twitter facebook rss

Articles de presse

Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Révolution numérique : Quand les dérives d’internet dissimulent les opportunités

mardi 12 novembre 2019

C’est une métamorphose catégorique à laquelle nous avons assisté il y’a au moins un quart de siècle et cela, grâce à l’influence de l’internet et du numérique. C’est aussi ce qui a conduit à cette mutation notée dans les services, les administrations et les entreprises.

L’internet, un outil qui a fondamentalement pour but la création d’un large réseau informatique interdépendant et qui utilise des protocoles pour se connecter à travers le monde par des ordinateurs.

Cependant, cet outil qui est l’une des avancées du numérique, présente des simulacres, des bouleversements, des blocages qui peuvent faire penser que c’est une innovation qui tend à la dérive même si, il faut le souligner, il a beaucoup contribué à l’essor de la mondialisation et participé au développement économique. Cela nous permettra de voir les tenants et aboutissants de cet outil qui a vu le travail de plusieurs scientifiques, ingénieurs.

Au Sénégal, les technologies de l’information et de communication sont devenues incontournables dans plusieurs secteurs d’activités. D’ailleurs, il est l’objet même de leur intégration progressive dans certains domaines qui peuvent booster l’économie, mais aussi les échanges qui peuvent être rentables et fructueux. C’est dans ce cas que nous pourrons même dire que l’économie sera boostée pour tendre vers les pays développés. « Plusieurs services monétaires nous aident à effectuer des transactions financières en ligne. Nous pouvons faire n’importe quoi en ligne sans avoir à sortir de la maison ou du lieu de travail, réserver des billets pour un film, transférer des fonds, payer des factures de services publics et des taxes entre autres… » Cependant, il faudrait voir le comportement du citoyen face à cette nouvelle technologie. D’autre part, les sites de voyages peuvent donner des réservations à travers des systèmes rapides et fiables. Le commerce électronique n’est pas aussi en reste.

Celles-ci ont été certes éphémères, mais elles demeurent exemplaires au regard des résultats qu’elles ont produits en terme d’« e-gouvernance », c’est-à-dire de l’utilisation des TIC par le secteur public en vue de l’amélioration de la fourniture d’information et de service, de l’encouragement de la participation du citoyen au processus de décision et de la création d’un gouvernement plus responsable, transparent et efficace (Revue de Chéneau-Loquay, 2006).

L’ère des dérives et soubassements

Depuis quelques temps, les différents intervenants dans internet et plus particulièrement sur les réseaux sociaux avec des excès verbaux et même physiques qui peuvent négativement impacter les personnes sensibles et contribuer à la déperdition des valeurs et coutumes qui ont toujours été notre identité. Dans cette revue consultée et qui date d’Aout 2017 sur l’Observatoire des systèmes d’information, l’accent a été mis par cette association des victimes du NET et des réseaux sociaux et essentiellement sur la fragilisation des institutions, injures publiques adressées au Chef de l’état, et aux Chefs religieux qui frisent, le sacrilège, photomontages irrespectueux, appels à la haine ethnique, diffamations de toutes sortes à l’endroit des citoyens. Dès lors, si l’on s’amuse à se faire peur, nul n’est à l’abri de sorties outrageuses, personne n’est épargné, nous sommes tous « des cibles potentielles » ! Les dérapages, la diffusion de fausses nouvelles, les diffamations, la calomnie, le dénigrement public, les règlements de compte, le harcèlement, les menaces, le chantage, l’escroquerie, le transfert illégal de données à caractère personnel, le partage d’images, de photos et de vidéos obscènes occupent l’espace médiatique laissant croire que Internet est un monde sans gouvernement.

Par ailleurs, face aux dérives de cette jeunesse sur les réseaux sociaux, les menaces et défis sécuritaires tels que la criminalité organisée, la cybercriminalité, l’extrémisme violent, le terrorisme, il est urgent de mettre en place un plan de riposte mais surtout de sensibilisation. D’où l’importance de l’Education numérique qui nécessite une implication inclusive de plusieurs acteurs dans le domaine.

Le côté positif du net et des réseaux sociaux : un aspect en cache ?

L’internet est le meilleur moyen de communication qui existe de nos jours. Avec de nouvelles innovations, il devient de plus en plus rapide et fiable. Aujourd’hui, nous pouvons communiquer facilement avec n’importe qui autour du monde. Malgré les avantages que nous pouvons remarquer dans l’évolution du net, il est clair que les multiples aspects négatifs peuvent ternir ou même conduire à la régression les atouts de cet outil qui, dans un premier temps doit être utilisé à de meilleures fins.

Quand on dit liberté d’expression, il est clair que cela doit caractériser tout citoyen, mais il est clair qu’il faut penser à faire recours à des limites dans ces cas de figure.

L’Internet fonctionne en raison de normes ouvertes qui permettent à tout type de réseau de se connecter à d’autres réseaux. Ces normes ouvertes sont ce qui permet à quiconque de pouvoir créer du contenu, vendre des produits et offrir des services, mais surtout de réguler l’espace pour qu’il n’y ait point de débordements ou de dérives quant à la diffusion de certains contenus.

Quand nous regardons l’espace numérique, surtout sur les réseaux sociaux, il y’a une certaine perversion qui est notée et qui peut même conduire à ignorer les véritables avantages du Net.

Des appels à la haine tribale, confessionnelle ou même l’apologie de « crime » doivent être revue dans son ensemble et conduire inéluctablement les autorités à prendre des mesures phares en faisant appliquer la loi pour faire face à ses dérives qui perdurent dans le temps et l’espace.

(Source : Dakar Actu, 12 novembre 2019)

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 11 081 424 abonnés Internet

  • 10 817 325 abonnés 2G+3G+4G (97,62%)
    • 2G : 33,28%
    • 3G : 54,50%
    • 4G : 12,13%
  • 97 453 clés et box Internet (0,88%)
  • 145 964 abonnés ADSL/Fibre (1,341%)
  • 17 953 abonnés bas débit (0,16%)
  • 2729 abonnés aux 4 FAI

- Liaisons louées : 22 825

- Taux de pénétration des services Internet : 70,46%

(ARTP, 30 juin 2019)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 4710 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 25 septembre 2018)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 307 030 abonnés
- 236 665 lignes résidentielles (77,08%)
- 70 274 lignes professionnelles (22,89%)
- 91 lignes publiques (0,03%)
- Taux de pénétration : 1,952%

(ARTP, 30 juin 2019)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 17 201 494 abonnés
- Taux de pénétration : 109,38%

(ARTP, 30 juin 2019)

FACEBOOK

- 3 171 000 utilisateurs

- Taux de pénétration de Facebook : 18,6%

(Facebook, Juin 2019)