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Uber va-t-il également révolutionner le transport en Afrique ?

mercredi 17 décembre 2014

D’après l’entreprise américaine, UberX proposerait des courses plus rapides, plus fiables et plus abordables alors que les prix d’Uber Black vont augmenter de 35%. L’application a été mise à jour et affiche maintenant de nouvelles informations sur les prix pour les deux catégories.Selon TechCabal.com, UberX a un prix de base équivalent à 1500 FCFA et un tarif minimum de et 350 FCFA par kilomètre et 30 FCFA pour chaque minute passée dans les véhicules Uber.

D’un point de vue pratique, l’utilisation d’Uber est très simple et les étapes à suivre sont les suivantes :

1. Téléchargez l’application UBER (AppStore ou GooglePlay), et créez votre compte en quelques secondes ;

2. Commandez votre chauffeur en un clic sur votre smartphone. Quelques minutes plus tard, il viendra vous chercher pour vous conduire où vous le souhaitez.

3. Choisissez votre catégorie de véhicules (Taxi, moto, berline ou van), et estimez le prix de votre course. Utilisez PayPal, ou ajoutez directement une carte de crédit sur votre compte sécurisé pour ne plus avoir besoin d’argent liquide.

4. Géolocalisez vous, ou définissez manuellement votre lieu de prise en charge.

5. Restez connecté à votre chauffeur privé en suivant sa progression sur votre application.

6.Allez où vous le souhaitez. Vous recevrez ensuite une facture détaillée sur votre adresse email.

Un succès qui cache beaucoup de problèmes… Ces derniers mois, Uber enchaîne des polémiques en cascade à travers le monde. Le 8 décembre dernier, le service a été interdit à New Delhi, suite à la condamnation d’un chauffeur dans une affaire de viols. Le même jour, UberPop était interdit aux Pays-Bas parce que la cour La Haye a estimé que l’application violait la réglementation du pays. Le lendemain, le service était également interdit en Espagne, pour concurrence déloyale. Les mauvaises nouvelles se sont enchaînées les jours suivant, principalement en Inde, en Thaïlande et en Belgique. En France, la décision est tombée ce lundi 15 décembre et UberPOP, qui propose de mettre en relation des voyageurs particuliers avec des conducteurs qui s’improvisent chauffeurs de taxis avec leur voiture personnelle, sera finalement interdit.

Cependant, depuis son lancement en Afrique, Uber (opère en Afrique du Sud, en Egypte et au Nigéria) n’a connu aucun problème majeur.

Le transport urbain en Afrique a besoin d’une mise à jour Dans les villes africaines, les moyens de transports sont plutôt diversifiés. Les navetteurs qui ne possèdent pas de véhicules ont le choix entre les bus, les taxis, les <> ou les taxi-moto. A Calabar, Cotonou, Douala, Kampala, Lomé ou Niamey, leur nombre ne cesse d’augmenter, répondant à la fois à la volonté de jeunes, sans emploi, de trouver une activité et à la demande de populations à la recherche d’un transport peu coûteux pour se déplacer dans des rues de plus en plus embouteillées.

Il faudra sans doute que la Startup lancée par Garrett Camp, Travis Kalanick et Oscar Salazar en 2009 sous le nom de UberCab, revoit sa formule pour s’imposer dans des marchés africains encore immatures car, pour le moment, Uber se positionne comme un service pour une classe moyenne, qui représente un faible pourcentage de la population totale des villes africaines. Cependant, le continent africain a déjà démontré qu’il était friand de solutions technologiques adaptées à ses besoin.

Il est clair que le transport urbain dans les capitales africaines a grand besoin d’une mise à jour. Si les ingrédients sont réunis, Uber pourrait rencontrer un succès plus retentissant encore qu’en occident, où les populations disposent souvent de moyens de transport en commun mieux pensés et plus pratiques.

(Source : Afrique ITnews, 17 décembre 2014)

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