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Télécommunications : Les pays africains capitalisent les meilleures pratiques

jeudi 10 septembre 2015

A la suite de la réunion préparatoire de la prochaine Assemblée générale de la normalisation prévue en 2016, en début de semaine, Dakar abrite, depuis hier, le Forum régional de développement pour la région Afrique.

En une semaine, la capitale sénégalaise a accueilli deux grandes rencontres importante dans le domaine des Tic et des Télécommunications. En effet, après la réunion préparatoire de la prochaine Assemblée générale de la normalisation prévue en 2016 tenue du 7 au 8 septembre derniers, Dakar abrite, depuis hier, le Forum régional de développement pour la région Afrique conformément à l’agenda international en matière de télécommunications. Il se tient sous l’égide de l’Union internationale des télécommunications (Uit) et de l’Union africaine des télécommunications (Uat). Les participants sont appelés à partager les expériences et les meilleures pratiques de leurs pays respectifs dans la mise en œuvre efficace des recommandations des cinq initiatives régionales approuvées par la Conférence mondiale pour le développement des télécommunications (Cmdt) de l’année dernière tenue à Dubaï.

Cette conférence avait préconisé le renforcement des capacités humaines et institutionnelles, le renforcement et l’harmonisation des politiques et cadres réglementaires pour l’intégration des marchés des télécoms et des Tic africains. Mais aussi, le développement de l’accès et l’adoption de la large bande, la gestion du spectre et le passage à la radiodiffusion numérique et l’instauration de la confiance et de la sécurité dans l’utilisation des Tic et des télécoms. La mise en œuvre de ces recommandations de Dubaï sont d’autant plus une nécessité que le continent africain, avec ses énormes potentiels et son marché de plus de 700 millions d’abonnés mobiles, a besoin, à en croire le directeur général de l’Artp, Abou Karim Sall, « de construire un réseau haut débit adapté à son cadre réglementaire afin de faire face au développement de nouveaux services tels que le mobile-money, le commerce électronique et d’autres services innovants des Tic ».

Construire un écosystème performant

Devant les nombreux défis qui interpellent l’Afrique dans le domaine des télécoms, il est d’avis que la mise en œuvre efficace des recommandations de la Conférence de Dubaï de 2014 devrait permettre la construction d’un écosystème performant utile au développement de ce secteur. Un secteur, a rappelé Birahim Sanou, directeur du Bureau de développement des télécoms à l’Iut, dont l’évolution rapide donne l’impression que l’avenir c’est déjà aujourd’hui. D’où l’urgence de tenir, selon lui, des rencontres périodiques rapprochées pour s’adapter à ces évolutions et améliorer les services. Estimant que le haut débit est le vecteur principal de la technologie transformatrice en Afrique, M. Sanou regrette le fait que le taux d’accès à la large bande n’est que de 50 % dans certains pays et moins de 30 % dans d’autres. « Avec plus de 5 milliards d’abonnés au téléphone mobile et autant d’utilisateurs d’Internet dans le monde, il devient impératif de s’attaquer aux questions de politiques et de stratégies de cyberactivité en mettant en place des mesures contre les cybers menaces. Par conséquent, l’accent mis sur les réformes et l’harmonisation des politiques et des cadres réglementaires est la bienvenue », a-t-il soutenu.

Quant à Soumaila Abdoulkarim, secrétaire général de l’Union africaine des télécommunications (Uat), il reste persuadé que les recommandations du Forum de Dakar seront une base solide pour préparer la prochaine Conférence mondiale de développement des télécommunications de 2017. Pour Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Gouvernance locale et de l’Aménagement du territoire, parlant au nom de son collègue en charge des Postes et Télécommunications, Abdoul Yaya Kane, le Forum de Dakar, en tant qu’espace de dialogue de haut niveau, doit être en mesure de formuler des propositions et des recommandations fortes pour la mise en œuvre efficace des cinq initiatives approuvées par la Conférence de Dubaï. A ses yeux, c’est un impératif au regard du rôle que les Tic et les télécoms jouent dans la lutte contre le sous-développement, la pauvreté et le chômage, tout en étant un facteur d’intégration et un moyen de rapprochement des peuples.

Elhadji Ibrahima Thiam

(Source : Le Soleil, 10 septembre 2015)

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