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Oleg Baccovich, Directeur général Canal+Horizons :”En Afrique, la production audiovisuelle sénégalaise est la plus dynamique”

vendredi 9 novembre 2007

Directeur général de Canal+Horizons, Oleg Baccovich parlant du nouveau programme de sa chaîne de télévision, montre comment Canal s’inscrit dans la recherche régulière d’innovations. Cela dans le but de présenter à son public un produit original. Très réjoui dans cet entretien de la qualité de la production audiovisuelle sénégalaise, le Dg de Canal+Horizons a tenu à signaler que le Sénégal est le pays africain le plus dynamique dans la création cinématographique et artistique. Oleg Baccovich révèle également que, dans sa démarche, Canal+Horizons entend correspondre à un peuple africain un peu plus large que le peuple uniquement sénégalais. Nullement ébranlé par la floraison actuelle des télévisions au Sénégal, source de concurrence, il note que Canal+Horizons a beaucoup progressé en oeuvrant pour offrir à ses abonnés des produits de qualité. Oleg Baccovich déplore par ailleurs la piraterie sauvage à laquelle sa chaîne est victime. Et informe qu’ensemble, avec le ministère de la Culture, ils sont en train de voir comment combattre cette piraterie par la sensibilisation, mais aussi par des actions répressives.

Le Matin:Pouvez-vous nous décliner le nouveau programme de votre chaîne de télévision ?

Oleg Baccovich : Le traitement Canal+Horizons est un traitement différent qui se veut plus original. Canal s’est toujours démarqué de par sa façon de traiter les sujets, de faire le cinéma, de traiter le sport. Donc, c’est cela qui est toujours renouvelé et poussé à son extrême dans une recherche d’innovations régulières dans l’esprit Canal. Cette année, plus que jamais, Canal+Horizons veut mettre la création originale au centre de ses préoccupations ; en faire l’une des clés de voûte de l’antenne en diffusant des programmes imagés et élaborés tout spécialement en direction de ses abonnés. Notre vocation est aussi de faire découvrir les talents nouveaux venus d’horizons variés, de leur donner une place au côté des journalistes, animateurs, scénaristes et artistes confirmés. On essaie ainsi d’inventer ensemble avec eux, la télévision de demain. Cette nouvelle saison est placée sous le signe de l’innovation, de la créativité et des nouveaux talents.

Qu’est-ce qui justifie aujourd’hui ces grandes innovations apportées à Canal+ Horizons ?

En fait, cela s’explique par le fait qu’on ne peut pas rester satisfait de ce qu’on fait pendant toute une année et reprendre cela l’année prochaine. On est obligé, pour chaque année, de revoir et de corriger la grille de programme. On a une auto-critique interne qui est plus forte et qui nous pousse à voir ce qu’il faut améliorer dans les sujets. Plus exactement en quoi repose

Votre stratégie éditoriale ?

Cette stratégie éditoriale, initiée depuis le début, repose sur des valeurs fortes. Un ton et une patte qui font de Canal+Horizons l’animateur de la création audiovisuelle. La ligne éditoriale passe par une construction d’antennes d’auto-promotion des émissions. Nous avons plusieurs antennes notamment, Canal+Horizons, canal+Cinéma, Canal+Sport. Et depuis quelques semaines, Canal+Family une toute nouveauté dédiée à la famille. Dans cette antenne, il y a des émissions pour enfants, mais aussi des films que l’on peut regarder en famille.

En parcourant votre programme 2007-2008, on ne sent pas nettement la présence de la création africaine. Le contenu est plutôt axé sur les productions occidentales. Qu’est-ce qui explique cette démarche ?

Je ne peux pas vous dire qu’il n’y a pas cette création africaine dans le programme. Tout ce qui concerne l’Afrique, ce qu’il faut savoir est que Canal+Horizons n’est pas Canal+ France. Il y a un certain nombre de choses que nous faisons pour l’Afrique. Cela va de « Talents d’Afrique » en passant par « Couleurs Horizons » au traitement de matches de football en Afrique, des émissions comme « AFRIK"ART » qui porte ses fruits. Nous souhaitons aller au-delà. On va aborder la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2008 qui sera traitée exclusivement par Canal+Horizons. La CAN sera filmée et commentée par Canal+Horizons avec des intervenants dont une grande star du football international sera le consultant. Voilà une autre façon pour nous de traiter des sujets africains sur notre antenne Canal+Horizons.

Dans les cahiers de charge, il est prévu que vous deviez appuyer le cinéma sénégalais. Mais, qu’est-ce qui a été fait à ce niveau ?

Canal+Horizons est diffusé sur une trentaine de pays africains dont le Sénégal par satellite. Canal+Horizons émettait avant en herztien jusqu’en 2005 sur le territoire du Sénégal et des autres pays. Depuis le 1er janvier 2006, il n’y a plus d’émissions en herztienne.Cela vient par satellite sur toute une zone. Donc, on a une problématique que l’on doit gérer. C’est que, Canal+Horizons doit correspondre à un peuple africain un peu plus large que le peuple uniquement sénégalais. Néanmoins, on a la chance d’être dans un pays comme le Sénégal riche en créativité cinématographique et artistique au sens large. Plus riche que certains autres pays africains voisins. Aujourd’hui, sur les dix demandes de soutien que l’on reçoit à la production audiovisuelle, il y a une grande partie du Sénégal qui s’explique par sa richesse en créativité. En conséquence, le pays le plus aidé lorsque l’on produit un film ou autre, c’est le Sénégal. C’est parce que le Sénégal est le plus dynamique dans ce sens. Sur les demandes étudiées par nos services, il y a au moins 60 % qui émanent du Sénégal. C’est pourquoi on a pu mettre l’accent sur des émissions comme Africa.

Vous avez eu à appuyer des festivals, comme le Festival de film de quartier (Ffq) organisé chaque année par le Média Centre de Dakar, en leur octroyant des spots publicitaires. C’est bientôt la prochaine édition du Ffq. Est-ce que comptez toujours poursuivre votre partenariat ?

Oui. On a été consultés et des documents nous sont parvenus. Il n’y a pas de raison que l’on ne s’inscrive pas dans la même dynamique des années précédentes. On se doit d’accompagner ce festival d’autant plus que c’est une initiative bien faite. Vous savez, il n’y a plus de salle de cinéma à Dakar. Si on n’aide pas ces différents festivals organisés à travers le pays, ce sera le monde autrement. En fait, il faut dire que pour ce qui concerne la prochaine édition du Festival de film de quartier, nous n’avons pas encore rencontré ses organisateurs pour définir les accords. Mais, évidemment, nous pensons que le partenariat va se poursuivre sur les mêmes bases. Chaque occasion qui nous est donnée de soutenir les oeuvres de ce type, Canal+Horizons se lance. Et cela se fait également dans le domaine du sport.

Comment vivez-vous la concurence aujourd’hui avec la floraison des chaînes de télévision au Sénégal ?

On la vit très bien. Parce que cette concurrence est indispensable au développement d’un pays. Il y a deux types de concurrences. Il y a la concurrence de chaînes spécifiques herztiennes comme Rdv, Canal Info, 2Stv etc. Ces chaînes sont des concurrentes du produit Canal+Horizons qui n’est pas une chaîne herztienne. Mais qui est une chaîne généraliste. Ce qu’il faut noter est que ces chaînes font des choses que nous ne faisons pas. Cela ne nous dérange pas. Sur l’aspect des concurrents qui font la même chose que nous en vendant des bouquets de chaînes, il s’agit de deux sociétés sur la place qui sont concurrentes à Canal Sat. Là nous avons beaucoup progressé. Car la concurrence fait remettre en question des choses notamment la baisse des tarifs. Nous avons des produits plus qualitatifs.

Aujourd’hui, le piratage constitue un fléau qui touche presque tous les secteurs de la vie. Comment travaillez-vous en collaboration avec les autorités sénégalaises, et surtout le ministère de la Culture pour éradiquer ce fléau ?

En fait, ensemble avec le ministère de la Culture nous sommes en train de voir comment faire pour que les autorités nous aident à combattre la piraterie. Cela parce que le piratage de la chaîne Canal +Horizons est énorme. Et si elle persiste, on ne pourra plus continuer à fonctionner. Nous avons demandé au ministère de nous aider à sensibiliser les populations sur l’illégalité de la piraterie. Les actions qui seront prises vont être non seulement celles de sensibilisation, mais elles vont être aussi très répressives à l’endroit des contrevenants. Nous à Canal+Horizons, notre rôle est d’être plus informatifs. On sait que l’une des politiques d’engagement de Canal+Horizons est de porter un regard curieux et rigoureux sur le monde.

Mais dans cette dynamique, quels sont les obstacles auxquels vous faites face pour réussir votre mission ?

Dans le cadre de Canal Sat, pour faire face aux différentes émissions que sont l’information, la culture, le sport, le cinéma, les découvertes, la jeunesse, nous essayons de ratisser plus largement. Cela pour que les enfants puissent savoir ce qui est nécessaire pour eux. Tout cela montre que nous faisons de notre mieux vient montrer ce que nous faisons pour contourner toutes ces difficultés et trouver toutes les réponses possibles. Nous avons des accords avec des chaînes en exclusivité pour diffuser cela dans Canal Sat. Vous avez dit que des dispositions sont prises pour permettre un bon suivi de la Can 2008. Mais on s’achemine également vers les prochains jeux olympiques prévus en à Pékin (Chine) du 8 au 24 août 2008. A ce niveau quels sont les moyens que vous comptez déployer pour permettre aux Africains de suivre cette rencontre ? Ces prochains jeux olympiques, événement le plus suivi dans le monde et retransmis pour la cinquième fois par Canal+Horizons, après Barcelone, Atlanta, Sydney et Athènes, seront placès sous le signe de la grandeur et de la modernité. Canal +Horizons mobilisera son expertise et son savoir-faire technique et journalistique durant cette quinzaine, et vibrera au rythme de "citius, altius, fortius", la devise olympique.

Réalisé par Charles Malick Sarr & Mathieu Bacaly

(Source : Le Matin, 9 novembre 2007)

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