twitter facebook rss
Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Un projet de service universel pour le monde rural : AmiFone veut séduire la région de Matam

jeudi 27 décembre 2007

Le groupe Amitelo, spécialisé dans les services téléphoniques à travers Internet, est candidat à l’exploitation du service universel proposée par l’Artp par un appel d’offres. Son représentant au Sénégal, présente les avantages de leur proposition.

Amitelo propose le service AmiFone aux opérateurs de la région de Matam. Dans le cadre de l’appel d’offres lancé par l’Artp, qui vise à offrir la téléphonie aux usagers de la région la plus enclavée du Sénégal, par le biais du service universel, Amitelo, une entreprise internationale installée depuis quelques années au Sénégal, a présenté son AmiFone, qui vise, selon les dires de Gora Diaw, son représentant à Dakar, à répondre aux besoins des populations rurales, qui ont des spécificités différentes de celles des grandes villes.

Amitelo, qui veut dire, « Amitié dans les télécommunications par une organisation, est une Multinationale dont le siége est à Zurich, et cotée à la Bourse de Franc fort. Le groupe a deux opérateurs de télécommunications nationales en Allemagne, 17 filiales à travers le monde dont 3 en Afrique, y compris celle du Sénégal, qui dirige 2 sous-filiales au Mali et au Burkina. il projette d’en ouvrir d’autres en Mauritanie et en Guinée-Bissau.

M. Diaw explique : « Le Gsm reste trop cher pour plus de 60% de la population en Afrique, et la solution technologique VoIp permet encore de diminuer les coûts des appels de plus de 30%. Cette réduction permettra à la téléphonie de devenir réellement un produit de consommation courante pour toute la population, en offrant des contenus multimédia adaptés aux besoins des populations. »

C’est cette possibilité qui va être mise à la disposition des populations de la région de Matam, dans l’hypothèse où c’est la solution AmiFone qui est retenue par le régulateur national. M. Diaw indique que AmiFone cible des populations enclavées et rurales. Il ajoute d’ailleurs, que AmiFone est destiné à s’étendre au Mali et que, quelle que soit l’issue de l’appel d’offres du Sénégal, le projet se fera au Mali, où les conditions socio-économiques sont sensiblement les mêmes. L’avantage du projet est, pour les initiateurs, « de fournir de la téléphonie, l’accès Internet, le multimédia et les contenus. D’ailleurs, la téléphonie ou l’Internet peuvent être considérés dans ce cas comme des produits d’appel. Ce système est très efficace pour offrir un levier au commerce électronique pour les produits du terroir ».

Les espaces AmiFone offrent tout le confort d’un espace de travail convivial, avec éclairage spécifique et acoustique optimisée. Les initiateurs considèrent qu’ils peuvent également aider à des services tels que les paiements des factures d’eau, d’électricité, ainsi que des impôts et autres taxes. M. Diaw explique : « Même dans les zones rurales, il est possible d’éviter les retards de paiement et les longues queues aux guichets. »

Le monde rural au Sénégal, étant connu pour son dénuement, Amitelo compte pour le financement de son projet, grandement s’appuyer sur des fonds publics, du moins ceux de la coopération internationale. L’appel d’offres de l’Artp comprend un bonus de près de 10 millions de francs Cfa, offert au dossier retenu. Ce montant est destiné à appuyer la réduction des coûts pour le projet dans les 1 200 villages retenus dans la région. Cela nécessiterait un investissement d’environ 7 millions de francs Cfa. Les initiateurs affirment que leur projet a un potentiel d’environ 15 000 villages entre le Mali et le Sénégal.

Gora Diaw explique : « L’objectif du projet est de créer des emplois dans le milieu rural. Amitelo ne va pas exploiter l’activité, car le modèle d’affaires repose sur la franchise et le transfert de technologie. Les exploitants seront formés aux outils techniques et à la gestion. » Dans un document de présentation du projet, il est affirmé que : « Ce projet aussi peut être une de solution aux problème d’exode rural. Par ailleurs, l’excès de capacité de l’espace internet sera vendu aux organisations et organismes privés résidant les zones rurales. Les Pme et Pmi dans les collectivités pourront aussi héberger leurs services et leurs sites internet, moyennant le paiement d’une redevance. »

Mohamed Guèye

(Source : Le Quotidien, 27 décembre 2007)

Mots clés

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 50 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 8 761 804 abonnés Internet

  • 8 483 435 abonnés 2G+3G+4G (96,9%)
  • 1131 453 clés et box Internet (1,5%)
  • 117 807 abonnés ADSL (1,3%)
  • 17 965 abonnés bas débit (0,2%)

- Liaisons louées : 21 044

- Taux de pénétration des services Internet : 57,44%

(ARTP, 30 juin 2018)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 59,80%

(Internet World Stats 31 décembre 2017)

- 4710 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 25 septembre 2018)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 292 468 abonnés
- 223 179 lignes résidentielles (76,31%)
- 69 218 lignes professionnelles (23,67%)
- 71 lignes publiques (0,02%)
- Taux de pénétration : 1,92%

(ARTP, 30 juin 2018)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 16 141 304 abonnés
- Taux de pénétration : 105,80%

(ARTP, 30 juin 2018)

FACEBOOK

- 2 900 000 utilisateurs

(Facebook Ads, décembre 2017)