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Utilisation des Tic à l’école : Le projet « Sankoré » cité en exemple, malgré quelques difficultés

jeudi 7 juillet 2016

Des manquements liés à la formation des enseignants, à l’insuffisance des sources d’énergie et aux équipements font partie des contraintes qui menacent le projet « Sankoré » destiné à dispenser des enseignements/apprentissages par le numérique. C’est ce qui ressort du rapport d’évaluation quantitative à mi-parcours du projet.

Le gouvernement du Sénégal a opté pour faire de l’éducation et de la formation un secteur performant, avec des ressources humaines de qualité. C’est dans cette dynamique que le projet « Sankoré » a été mis en place grâce à l’appui de la coopération française. Il s’agit de moderniser la pédagogie avec l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (Tic). Ainsi, des classes numériques ont été ouvertes dans quatre régions pilotes.

Après la phase test qui a donné de bons résultats, le ministère de l’Education nationale l’a étendue à 9 autres régions. Ce qui porte le nombre des régions bénéficiaires à 13. Ce faisant, de 2012 à maintenant, le projet a ouvert 1.100 classes numériques dans les cycles préscolaire, élémentaire et dans l’enseignement non formel, notamment l’alphabétisation.

Malheureusement, la volonté politique du gouvernement d’améliorer le système d’enseignement par le numérique fait face, aujourd’hui, à des difficultés. De l’avis de Samba Mbaye, enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, par ailleurs consultant, des problèmes ont été notés dans la mise en œuvre du projet. Il s’agit particulièrement de pannes d’équipements, de l’insuffisance de la formation des enseignants, mais aussi du manque de sources d’énergie dans certaines zones. A cela s’ajoute le nombre d’heures très faible d’utilisation de la classe numérique et un suivi peu convenable sur le terrain.

Pour El Hadji Ndiaye, coordonnateur du projet « Sankoré », la principale difficulté est le manque de ressources, surtout avec le retrait du partenaire : la coopération française. C’est pourquoi il estime que le ministère de l’Education doit prévoir dans son budget des ressources nécessaires à des équipements beaucoup plus conséquents. Yves Mahé, représentant de l’ambassadeur de France, soutient que la coopération française va continuer à appuyer le projet dans le volet formation, car le Sénégal a montré au reste de l’Afrique sa capacité d’innover en matière d’éducation. De la même manière, l’Unesco s’est engagée à accompagner le projet pour sa pérennisation et sa réussite. Selon Gwang-Chol Chang, l’organisation onusienne va mettre à la disposition du comité de pilotage des ressources et des contenus à suffisance.

Pape Coly Ngome

(Source : Le Soleil, 7 juillet 2016)

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