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Trois questions à Ahamadou Abdoulaye Aïdara, Président de l’ADEETELS

lundi 22 mars 2004

"Il faut prendre en compte l’aspect social dans la prochaine libéralisation des télécommunications"

Quelles sont les opportunités ques les consommateurs peuvent tirer de la privatisation du secteur des télécommunications ?

C’est d’abord la concurrence. Une concurrence saine évidemment avec des opérateurs à la hauteur pour offrir un produit de qualité, accessible à un coût juste. Il ne faut pas qu’on baisse les prix pour prendre un marché et puis que demain, celui qui se positionne laisse le consommateur pour repartir parce qu’il aura fait faillite. Il faut donc qu’on choisisse très bien ces opérateurs et au profit des consommateurs en termes d’accès aux produits. Aujourd’hui le téléphone ne doit pas être un luxe. Il faut que le consommateur puisse avoir le téléphone à domicile à un coup plus bas. En plus de la qualité qui sera offerte, les consommateurs seront mieux accueillis et écoutés pour que leurs préoccupations soient bien prises en compte.

Que pensez-vous des propositions faites par la Sonatel qui est l’opérateur traditionnel ?

Je pense qu’il y a une part de sagesse, surtout quand ils rappellent qu’il y a des emplois à préserver. C’est pour cela qu’on souhaite le choix d’opérateurs fiables qui ne mettent pas en cause les emplois créés. Nous sommes tout à fait d’accord sur la concertation proposée par la Sonatel car, avec la démarche actuelle adaptée, on a l’impression qu’on va vers une libéralisation à pas feutrés, les lois ont été votées la nuit, et les gens ne sont pas suffisamment informés. On a beau financer à coups de milliards, quand les consommateurs ne peuvent pas suivre, il n’y aura pas de part de marché. Il ne faut pas que le processus de cette libéralisation soit technocratique en oubliant le volet social. Il faut que les décideurs tiennent comptent des positions de toutes les parties afin qu’elle se fasse dans les conditions optimales.

Comment doit se traduire ce volet social après la libéralisation des télécommunications ?

C’est l’accès, d’abord. Le téléphone doit être une nécessité et doit faire partie du développement économique et social d’un pays. Pourquoi ne pas demander à un consommateur une somme symbolique et mettre l’amortissement de son appareil sur des factures qui s’étalent sur une durée lui permettant de rembourser normalement, par exemple. Souvent, on fait payer à un client durant toute sa vie, un appareil qui a coûté réellement 1500 Fcfa, parce qu’à chaque facture, il y retrouve le coût de l’appareil qui a été amorti plusieurs fois. Ce sont des choses à revoir. Aujourd’hui, il faut aussi donner aux populations des zones reculées, la possibilité d’appeler le médecin en cas de maladie.

Propos recueilli par Bacary DABO

(Source : Sud Quotidien, 22 mars 2004)

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