OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2008 > Juin > 3 questions à Ibrahima Wade, Secrétaire permanent de la SCA : “ Création de (…)

3 questions à Ibrahima Wade, Secrétaire permanent de la SCA : “ Création de 250 000 emplois dans les Tics d’ici 2015 ”

mardi 17 juin 2008

Politique nationale

Les 5 groupes des grappes respectives, constitués de représentants de l’administration, du secteur privé et de la société civile, ont participé à l’atelier pour le lancement de la 3ème phase de la Stratégie de croissance accélérée (SCA) censée porter le Sénégal sur les rails de l’émergence économique. A la conclusion de la formulation des plans d’actions, le secrétaire permanent, Ibrahima Wade, avait fait avec notre reporter un tour d’horizon des enjeux et des tenants de ce qui devrait « impulser la dynamique ».

M. le secrétaire permanent, quels sont les enjeux de la série d’ateliers des 5 grappes de la SCA et qu’est-ce qui va suivre ?

La première finalité, c’est qu’après la validation politique à travers la Loi d’orientation de la SCA et du dispositif de gestion et de mise en œuvre, on passe à la phase opérationnelle. C’est un peu le mandat que nous avait assigné le dernier comité technique présidé par le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances. Cette série de rencontres a pour but de remobiliser l’ensemble des acteurs, leur permettre de se réapproprier la vision, mais surtout, les différentes mesures arrêtées dans les plans d’action. Pour chacune des grappes (textile-habillement, produits de la mer-aquaculture, agriculture-agro-industries, Tics-téléservices et tourisme-artisanat d’art), il s’agit aussi d’arriver à deux résultats. D’abord, pour ce qui reste de l’année 2008, identifier 7 à 8 mesures à réaliser au plus tard à la fin de l’année. Ensuite, chaque groupe devra élaborer une feuille de route pour les prochaines étapes. C’est-à-dire, 1comment elles entendent procéder à leur niveau, comment elles vont s’organiser pour relever le défi de cette mission qui leur est confiée. Je rappelle que la mise en œuvre de la SCA, de manière pratique et opérationnelle, c’est l’affaire du secteur privé, en partenariat avec le secteur public, à travers cette belle formule appelée la grappe de croissance et réunissant le public, le privé, le monde de la recherche, l’université, la société civile, les partenaires au développement. En tout cas, tous ceux qui permettent un bon pilotage au quotidien de la stratégie.

La SCA a été définie dans un autre contexte. Est-ce que la crise actuelle ne vient pas remettre en cause la pertinence de ces choix ?

Non. Il faut d’abord dire que la SCA est partie d’un long processus de réflexion et d’analyse de la structure de l’économie sénégalaise, pour identifier les secteurs porteurs, pouvant nous permettre de diversifier les sources de la croissance. Pour justement contourner tous les aléas qui peuvent naître d’une dépendance sur une ou deux filières. C’est donc après un processus d’analyse approfondie des opportunités, des forces et faiblesses de l’ensemble des secteurs, nous avons pu arrêter cette liste prioritaire de 5 grappes. Elles ont été choisies sur la base du potentiel de valeur ajoutée, de contribution à la croissance et au développement, à l’exportation et donc à l’entrée de devises, à la création d’emplois productifs et durables. A titre d’exemple, l’ambition pour les Tics, est la création de 250 000 emplois d’ici 2015. On en est aujourd’hui à 50 000 emplois créés. Il y a donc une importante marge de progression. En termes de part du PIB, de 4 % entre 2004 et 2008, on vise les 15 % à l’horizon 2015. Pour dire qu’il y a beaucoup d’espoirs. Et par rapport à la crise que vous mentionnez, je crois au contraire que ça renforce la croissance accélérée. Bien entendu, ce n’est pas une réponse à effet immédiat, puisqu’il y a une phase intérimaire de 2007 à 2010, la SCA devant produire le plein effet dans une perspective à long terme pour installer le Sénégal dans le camp de l’émergence d’ici 2015. En attendant, une réponse a été proposée par le Chef de l’Etat. C’est la Goana (Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance -ndlr) qui est une réaction urgente pour répondre à la conjoncture actuelle. Au même moment, la grappe agro-industrie de la SCA a conscience de la nécessité de prendre en charge la dimension des cultures vivrières et céréalières pour la satisfaction de la demande intérieure, parallèlement aux cultures d’exportations, pour freiner les importations massives. Il y a donc une réponse urgente à travers la Goana qui peut être considérée comme la « fast track », pour faire face à la crise alimentaire et un programme d’actions qui vise à diversifier la production pour asseoir, à terme, les bases solides pour un développement durable de l’économie sénégalaise. Il y a également que les acteurs ont décidé de revisiter le plan d’action pour intégrer la dimension transformation et commercialisation. Autant d’éléments pour montrer qu’il y a une bonne articulation avec la politique agricole.

La question de l’accompagnement nécessaire s’est posée à chaque atelier. Avez-vous bon espoir que les moyens suivront ?

Ce que je peux dire, c’est que la SCA, c’est d’abord l’affaire de l’Etat. Bien entendu, le secteur privé aura un rôle primordial et prépondérant à jouer. Mais, il y a un leadership fort, puisque le ministre de l’Economie et des Finances qui assure la présidence du Comité technique, avait validé la démarche qui a consisté à réunir les grappes pour identifier avec elles les 1ères mesures prioritaires. Et comme l’a montré la réunion du groupe consultatif de Paris (en octobre 2007 -ndlr), cela permet de définir un ordre de priorité dans l’identification des fonds à affecter et le ministre des Finances a pris les engagements qu’il faut. Tant qu’on n’était pas dans un cadre de mise en œuvre, on ne pouvait pas mettre des ressources. Mais, il est évident que la SCA étant un programme du gouvernement, en relation avec ses partenaires, les dispositions seront prises par le ministre de l’Economie et des Finances à qui nous rendons compte, pour que les actions prioritaires trouvent les moyens nécessaires de leur mise en œuvre, y compris dans le cadre de la coopération internationale auprès des partenaires au développement. Il reste entendu, qu’il va falloir revisiter les coûts indicatifs des plans d’actions arrêtés, pour les actualiser ou les confirmer. Mais, à ce moment-là, il faudra pouvoir dire au gouvernement, par rapport aux ressources sollicitées, voilà les résultats attendus en termes de contribution à la croissance économique.

Propos recueillis par Fara Sambe

(Source : Le Soleil, 17 juin 2008)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4428/5076 Régulation des télécoms
  • 353/5076 Télécentres/Cybercentres
  • 3413/5076 Economie numérique
  • 1786/5076 Politique nationale
  • 5076/5076 Fintech
  • 526/5076 Noms de domaine
  • 2291/5076 Produits et services
  • 1508/5076 Faits divers/Contentieux
  • 748/5076 Nouveau site web
  • 4976/5076 Infrastructures
  • 2234/5076 TIC pour l’éducation
  • 191/5076 Recherche
  • 251/5076 Projet
  • 3366/5076 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1857/5076 Sonatel/Orange
  • 1630/5076 Licences de télécommunications
  • 277/5076 Sudatel/Expresso
  • 1016/5076 Régulation des médias
  • 1285/5076 Applications
  • 1128/5076 Mouvements sociaux
  • 1671/5076 Données personnelles
  • 130/5076 Big Data/Données ouvertes
  • 610/5076 Mouvement consumériste
  • 370/5076 Médias
  • 656/5076 Appels internationaux entrants
  • 1624/5076 Formation
  • 92/5076 Logiciel libre
  • 1978/5076 Politiques africaines
  • 995/5076 Fiscalité
  • 174/5076 Art et culture
  • 582/5076 Genre
  • 1791/5076 Point de vue
  • 1013/5076 Commerce électronique
  • 1490/5076 Manifestation
  • 328/5076 Presse en ligne
  • 128/5076 Piratage
  • 210/5076 Téléservices
  • 912/5076 Biométrie/Identité numérique
  • 309/5076 Environnement/Santé
  • 342/5076 Législation/Réglementation
  • 360/5076 Gouvernance
  • 1767/5076 Portrait/Entretien
  • 144/5076 Radio
  • 777/5076 TIC pour la santé
  • 277/5076 Propriété intellectuelle
  • 58/5076 Langues/Localisation
  • 1171/5076 Médias/Réseaux sociaux
  • 2022/5076 Téléphonie
  • 198/5076 Désengagement de l’Etat
  • 1063/5076 Internet
  • 117/5076 Collectivités locales
  • 447/5076 Dédouanement électronique
  • 1104/5076 Usages et comportements
  • 1042/5076 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 564/5076 Audiovisuel
  • 3257/5076 Transformation digitale
  • 394/5076 Affaire Global Voice
  • 172/5076 Géomatique/Géolocalisation
  • 318/5076 Service universel
  • 683/5076 Sentel/Tigo
  • 179/5076 Vie politique
  • 1539/5076 Distinction/Nomination
  • 36/5076 Handicapés
  • 744/5076 Enseignement à distance
  • 774/5076 Contenus numériques
  • 588/5076 Gestion de l’ARTP
  • 181/5076 Radios communautaires
  • 1800/5076 Qualité de service
  • 443/5076 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5076 SMSI
  • 470/5076 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2735/5076 Innovation/Entreprenariat
  • 1374/5076 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5076 Internet des objets
  • 173/5076 Free Sénégal
  • 670/5076 Intelligence artificielle
  • 203/5076 Editorial
  • 2/5076 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5076 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous