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Université virtuelle africaine : L’école du futur

mercredi 9 juin 2004

Un petit groupe d’étudiants africains s’est formé autour de Brenda Bearden, professeur à Georgetown University, aux Etats-Unis. On agite ses bras, c’est à qui parlera le premier et le mieux anglais. Le tableau ressemble à un essaim d’abeilles tournant autour du miel. En fait, les étudiants découvrent, pour la première fois, celle qui leur dispense des cours depuis plusieurs années. Brenda était jusque-là un professeur virtuel, elle est aujourd’hui au milieu d’eux.

Créée en 1997 d’après un projet de la Banque mondiale, l’Université virtuelle africaine (Uva) est aujourd’hui une organisation intergouvernementale, chargée de diffuser un enseignement virtuel en collaboration avec des institutions africaines d’enseignement supérieur. "Nous dispensons en fait un enseignement à distance pour renforcer les capacités des établissements. Nous pouvons ainsi augmenter l’offre de formation pour répondre à une demande de plus en plus élevée", affirme Serge Bayala, chargé des programmes académiques francophones. Quand les amphithéâtres ou les salles de cours sont surchargés, il est désormais possible de faire appel à ce "sauveur" virtuel de l’enseignement. L’établissement intéressé construit un centre d’enseignement Uva. Et c’est là que se dérouleront les vidéoconférences, les diffusions de cassettes audio. Ainsi, le support change, mais aussi les intervenants. Les étudiants africains reçoivent des cours du monde entier, dispensés par des professeurs de différentes universités d’Amérique du Nord. Avec la technologie, tout est possible. Voilà qui n’a jamais été aussi vrai. Et grâce à des achats de licence, des partenariats, les étudiants peuvent obtenir un diplôme d’une université étrangère.

Un concept novateur qui a évidemment un coût élevé. "Ce sont nos principaux bailleurs de fonds, la Banque mondiale, l’Agence canadienne de développement international (Acdi), les Australiens de l’Ausaid, qui prennent en charge le financement des installations logistiques", réplique Serge Bayala. Cinq pays africains ont déjà signé la charte de l’Uva et travaillent en partenariat avec elle. Il s’agit du Kenya, du Sénégal, du Mali, de la Mauritanie et de la Côte d’Ivoire. Actuellement basée à Nairobi, l’Uva devrait bientôt ouvrir un bureau à Dakar. Les discussions sont en cours avec le gouvernement sénégalais. "Au Sénégal, il y a beaucoup d’écoles privées qui proposent des programmes particuliers. Et malgré leurs coûts, elles ne désemplissent pas, au contraire. Notre programme devrait donc bien fonctionner ici", conclut M. Bayala.

A. BONAVITA

(Source : Wal Fadjri 9 juin 2004)

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