OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2021 > Décembre 2021 > ATDA 2021  : infrastructures et sécurité comme leviers de la souveraineté (…)

ATDA 2021  : infrastructures et sécurité comme leviers de la souveraineté numérique de l’Afrique ?

vendredi 3 décembre 2021

Manifestation

«  Infrastructures et souveraineté numérique, comment relever le défi  ? Stratégie d’accélération du digital et cloud souverain en Afrique  ». C’est le thème qui a été débattu lors du premier panel de la dixième édition des Assises de la transformation digitale en Afrique (ATDA), co-organisée par Cio Mag et la Commission nationale de contrôle de protection des données à Caractère Personnel (CNDP), en partenariat avec l’Université Mohammed VI polytechnique (UMP6) et l’Agence de développement du digital (ADD).

Ce premier panel du jeudi 25 novembre était constitué de Amine Kandil, fondateur et directeur général de N+ONE Data Centers, Lin Mombo, président du Conseil africain des régulateurs, Touhami Rabii, président de GEMADEC, Mehdi Kettani, directeur général DXC.CDG Maroc et Dr Raphaël Kouamé Koffi, directeur de la transformation digitale de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui intervenait par visio-conférence, sous la modération de Sinatou Saka journaliste à France 24 et RFI.

Dans sa communication axée sur les défis auxquels l’Afrique fait face en matière de souveraineté numérique, Dr Raphaël Kouamé Koffi a indiqué que le manque «  d’infrastructures de connectivité et de localisation des données (Datacenters)  » est le défi majeur du continent. A ces défis s’ajoute «  la faible sécurité des infrastructures existantes  ».

Revenant sur la leçon à tirer du Covid-19, le directeur de la transformation digitale de la CEDEAO a affirmé que la pandémie du Coronavirus a favorisé la pénétration d’internet en Afrique de l’Ouest, qui «  a connu une forte croissance d’utilisation allant de 47 % à 56 % entre décembre 2019 et décembre 2020  ».

Les régulateurs face à la souveraineté numérique

Selon Lin Mombo, le rôle des régulateurs dans la promotion de la souveraineté numérique en Afrique est de veiller à l’application effective des règlements mis en place par les chefs d’Etats en matière de communications électroniques et porter l’innovation pour promouvoir les échanges entre les pays africains. Cette mission constitue le fer de lance de l’alliance Smart Africa qui vise à assurer un accès abordable «  aux larges bandes et aux TIC, à travers la construction d’infrastructures de télécommunications africaines qui permettraient de connecter toute l’Afrique  ».

De son côté, Mehdi Kettani, directeur général de DXC.CDG Maroc a axé son intervention sur le sens de la souveraineté numérique. Selon lui, la souveraineté n’est pas qu’une question d’infrastructure. “L’objectif c’est d’arriver à assumer. Il faut donc pouvoir établir des standards”, dit-il. Pour illustrer son point de vue, il s’est servi de l’exemple de son entreprise qui possède un Datacenter certifié tiers III à Rabat et qui est dupliqué à Casablanca pour assurer l’accompagnement de ses clients vers le cloud.

Un point de vue soutenu par Touhami Rabii, président de GEMADEC qui a orienté sa communication sur l’hébergement, la sécurité des données et la promotion de l’éducation numérique en Afrique. S’agissant de l’apport du secteur privé dans la souveraineté numérique, Amine Kandil, note que «  le privé doit jouer un rôle de leader et de locomotive en partenariat avec le public pour rapprocher les solutions plus près des utilisateurs  ».

Stratégies pour un cloud souverain en Afrique

Du premier tour de table, il ressort que les défis sont énormes en termes de souveraineté numérique en Afrique. Partant de ce constat, décideurs, chefs d’entreprises et gouvernements sont amenés à se poser plusieurs questions : quelles stratégies d’accélération du digital ? Quid de la mise en place d’un cloud souverain en Afrique ?

Tous les panelistes sont unanimes sur la mutualisation des forces entre Etats. «  La solution est panafricaine. Cela implique la collaboration avec tous nos frères africains pour nous permettre de déployer cette souveraineté numérique de tous les Etats africains. On doit pouvoir construire des capacités à travailler ensemble sans être hyper dépendants  », propose M. Kettani.

«  L’Afrique à une population jeune. De ce fait, elle doit être utilisée au profit de la transformation digitale. D’où la nécessité de former les jeunes. L’Afrique doit s’unir pour définir une réglementation protectrice de ses données. Les Etats africains incluant les membres de la CEDEAO en ont pris conscience  », déclare Raphaël Kouamé Koffi.

Pour sa part, Touhami Rabii propose la mise en place d’une stratégie de «  financement des projets et d’attribution de marchés publics adaptée au contexte africain  » en vue de renforcer la confiance mutuelle entre les pays africains. Cette piste est relativisée par Amine Kandil qui plaide pour «  l’ouverture d’esprit et la collaboration entre les Etats africains et les Gafam  ».

Cela dit, le continent africain est-il prêt pour mettre en place ces stratégies  ? Lin Mombo note que la démonstration en est flagrante aujourd’hui avec tous les grands projets menés par l’lliance Smart Africa. «  La confiance a été établie entre les pays africains. La formation au niveau des zones rurales, c’est-à-dire les gens doivent avoir un minimum d’instruction sur tout ce qui est mis à leur disposition pour faciliter la digitalisation  ».

Les propositions susmentionnées sur l’accélération du digital et le cloud souverain en Afrique ont servi de conclusion pour ce premier panel qui a duré une heure et demie.

Enock Bulonza

(Source : CIO Mag, 3 décembre 2021)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4618/5198 Régulation des télécoms
  • 357/5198 Télécentres/Cybercentres
  • 3502/5198 Economie numérique
  • 1811/5198 Politique nationale
  • 5064/5198 Fintech
  • 545/5198 Noms de domaine
  • 2017/5198 Produits et services
  • 1608/5198 Faits divers/Contentieux
  • 805/5198 Nouveau site web
  • 5198/5198 Infrastructures
  • 1848/5198 TIC pour l’éducation
  • 197/5198 Recherche
  • 251/5198 Projet
  • 3757/5198 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2162/5198 Sonatel/Orange
  • 1656/5198 Licences de télécommunications
  • 281/5198 Sudatel/Expresso
  • 1111/5198 Régulation des médias
  • 1327/5198 Applications
  • 1134/5198 Mouvements sociaux
  • 1733/5198 Données personnelles
  • 238/5198 Big Data/Données ouvertes
  • 677/5198 Mouvement consumériste
  • 375/5198 Médias
  • 661/5198 Appels internationaux entrants
  • 1679/5198 Formation
  • 97/5198 Logiciel libre
  • 2147/5198 Politiques africaines
  • 1026/5198 Fiscalité
  • 198/5198 Art et culture
  • 627/5198 Genre
  • 1993/5198 Point de vue
  • 1089/5198 Commerce électronique
  • 1599/5198 Manifestation
  • 332/5198 Presse en ligne
  • 135/5198 Piratage
  • 210/5198 Téléservices
  • 1051/5198 Biométrie/Identité numérique
  • 331/5198 Environnement/Santé
  • 362/5198 Législation/Réglementation
  • 373/5198 Gouvernance
  • 1840/5198 Portrait/Entretien
  • 147/5198 Radio
  • 802/5198 TIC pour la santé
  • 291/5198 Propriété intellectuelle
  • 63/5198 Langues/Localisation
  • 1118/5198 Médias/Réseaux sociaux
  • 2072/5198 Téléphonie
  • 204/5198 Désengagement de l’Etat
  • 1221/5198 Internet
  • 138/5198 Collectivités locales
  • 428/5198 Dédouanement électronique
  • 1304/5198 Usages et comportements
  • 1192/5198 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 561/5198 Audiovisuel
  • 3373/5198 Transformation digitale
  • 384/5198 Affaire Global Voice
  • 184/5198 Géomatique/Géolocalisation
  • 334/5198 Service universel
  • 687/5198 Sentel/Tigo
  • 188/5198 Vie politique
  • 1692/5198 Distinction/Nomination
  • 37/5198 Handicapés
  • 714/5198 Enseignement à distance
  • 736/5198 Contenus numériques
  • 596/5198 Gestion de l’ARTP
  • 183/5198 Radios communautaires
  • 1870/5198 Qualité de service
  • 461/5198 Privatisation/Libéralisation
  • 138/5198 SMSI
  • 498/5198 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2774/5198 Innovation/Entreprenariat
  • 1371/5198 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5198 Internet des objets
  • 176/5198 Free Sénégal
  • 936/5198 Intelligence artificielle
  • 198/5198 Editorial
  • 11/5198 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5198 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous