OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2012 > Mai > Abrogation du decret sur la taxation des appels entrants : L’Etat va (…)

Abrogation du decret sur la taxation des appels entrants : L’Etat va compenser le manque à gagner grâce à des mécanismes

vendredi 18 mai 2012

Appels internationaux entrants

L’Etat et les opérateurs de télécommunications veulent résorber le gap de recettes sur les prévisions de 50 milliards de francs Cfa que devrait générer la taxation des appels téléphoniques internationaux entrant au Sénégal. Seuls 26 milliards de francs Cfa en recettes seront engrangés pour l’exercice 2012. Le recouvrement du reste est attendu de la hausse du trafic.

L’abrogation du décret 2011-1271 instituant le contrôle et la taxation des communications téléphoniques internationales entrant au Sénégal, entrée en vigueur depuis mardi dernier, a occasionné un gap en ressources financières à l’Etat du Sénégal qu’il faut combler grâce à la hausse du trafic et par d’autres leviers. Selon le ministre de la Communication, des Télécommunications et des Tic, Abou Lô, sur les 50 milliards de francs Cfa de recettes prévues, seulement 26 milliards seront récoltés pour l’exercice 2012. La suppression de la surtaxe sur les appels téléphoniques internationaux entrants est intervenue au terme de négociations entre l’Etat et les opérateurs de télécommunications.
Ces négociations ont abouti à la signature, le 5 mai dernier, d’un protocole d’accord entre les différentes parties. L’abrogation du décret est fondée sur plusieurs raisons dont la perte de recettes engendrée par l’importante réduction du volume du trafic sur l’international, a expliqué M. Lô, avant-hier, à l’occasion d’une conférence de presse, au siège de son ministère. « Cette surtaxe a entraîné une baisse des recettes aussi bien pour les opérateurs que pour l’Etat, et a surtout constitué une charge supplémentaire pour la Diaspora sénégalaise », regrette M. Lô. La situation ainsi créée est contraire à l’objectif initial : permettre à l’Etat de récolter 50 milliards de francs Cfa de recettes fiscales par an. Ainsi, poursuit le ministre, au terme d’une concertation avec les différents opérateurs, un accord de principe a été conclu pour que ces 26 milliards constituant les redevances attendues au 15 mai (ce sont les estimations de recettes d’avril et mai) soient versés au Trésor public. Le recouvrement du gap est attendu de la reprise (hausse) du trafic, la réduction des dépenses budgétaires et d’autres leviers que l’Etat va activer.

Application de la réciprocité

Déjà, des négociations ont été engagées avec les opérateurs pour accompagner l’Etat dans sa démarche et faciliter la résorption de ce gap, a ajouté Abou Lô. « La levée de la surtaxe va générer des recettes exceptionnelles qui viendront s’ajouter à d’autres mesures qui vont bientôt entrer en vigueur et permettront à l’Etat de faire des économies substantielles », annonce Mme Gnagna Sow, conseillère technique du ministère de l’Economie et des Finances. En réalité, explique le directeur général de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp), Thierno Souleymane Sall, le gap à rattraper n’aurait pas été important s’il n’y avait pas d’engagements pris avec les bailleurs de fonds et l’inscription de ces recettes dans des rubriques du budget. « Ces recettes sont inscrites dans la loi des finances, il y a des charges qu’elles doivent supporter donc nous sommes dans l’obligation de combler ce gap », précise M. Sall.

Les pertes de recettes pour l’Etat provoquées par cette surtaxe se sont fait sentir dans la baisse des revenus sur les valeurs mobilières, de l’impôt sur les sociétés et du dividende (puisque l’Etat est actionnaire à la Sonatel), indique Mme Sow. Selon la conseillère technique du ministère de l’Economie et des Finances, la surtaxe a également entraîné une fraude massive mais surtout une hausse du coût du téléphone du fait de l’application du principe de la réciprocité par certains Etats africains comme le Mali. Il s’y ajoute un important déséquilibre de la balance internationale. Toutefois, « le bilan à mi-parcours nous a permis de dire que la levée de cette surtaxe va générer un peu de recettes qui seront favorisées par la reprise du trafic international », affirme Mme Sow. Cette suppression de la surtaxe sur les appels téléphoniques internationaux entrant au Sénégal est une promesse de plus que le président de la République Macky Sall vient d’honorer, rappelle le ministre de la Communication, des Télécommunications et des Tic.

Le contrôle du trafic, une obligation étatique

Les responsables du secteur national des télécommunications ont levé toute équivoque sur les prérogatives de l’Etat qui, indique le ministre de la Communication, des Télécommunications et des Tic, Abou Lô, travaille à la mise en place d’un système de contrôle efficace. « Les appels entrants et la lutte contre la fraude relèvent des prérogatives de l’Etat », a rappelé M. Lô. Il a ainsi rejeté toute corrélation entre la surtaxe et le contrôle sur les appels entrants. « Il ne faut pas faire une corrélation entre la surtaxe et le contrôle parce que l’Etat a l’obligation de contrôler le trafic aussi bien pour les appels entrants ou sortants que ceux circulant à l’intérieur du pays », affirme le ministre de la Communication, des Télécommunications et des Tic. Abou Lô écarte ainsi tout lien entre ce contrôle et le souci de l’Etat d’augmenter ses recettes fiscales. « Nous avons supprimé la surtaxe mais l’Etat a le devoir et l’obligation de contrôler son territoire », précise le ministre. Dans la même veine, le directeur général de l’Artp, estime que l’Etat a les moyens nécessaires pour assurer ce contrôle dans un climat apaisé pour que les opérateurs soient rassurés.

Adama Mbodj

(Source : Le Soleil, 18 juin 2012)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 5670/6634 Régulation des télécoms
  • 469/6634 Télécentres/Cybercentres
  • 4654/6634 Economie numérique
  • 2229/6634 Politique nationale
  • 6587/6634 Fintech
  • 683/6634 Noms de domaine
  • 3119/6634 Produits et services
  • 2037/6634 Faits divers/Contentieux
  • 938/6634 Nouveau site web
  • 6634/6634 Infrastructures
  • 2128/6634 TIC pour l’éducation
  • 261/6634 Recherche
  • 341/6634 Projet
  • 4538/6634 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2453/6634 Sonatel/Orange
  • 2009/6634 Licences de télécommunications
  • 343/6634 Sudatel/Expresso
  • 1824/6634 Régulation des médias
  • 1715/6634 Applications
  • 1557/6634 Mouvements sociaux
  • 2324/6634 Données personnelles
  • 161/6634 Big Data/Données ouvertes
  • 786/6634 Mouvement consumériste
  • 494/6634 Médias
  • 835/6634 Appels internationaux entrants
  • 2167/6634 Formation
  • 123/6634 Logiciel libre
  • 2871/6634 Politiques africaines
  • 1340/6634 Fiscalité
  • 219/6634 Art et culture
  • 805/6634 Genre
  • 2207/6634 Point de vue
  • 1308/6634 Commerce électronique
  • 1885/6634 Manifestation
  • 405/6634 Presse en ligne
  • 169/6634 Piratage
  • 251/6634 Téléservices
  • 1184/6634 Biométrie/Identité numérique
  • 407/6634 Environnement/Santé
  • 515/6634 Législation/Réglementation
  • 456/6634 Gouvernance
  • 2280/6634 Portrait/Entretien
  • 196/6634 Radio
  • 1055/6634 TIC pour la santé
  • 354/6634 Propriété intellectuelle
  • 65/6634 Langues/Localisation
  • 1685/6634 Médias/Réseaux sociaux
  • 2680/6634 Téléphonie
  • 247/6634 Désengagement de l’Etat
  • 1398/6634 Internet
  • 146/6634 Collectivités locales
  • 533/6634 Dédouanement électronique
  • 1407/6634 Usages et comportements
  • 1339/6634 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 709/6634 Audiovisuel
  • 4429/6634 Transformation digitale
  • 476/6634 Affaire Global Voice
  • 262/6634 Géomatique/Géolocalisation
  • 426/6634 Service universel
  • 952/6634 Sentel/Tigo
  • 248/6634 Vie politique
  • 2023/6634 Distinction/Nomination
  • 57/6634 Handicapés
  • 938/6634 Enseignement à distance
  • 1035/6634 Contenus numériques
  • 754/6634 Gestion de l’ARTP
  • 294/6634 Radios communautaires
  • 2295/6634 Qualité de service
  • 589/6634 Privatisation/Libéralisation
  • 177/6634 SMSI
  • 673/6634 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3584/6634 Innovation/Entreprenariat
  • 1799/6634 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 63/6634 Internet des objets
  • 226/6634 Free Sénégal
  • 952/6634 Intelligence artificielle
  • 248/6634 Editorial
  • 7/6634 Gaming/Jeux vidéos
  • 34/6634 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous