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La toile mondiale s’invite dans les musées : Un mini-site des patrimoines du Sénégal en gestation

mercredi 28 février 2007

Permettre aux professionnels du patrimoine, de s’imprégner davantage des Nouvelles technologies de l’information de la communication (Ntic) afin d’en saisir les opportunités. L’idée est de les amener à appréhender les problèmes liés à la préservation et à la gestion des biens culturels en Afrique. C’est l’objet du séminaire de formation organisé les 21 et 22 février dernier par le Centre culturel allemand Institut Gœthe de Dakar en partenariat avec West african museum programme.

La visite virtuelle des musées ne peut pas remplacer la visite physique. Cela, les professionnels sénégalais du patrimoine, qui étaient en séminaire de formation les 21 et 22 février à l’Institut Gœthe de Dakar, en sont bien conscients. Toutefois, du fait qu’aujourd’hui Internet est devenu un outil incontournable, qui offre beaucoup de possibilités de navigation, les acteurs culturels ne doivent pas faire fi de cette nouvelle donne. C’est la raison pour laquelle le Centre culturel allemand, en partenariat avec West african museum programme (Wamp) a organisé une séance de formation au profit des acteurs.

Collaborateur de l’Institut Gœthe, par ailleurs anthropologue et muséologue, Martin Taureg explique que ‘cet atelier a pour vocation de présenter les différentes facettes que l’Internet offre aux professionnels du patrimoine’. Selon lui, l’idée est de les intéresser davantage à cet instrument et de leur présenter les possibilités qu’ils peuvent développer dans leur secteur. Ainsi, durant deux jours, les séminaristes se sont imprégnés des opportunités offertes mais aussi des problèmes posés par la toile mondiale. Il s’est ainsi agi de les familiariser aux notions du Net et de la numérisation, pour leur ‘permettre de mieux répertorier, de cataloguer et de photographier les objets’.

Aussi, cet atelier a permis de voir les problèmes liés à la communication des musées avec le public, et les questions juridiques de leur utilisation. Au finish, l’objectif du séminaire, note le représentant du Wamp, Mbaye Guèye, est de ‘créer un mini-site des patrimoines du Sénégal’. Il y a déjà des musées qui ont découvert Internet comme étant une voie de générer des recettes à travers la vente de leurs publications, souligne Martin Taureg.

Directeur du Centre culturel régional de Kaolack, Germain Coly soutient que ce séminaire va permettre de ‘maîtriser les outils des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Mais aussi de voir comment utiliser ces canaux pour diffuser le patrimoine culturel, dont nous avons la gestion’. ‘Nous allons donc, poursuit-il, essayer de monter un portail Internet sur les musées du Sénégal et autres institutions assimilées à des musées pour permettre aux gens de voir les richesses du patrimoine immatériel’.

Gestion économique,respect des législations culturelles, etc : Les professionnels intégrent la question du droit d’auteur

La question du droit d’auteur est aujourd’hui fondamentale et le professionnel du patrimoine ou tout simplement le professionnel de la culture doit maîtriser la législation sénégalaise sur ce plan. La remarque est de Germain Coly. De l’avis du directeur du Centre culturel régional de Kaolack, il importe de savoir comment exploiter la dimension économique du patrimoine sans tomber dans des erreurs qui peuvent conduire en justice pour non-respect des législations culturelles.

Pour sa part, le conservateur du musée national des Douanes, Amadou Lamine Bâ, informe qu’au niveau de leur administration, les responsables sont en train de créer un site, dont une partie sera consacrée à l’histoire des Douanes. ‘Il s’agit d’un musée d’administration qui reprend de manière chronologique l’histoire de la Douane. Et, mon administration attend que je joue un rôle majeur dans l’établissement de ce site’, déclare Amadou Lamine Bâ qui ajoute que ‘ladite administration entend jouer un rôle important dans la sauvegarde et la sécurisation de ce réseau’. Par ailleurs, en plus d’un concours, qui suscite l’engouement du public, le musée, indique-t-on, est bien visité par des élèves et autres étrangers.

De son côté, le conservateur du musée des forces armées, le Lieutenant-colonel Alexis Manga, renseigne que le musée vient de commencer la numérisation de sa bibliothèque, qui sera dans un futur proche, le centre de recherche et d’histoire de toute la sous-région. ‘Cet atelier de formation arrive donc à point nommé pour nous permettre de renforcer nos capacités et informatiser davantage le musée des forces armées’, se réjouit-il. Même son de cloche avec le conservateur adjoint du Centre de recherches et de documentation (Crd) de Saint-Louis, Mme Aminata Sall Gassama qui note que ‘cet atelier est un plus pour la création de sites, mais également pour le renforcement de ce qui est déjà entamé au Crd’.

J. Diédhiou

(Source : Wal Fadjri, 28 février 2007)

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