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Un « Plan d’action » pour connecter la planète

mardi 16 décembre 2003

Nous vous proposons ci-dessous l’article du quotidien « Le Monde » consacré au sommet mondial de la société de l’information qui vient de se dérouler à Genève. Pour nos confrères du « Monde » la proposition du président Wade relative à la mise en place d’un fonds de solidarité mondiale a pris corps, modestement mais résolument. Voici le texte dans son intégralité. Le Sommet mondial sur la Société de l’information s’est achevé, vendredi 12 décembre à Genève, sans avoir produit de miracle, mais sur le sentiment manifestement largement partagé que quelque chose de nouveau et de prometteur avait été engagé. "C’est le mieux que nous pouvions faire". disait, en fin de journée, Nitin Desaï, le conseiller du secrétaire général Kofi Annan pour cette manifestation parrainée par les Nations Unies. Il n’y eut pas de miracle ; pas d’engagement financier nouveau des Etats nantis en faveur de ceux qui le sont moins pour réduire la "fracture numérique" ; pas de conversion spectaculaire des Etats autoritaires au respect de la libre opinion ; pas de résolution providentielle des contradictions entre la lutte contre la cyber- criminalité et la cyber-répression, entre les droits de propriété intellectuelle et la cyber-liberté, etc. Mesuré aux engagements concrets qui y ont été pris, le bilan de ce sommet est maigre. Les 175 pays représentés se sont certes entendus sur un "plan d’actlon" qui se fixe pour objectif l’accès de la moitié des habitants de la planète aux nouvelles technologies d’information et de communication à l’échéance 2015. Mais les Etats ne se sont pas engagés collectivement sur les moyens d’y parvenir. Ils ont chargé Kofi Annan de constituer un groupe de travail qui doit produire, d’ici à juin 2004, un rapport sur les moyens de financement existants et sur l’utilité, pour eux, de contribuer à un nouveau fonds spécial, dont la création a été proposée par le président du Sénégal, Abdoulaye Wade. Les Etats occidentaux, pour beaucoup aux prises avec leurs déficits budgétaires, rechignent, en faisant légitimement valoir que la résorption de la fracture numérique fait déjà partie intégrante de leurs programmes de coopération et d’aide au développement. Le président Wade n’en a pas moins quitté assez satisfait ce sommet, dont il fut en fait la vedette. Dès mercredi, Christian Ferrazino, maire de Genève, annonçait que sa ville était prête à accueillir le siège du "Fonds de Solidarité numérique" proposé par le président sénégalais - "Genève se fait aujourd’hui la porte-parole d’un humanisme militant", proclamait-il - et qu’elle accompagnait cette offre d’hébergement de 330 000 euros au départ. Gérard Collomb, maire de Lyon - qui, la semaine précédente, avait accueilli 300 de ses homologues étrangers sur le même thème -, lui emboîtait le pas, avec 300 000 euros à l’appui. Le président sénégalais renforçait la mise avec 400 000 euros. L’Inde, quelque temps plus tard, faisait savoir que si le Fonds existait, elle en serait. Bref, la proposition sénégalaise a pris corps - modestement, mais résolument - avant l’assentiment général des Etats. M. Wade avait eu la perspicacité de ne pas se tourner seulement vers les circuits étatiques de l’aide publique au développement et de proposer, par exemple, une contribution d’un dollar sur l’achat de tout ordinateur, ou toute autre formule de participation volontaire et privée. Cette démarche est en passe de séduire : "Je préfère passer par les villes, la société civile, les ONG, les jeunes", disait le président sénégalais interrogé sur les réticences des Etats, et résumant ainsi pour son compte le vrai succès de ce sommet. Les Organisations non gouvernementales ont protesté pour n’avoir, de fait, pas été entendues jusqu’au bout, pour n’avoir pas pu suffisamment imprimer leur marque à la déclaration finale du sommet, souscrite par les Etats. C’est vrai. Mais, indépendamment des textes, ce qui s’est passé à Genève et dans toute la phase préparatoire au sommet est assez exceptionnel. Un tel rassemblement d’intérêts publics et privés, pas seulement identifiés comme du Nord et du Sud, un tel foisonnement, une telle cacophonie, 15 000 participants à Genève, des centaines de stands d’exposition, des centaines de débats, des vedettes médiatiques, des grands patrons de priesse et des connections "live" avec des villages exilés du bout du monde. Des solidarités informatiques jusque-là non répertoriées, des réseaux, de la prolifération - tout cela est rare dans les grandes manifestations essentiellement inter-étatiques d’habitude parrainêes par l’ONU. Tout le monde s’est quitté en se donnant rendez-vous à Tunis - Inch Allah dans deux ans. Il s’agit de "la société mondiale de l’information", c’est dire que la barre est très haute, après Genève, pour le régime de M. Ben Ali. Celui-ci ne pourra pas se contenter de conspuer, comme l’a fait, vendredi à Genève, le ministre des affaires étrangères, Habib Ben Yahia, les constestataires, "la campagne de ceux qui veulent ternir l’image de la Tunisie.

Afsané Bassir Pour et Claire Tréan

(Source : Le Soleil 16 décembre 2003)

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