, il soupçonne une volonté de couper l’accès au réseau à des personnes bien ciblées ou à des régions. « Supposons qu’il y ait une manifestation à la Place de l’Obélisque. Toutes les personnes présentes seront équipées de smartphones, feront des tweets, des live-Facebook et vont poster sur internet. Si eux décident qu’au niveau de Colobane et environs il y a un usage surévalué de l’accès à internet et qu’ils décident de couper cette partie ou de réduire la bande passante à ce niveau, nous qui sommes sur Twitter ne pourrons plus tweeter ; vous qui contactez vos correspondants sur WhatsApp ne pourrez plus les joindre… d’autres ne pourront plus faire des live-Facebook. C’est une forme de censure », note Cheikh Fall qui rappelle cependant que la société civile est bien outillée pour « contourner les contraintes ». « Au moment où les autorités pensent qu’elles ont le contrôle, elles sont de loin dépassées par la société civile grâce au numérique qui permet maintenant d’avoir la maîtrise, le contrôle sur certains outils et l’accès sans contrainte sur la technologie », explique-t-il.

C’est un malentendu

Le journaliste Adama Sow, qui est certain qu’il y a des moyens de contournement, voit en l’article 27, non pas une volonté de museler qui que ce soit, mais seulement un « malentendu ». « Certains parlent de censure, parce qu’ils n’ont pas compris l’esprit du texte. Ils pensent qu’avec cet article, les Sénégalais perdent leur liberté sur internet, notamment sur les grandes applications populaires WhatsApp, Facebook… », indique-t-il, reprochant à l’Etat de n’avoir pas assez expliqué le texte afin de lever toute équivoque et de rassurer les Sénégalais. « Ce n’est pas possible de censurer internet. C’est une vue de l’esprit. Il y a simplement une exigence pour l’Etat de réguler le secteur de l’internet qui génère beaucoup d’argent comme cela se fait dans beaucoup d’autres pays », soutient-il.

Aïssatou Ly

(Source : Le Quotidien, 30 novembre 2018)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4590/5099 Régulation des télécoms
  • 360/5099 Télécentres/Cybercentres
  • 3527/5099 Economie numérique
  • 1859/5099 Politique nationale
  • 5099/5099 Fintech
  • 556/5099 Noms de domaine
  • 1967/5099 Produits et services
  • 1486/5099 Faits divers/Contentieux
  • 815/5099 Nouveau site web
  • 5045/5099 Infrastructures
  • 1797/5099 TIC pour l’éducation
  • 198/5099 Recherche
  • 263/5099 Projet
  • 3344/5099 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1875/5099 Sonatel/Orange
  • 1653/5099 Licences de télécommunications
  • 281/5099 Sudatel/Expresso
  • 1034/5099 Régulation des médias
  • 1307/5099 Applications
  • 1079/5099 Mouvements sociaux
  • 1659/5099 Données personnelles
  • 144/5099 Big Data/Données ouvertes
  • 618/5099 Mouvement consumériste
  • 368/5099 Médias
  • 694/5099 Appels internationaux entrants
  • 1653/5099 Formation
  • 100/5099 Logiciel libre
  • 2087/5099 Politiques africaines
  • 1039/5099 Fiscalité
  • 172/5099 Art et culture
  • 598/5099 Genre
  • 1940/5099 Point de vue
  • 1094/5099 Commerce électronique
  • 1497/5099 Manifestation
  • 336/5099 Presse en ligne
  • 139/5099 Piratage
  • 211/5099 Téléservices
  • 951/5099 Biométrie/Identité numérique
  • 309/5099 Environnement/Santé
  • 354/5099 Législation/Réglementation
  • 382/5099 Gouvernance
  • 1816/5099 Portrait/Entretien
  • 146/5099 Radio
  • 781/5099 TIC pour la santé
  • 320/5099 Propriété intellectuelle
  • 62/5099 Langues/Localisation
  • 1141/5099 Médias/Réseaux sociaux
  • 2019/5099 Téléphonie
  • 195/5099 Désengagement de l’Etat
  • 1051/5099 Internet
  • 121/5099 Collectivités locales
  • 420/5099 Dédouanement électronique
  • 1170/5099 Usages et comportements
  • 1062/5099 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 570/5099 Audiovisuel
  • 3272/5099 Transformation digitale
  • 394/5099 Affaire Global Voice
  • 163/5099 Géomatique/Géolocalisation
  • 340/5099 Service universel
  • 674/5099 Sentel/Tigo
  • 179/5099 Vie politique
  • 1589/5099 Distinction/Nomination
  • 36/5099 Handicapés
  • 733/5099 Enseignement à distance
  • 721/5099 Contenus numériques
  • 601/5099 Gestion de l’ARTP
  • 184/5099 Radios communautaires
  • 1848/5099 Qualité de service
  • 454/5099 Privatisation/Libéralisation
  • 136/5099 SMSI
  • 492/5099 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2755/5099 Innovation/Entreprenariat
  • 1380/5099 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5099 Internet des objets
  • 172/5099 Free Sénégal
  • 665/5099 Intelligence artificielle
  • 293/5099 Editorial
  • 13/5099 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5099 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous