twitter facebook rss

Articles de presse

Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Le mobile money est-il devenu un casse-tête pour les banques centrales ?

mardi 28 mars 2017

La Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) menace de sévir sur le mobile money. Le gouverneur de la BEAC, Abbas Mahamat Tolli, lors d’une conférence de presse le 22 mars dernier à Yaoundé a indiqué que la Banque centrale reconnaît les transferts qui se font dans la zone CEMAC.

« Mais logiquement, ce sont les banques qui doivent se charger des transferts en dehors de cette zone. Vous avez des opérateurs de téléphonie mobile qui, sans avoir l’autorisation, ou les contraintes auxquelles sont soumises les banques, font exactement l’activité des banques. Il faut mieux assurer ça », a dénoncé Abbas Tolli.

Pour le gouverneur, la BEAC compte sévir dans ce domaine pour éviter des risques de blanchiment et d’évasion fiscale ou même le financement du terrorisme.

Les propos du responsable de la BEAC interviennent quelques jours après la décision de la BCEAO (Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) d’interdire les transferts de fonds entre les pays de l’Union monétaire ouest-africaine (UEMOA) et la France via Orange Money (le service de transfert d’argent et de paiement mobile du groupe français Orange). L’interdiction vise à mettre fin aux opérations de transfert international d’argent qui sont hors du champ des activités qu’elles ont été autorisées à effectuer.

En fait, le document explicatif de la BCEAO stipule que ces opérations relèvent « exclusivement de la compétence des établissements de crédit installés sur le territoire d’un État membre de l’UEMOA ayant reçu la qualité d’intermédiaires agréés ».

Ainsi, la BEAC va-t-elle emboîter le pas à la BCEAO ? Et quelles peuvent être les conséquences de ces nouvelles positions des banques centrales ? Sachant qu’elles interviennent dans un contexte où l’on assiste à un boom du mobile money qui favorise non seulement la bancarisation mais aussi facilite les transactions financières en Afrique.

Une étude du cabinet Boston Consulting Group publiée en 2015 a révélé qu’en Afrique subsaharienne, les services financiers sur mobile pourraient rapporter au moins 1,5 milliard de dollars d’ici à 2019 et viser un marché de 250 millions de personnes.

Né en Afrique australe dans les années 2000, le Mobile Banking a atteint aujourd’hui toutes les régions du continent. La banque mobile est la nouvelle stratégie mise en place par les différents opérateurs de téléphonies mobiles qui est devenue une sorte de banque dans les poches qui permet le paiement par téléphone portable.

Ablaye Modou Ndiaye

(Source : Financial Afrik, 28 mars 2017)

BATIK

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 35 Gbps
- 2 FAI (Orange et Arc Informatique)
- 8 965 676 abonnés Internet

  • 8 679 507 abonnés 2G+3G (96,81%)
  • 161 625 clés Internet (1,80%)
  • 106 126 abonnés ADSL (1,18%)
  • 18 418 abonnés bas débit (0,21%)

- Taux de pénétration des services Internet : 57,59%

(ARTP, 30 juin 2017)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 50,70%

(Internet World Stats 30 juin 2016)

- 4463 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 21 avril 2017)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 288 658 abonnés
- 1 156 lignes publiques
- Taux de pénétration : 1,96%

(ARTP, 30 juin 2017)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 15 436 809 abonnés
- Taux de pénétration : 104, 30%

(ARTP, 30 juin 2017)

FACEBOOK

- 2 800 000 utilisateurs

(Facebook Ads, août 2017)