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Violation du décret abrogeant la hausse des tarifs sur les appels : « 300 milliards perdus par l’Etat », selon Omar Faye

mardi 14 avril 2015

Les investigations menées par Direct Info prouvent qu’il y a violation du décret abrogé, en 2010, par l’ex-président Abdoulaye Wade concernant le tarif international des appels téléphoniques. Rien qu’à revenir sur la déclaration faite, à cette époque, par Sonatel et le récent communiqué de ce même opérateur datant du 10 avril 2015, on se rend compte que la vérité est toute autre.

En réalité, depuis 5 ans et ce, malgré la suspension de la mesure, il y a eu répercussion de la hausse sur les consommateurs. Suite au décret de Wade augmentant le tarif de terminaison des appels internationaux au Sénégal, le Directeur des relations internationales de la Sonatel, Macodou Ndiaye, déclarait en 2010 : « L’Artp a répété au début de cette affaire qu’il n’y aura pas d’augmentation de tarifs pour les Sénégalais à l’étranger ou au Sénégal. Mais, ce qu’on constate aujourd’hui, c’est que tous les opérateurs avec qui on est en relation n’ont pas eu d’autre choix que de répercuter la hausse sur les consommateurs. »

Devant la clameur liée à la surfacturation ; alors qu’il n’y a pas eu de mesure de contrôle et de supervision, le discours de la Sonatel a varié entre temps. Dans son communiqué de presse susmentionné, elle écrit : « (…) En effet, pour répondre, par réciprocité, à la hausse opérée depuis le début de l’année 2015 par la quasi-totalité des opérateurs de la sous-région sur leurs communications internationales, Sonatel a repositionné ses tarifs de reversement sur le mobile le 07 avril 2015. Contrairement aux rumeurs, ce repositionnement n’entrainement donc aucune augmentation des tarifs à l’international de nos clients finaux. »

A propos de ce démenti, le président du mouvement Leral Askan Wi s’est engouffré dans la brèche pour remettre en question la sortie médiatique faite par Sonatel. S’appuyant sur l’abrogation du décret de 2010, Omar Faye révèle une opération de carottage menée sur le dos du contribuable sénégalais. « De 2010 à 2015, le tarif est passé de 92 à 141 francs. Donc au lieu de revenir au tarif normal, Sonatel continuait à appliquer la surfacturation », nous dit M. Faye.

Mieux, il soutient qu’on a procédé à une hausse de 49 francs de différence sans qu’il y ait contrôle sur les appels. Évaluant le préjudice, notre interlocuteur a laissé entendre : « Entre 2010 et 2015, l’Etat a perdu presque 300 milliards de francs CFA malgré l’abrogation de la loi. »

Soulevant une interrogation, le président de Leral Askan wi dira : « Pourquoi Orange est le seul opérateur qui refuse le contrôle ? » Et selon lui, c’est parce qu’il y a quelque chose que cette société de télécommunication veut cacher aux Sénégalais.

Non sans signaler que partout en Afrique il y a contrôle. C’est le cas en Guinée, au Gabon, au Ghana, au Liberia, au Congo Brazzaville, Rwanda, Tanzanie, pour ne citer que ceux-là. En effet, Omar Faye a fait savoir que tous ces pays cités parviennent aujourd’hui, à travers un dispositif de supervision et de contrôle des opérateurs, à satisfaire les préoccupations de leurs populations dans des secteurs-clés.

Les dessous du contrôle

Dernièrement, l’Amicale des cadres de la Sonatel qui parlait des dessous du contrôle du trafic, a révélé qu’il y a des menaces sur la sécurité nationale, la vie privée et la protection des données personnelles. Une telle déclaration est balayée d’un revers de la main par certains experts en télécommunication. Pour eux, le contrôle est un contrôle de statistiques et non de contenu des appels. Contrairement à ce que laissent croire donc les syndicalistes de Sonatel, il s’agirait des liaisons de signalisations, mais non pas des liaisons de voix. « Dans le système de contrôle, c’est le Sénégal qui gagne et les consommateurs », conclut Omar Faye.

Directinfo

(Source : Seneweb, 14 avril 2015)

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