OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2009 > Avril > ASI, Sonatel, SUNEOR, ICS, Méridien Président, TRANSRAIL... : Un « front (…)

ASI, Sonatel, SUNEOR, ICS, Méridien Président, TRANSRAIL... : Un « front unitaire » en place pour défendre la souveraineté et le patriotisme économiques

mercredi 22 avril 2009

Désengagement de l’Etat

Loin du dialogue et des revendications sociales, patronat et syndicalistes se sont unis comme un seul homme pour crier leur amertume face à l’attitude de l’Etat sur les concessions et privatisation. Les jalons d’un « front unitaire » sont posés dans l’optique de défendre un patriotisme économique.

Les organisations patronales et professionnelles ont tenu hier, mardi 21 avril, la première concertation sur la souveraineté et le patriotisme économiques pour partager avec représentants de pouvoirs exécutifs et législatifs, des syndicats de travailleurs, de la société civile... leurs appréhensions et leur vision sur des sujets majeurs qui les préoccupent.

Dans leur propos liminaires, les initiateurs de cette rencontre ont estimé que parler de privatisation, de concessions et de libéralisation, appelle de leur part quatre questions essentielles que sont : « Quels est aujourd’hui le portefeuille de l’Etat ? », « Quelle est la visibilité et la lisibilité de la politique de l’Etat à court, moyen et long terme ? », « Qu’entendons-nous par secteur stratégique ? », « Quelle place l’État accorde t-il aux acteurs socio-économiques nationaux (secteur privé, syndicats de travailleurs, société civile) ? » Pour eux, ces questions se posent aujourd’hui pour la Sonatel, Air Sénégal International, Transrail, DP Word, Sudatel, Suneor, Senelec, ICS, Méridien Président et pour bien d’autres entreprises.

Les organisations patronales et professionnelles estiment que ces interrogations sus citées se posent aussi avec beaucoup plus d’acuité au niveau du secteur bancaire où ils notent une quasi absence du capital national (Etat, secteur privé).

Patronat et syndicalistes sont allés dans le même sens pour fustiger ce qu’ils appellent leur mis à l’écart. Ce qui les empêche de prendre leur place sur les concessions et privatisations.

Le président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), Mansour Cama, a fait remarquer que : « au rythme où vont les choses, l’État va en direction du désistement de son portefeuille au profit d’opérateurs étrangers ». M. Cama fait savoir que « le secteur privé national réclame sa place dans toutes ces opérations passées, présents et futures ».

Le Président de l’Unacois-Jappo, M. Idy Thiam a affirmé : « désormais, avant la vente de n’importe quelle action de l’Etat dans une société donnée, nous voulons qu’une concertations soit menée au préalable avec le secteur privé sénégalais ». M. Ibrhima Lô de la même organisation a fait remarquer que : « Le Sénégal est une exception dans le monde concernant le traitement qu’un État réserve à son secteur privé national ». Même son de cloche pour le représentant du Mouvement des entreprises du Sénégal (Mdes). Sur cette lancée, le président du Groupement économique sénégalais (Ges), M. Sonhibou Guèye, pense que « l’indépendance politique sans l’indépendance économique ne veut rien dire ». Il propose ainsi au secteur privé national d’initier une démarche cohérente et proposer une alternative au gouvernement.

Le Président du Conseil national du patronat (Cnp), M. Baïdy Agne pense que cette mobilisation est un constat d’échec du partenariat public-privé. Il estime que si tout allait bien, ce genre de débat devait se tenir dans les années 1969. M. Agne appelle ses homologues à accepter la faiblesse du secteur privé qui, selon lui, s’explique au fait que le travail d’accompagnement qui devait se faire par les autorités n’a pas été fait. C’est ainsi qu’il fait savoir que : « le secteur privé est décidé à faire un front unitaire pour faire face à cette situation ».

Dans cette nouvelle démarche, le patronat n’a pas hésité à tendre la main aux syndicats de travailleurs dont la totalité ayant pris part à cette rencontre a magnifié son engagement à accompagner cette dynamique. Un mouvement que le secrétaire général de la Cnts/Fc, Cheikh Diop qualifie de « prise de conscience collective ». Son homologue de la Cnts, Lamine Fall, Secrétaire général adjoint de ce mouvement syndical fait remarquer que « depuis l’avènement de l’alternance, le Sénégal est transformé en souk parce que tous les produits consommés sont importés ». Il fait remarquer que : « un pays ne peut pas développer sans entreprises ». M. Baïla Sow du syndicat des travailleurs des transports aérien affirme que : « Au Sénégal, on ne fait pas confiance à l’expertise nationale ». Le secrétaire général de la Confédération démocratique des syndicats libres (Cdsl), M. Ibrahima Sarr pense que pour mener à bien cette lutte, « il faut que le patronat soit plus soudé parce qu’on a constaté que le secteur privé a réagi un peu tardivement face à cette situation ».

Même si elles adhèrent pleinement à cette dynamique, les organisations syndicales ne se sont pas retenues de poser certaines conditionnalités allant dans le sens de la prise en compte des préoccupations des travailleurs. Cheikh Diop de la Cnts/Fc pense « les préoccupations des travailleurs doivent être au cœur de cet élan de solidarité ». Il fait ainsi savoir au patronat que « Les travailleurs veulent une entreprises équitable ». Ibrahima Sarr de la Cdsl a parlé de la définition des conditions du partage de fruits si toute fois que le combat serait gagné.

Si M. Serigne Mboup, Président Directeur général du groupe CCBM a proposé la mise en place d’un fond d’investissement par le secteur privé, Mamadou Aïdara Diop, secrétaire général des travailleurs de la Sonatel pense que « tous les acteurs doivent s’accorder pour mettre en place une coalition nationale pour la transparence et la bonne gouvernance ». Ce qui, selon lui, « devrait être une plateforme pour faire rapatrié l’argent que des Sénégalais ont expatrié d’une manière nébuleuse ».

Bakary Dabo

(Source : Sud Quotidien, 22 avril 2009)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2344/2892 Régulation des télécoms
  • 182/2892 Télécentres/Cybercentres
  • 1785/2892 Economie numérique
  • 920/2892 Politique nationale
  • 2892/2892 Fintech
  • 269/2892 Noms de domaine
  • 1184/2892 Produits et services
  • 750/2892 Faits divers/Contentieux
  • 376/2892 Nouveau site web
  • 2797/2892 Infrastructures
  • 945/2892 TIC pour l’éducation
  • 95/2892 Recherche
  • 125/2892 Projet
  • 1833/2892 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1139/2892 Sonatel/Orange
  • 826/2892 Licences de télécommunications
  • 144/2892 Sudatel/Expresso
  • 530/2892 Régulation des médias
  • 789/2892 Applications
  • 533/2892 Mouvements sociaux
  • 851/2892 Données personnelles
  • 67/2892 Big Data/Données ouvertes
  • 299/2892 Mouvement consumériste
  • 180/2892 Médias
  • 325/2892 Appels internationaux entrants
  • 889/2892 Formation
  • 49/2892 Logiciel libre
  • 1305/2892 Politiques africaines
  • 513/2892 Fiscalité
  • 85/2892 Art et culture
  • 297/2892 Genre
  • 891/2892 Point de vue
  • 606/2892 Commerce électronique
  • 742/2892 Manifestation
  • 164/2892 Presse en ligne
  • 64/2892 Piratage
  • 114/2892 Téléservices
  • 502/2892 Biométrie/Identité numérique
  • 154/2892 Environnement/Santé
  • 174/2892 Législation/Réglementation
  • 180/2892 Gouvernance
  • 907/2892 Portrait/Entretien
  • 74/2892 Radio
  • 425/2892 TIC pour la santé
  • 143/2892 Propriété intellectuelle
  • 30/2892 Langues/Localisation
  • 564/2892 Médias/Réseaux sociaux
  • 1049/2892 Téléphonie
  • 98/2892 Désengagement de l’Etat
  • 570/2892 Internet
  • 59/2892 Collectivités locales
  • 218/2892 Dédouanement électronique
  • 566/2892 Usages et comportements
  • 527/2892 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 283/2892 Audiovisuel
  • 1812/2892 Transformation digitale
  • 193/2892 Affaire Global Voice
  • 80/2892 Géomatique/Géolocalisation
  • 168/2892 Service universel
  • 336/2892 Sentel/Tigo
  • 89/2892 Vie politique
  • 820/2892 Distinction/Nomination
  • 17/2892 Handicapés
  • 355/2892 Enseignement à distance
  • 349/2892 Contenus numériques
  • 297/2892 Gestion de l’ARTP
  • 91/2892 Radios communautaires
  • 944/2892 Qualité de service
  • 218/2892 Privatisation/Libéralisation
  • 74/2892 SMSI
  • 242/2892 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1382/2892 Innovation/Entreprenariat
  • 682/2892 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2892 Internet des objets
  • 85/2892 Free Sénégal
  • 430/2892 Intelligence artificielle
  • 100/2892 Editorial
  • 2/2892 Gaming/Jeux vidéos
  • 13/2892 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous