twitter facebook rss
Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Pour ou contre la délocalisation du travail

samedi 26 novembre 2005

Les défenseurs des centres d’appel ou de contact mettent l’accent sur les répercussions positives de ce nouveau phénomène sur l’économie locale par la création de nouveaux emplois, la stimulation de la croissance et l’introduction étendue des Nouvelles technologies de l’information et de la communication (Ntic). M. Philippe Barry, le secrétaire général du Syndicat professionnel des industries et des mines du Sénégal (Spids) en fait partie. Et il est catégorique : "La délocalisation est bonne pour le Sénégal. Qu’elle soit dans les services ou dans la production, toute création d’emploi est bonne pour ce pays. Je ne vois pas de conséquence négative d’une délocalisation. Si un industriel textile du Nord vient s’implanter au Sénégal et crée de l’emploi, je n’y vois pas un aspect négatif." Il partage son point de vue avec la directrice de l’entreprenariat féminin. "La délocalisation du travail est une opportunité qui est offerte aux Sénégalais de pouvoir acquérir une certaine qualité de service. Du fait que nous sommes dans une stratégie de croissance accélérée, la délocalisation peut nous permettre d’atteindre cet objectif. Mais dans la mesure où on tire profit de la qualité", a souligné Mme Marième Cissé Thiam.

De l’autre côté, on note cependant des voix discordantes qui défendent la thèse selon laquelle la délocalisation du travail ne profite pas forcément au marché du travail local et que l’ingérence des multinationales qui délocalisent, profitant souvent de subventions et de facilités sur place, se fait souvent au détriment des petites et moyennes entreprises (Pme) locales. Le sociologue Mouhamadou Lamine Diène qui a fait un exposé sur "Le double phénomène : de l’émigration vers le Nord et des implantations dans le Sud", roule pour cette catégorie de combattants de la délocalisation du travail. "Il me semble qu’il n’y a pas de trop grandes retombées économiques des centres d’appel dans l’économie globale", a-t-il dit.

Le débat est ainsi lancé. Reste à trouver un compromis autour de cette question.

Nd. M. Gaye (Source : Wal Fadjri, 26 novembre 2005)

Mots clés

BATIK

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 35 Gbps
- 2 FAI (Orange et Arc Informatique)
- 8 592 990 abonnés Internet

  • 8 304 319 abonnés 2G+3G (96,6%)
  • 166 539 clés Internet (1,9%)
  • 103 706 bonnés ADSL (1,2%)
  • 18 426 abonnés bas débit (0,2%)

- Taux de pénétration des services Internet : 57,59%

(ARTP, 31 mars 2017)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 50,70%

(Internet World Stats 30 juin 2016)

- 4463 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 21 avril 2017)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 288 652 abonnés
- 1 156 lignes publiques
- Taux de pénétration : 1,95%

(ARTP, 31 mars 2017)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 15 281 488 abonnés
- Taux de pénétration : 103, 25%

(ARTP, 31 mars 2017)

FACEBOOK

- 2 800 000 utilisateurs

(Facebook Ads, août 2017)