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Transition vers le numérique : Passer de la réflexion à l’action

samedi 30 novembre 2013

A dix-huit mois de la date imposée de la transition vers le numérique par l’accord GE06 de l’Union internationales des télécommunications (UIT), force est de constater que le Sénégal est loin de figurer dans le peloton de tête des pays africains engagés dans ce processus mondial. Cela n’est guère surprenant quand on sait que ce n’est que le 26 août 2010 qu’un Comité national pour le passage de l’audiovisuel au numérique (CNN) a été créé dans notre pays. Constatant le retard pris en la matière, le Président de la république a donc décidé d’accélérer le mouvement en créant un Comité de pilotage national de pilotage de la transition de l’analogique vers le numérique (COTAN), placé sous son autorité directe. En effet, les enjeux de cette migration sont multiples et critiques et il est hors de question que le Sénégal rate ce rendez-vous. Il s’agit tout d’abord de bien gérer la libération d’un certain nombre de fréquences, désignées sous le vocable de « dividende numérique », qui seront dédiées à la télévision terrestre numérique (TNT) et seront réutilisables pour d’autres applications permettant notamment de réduire la fracture numérique puisqu’elles autorisent la transmission de données à haut débit. Cette révolution imposera également des changements radicaux au secteur de l’audiovisuel qui devront être menés avec célérité tout en ayant le souci de prendre en compte les intérêts particuliers et de protéger tant l’intérêt général que l’intérêt national. Si les opérateurs de télévision n’auront plus besoin de mettre en place et de gérer de coûteuses infrastructures de diffusion, il sera essentiel de trouver des partenaires crédibles pour construire une infrastructure de diffusion mutualisée et se doter des structures, des ressources humaines, des équipements et des moyens financiers nécessaires à la production de contenus numériques audiovisuels de qualité, consommables au Sénégal et dans le reste du monde. De plus, en attendant que les Sénégalais disposent de téléviseurs incorporant directement des tuners en conformité avec les nouvelles normes, faute de se voir privés de télévision, il faudra recourir à des dispositifs de conversion appelés « set-top boxes » dont la diffusion pose nombre de questions cruciales auxquelles il faudra répondre du type : Seront elle fabriquées localement ou importées ? Seront-elles disponibles en nombre suffisant ? Quel sera leur prix de vente ? Comment et à quelle hauteur l’Etat les subventionnera-t-il afin qu’elles soient accessibles aux plus démunis ? Qui les installera ? Etc. Au-delà de ces contraintes, la transition vers le numérique est source d’opportunités en termes de création de services, de métiers et de richesses. C’est pourquoi les plus hautes autorités de l’Etat ont décidé de dématérialiser les procédures administratives n’ayant pas d’impact direct en matière de sécurité et ne nécessitant pas la présence physique du requérant. Cette dynamique, couplée au développement des systèmes de paiement électronique auquel nous assistons dans notre pays et à la mise en place un peu partout de points de connexion haut débit offrant des services à valeur ajoutée, devrait donner un nouvel élan à l’économie numérique dont on parle beaucoup et depuis longtemps mais qui peine à prendre son envol et à s’inscrire dans le quotidien de nos concitoyens comme l’a fait la téléphonie mobile. Une des conditions essentielles de sa réussite est la création du « Smart village », héritier de ce qu’aurait dû être le Technopole puis le Cybervillage, projets lancés en 1996 pour le premier et en 2994 pour le second et qui sont malheureusement restées au stade des bonnes intentions. Aujourd’hui, les réseaux sociaux, les tablettes, les smartphones et la convergence entre les médias font que nous entrons de plain pied dans l’ère de l’économie de l’information et du savoir. La formation en ligne, la télémédecine, l’aménagement du territoire et la valorisation de nos ressources culturelles peuvent espérer tirer un avantage certain de cette situation socio-technologique aussi nouvelle qu’innovatrice. Les pays qui refuseront d’aller dans ce sens, tout en sachant garder leur identité, utiliser leurs forces et tenir compte de leurs faiblesses, seront pris dans un piège infernal. C’est pourquoi il est grand temps de passer de la réflexion à l’action en faisant preuve de vision, de détermination, d’anticipation, d’innovation, de créativité et cela sans complexe aucun. En effet, comme le dit si bien l’adage « il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va ».

Amadou Top
Secrétaire général

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