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Trois axes prioritaires pour dynamiser l’accès aux TIC au Sénégal

mardi 25 janvier 2005

Trois axes prioritaires ont été définis au sortir de la rencontre entre le programme CATIA (Catalysing Access to ITCs in Africa), les médias et la société civile, lors d’un atelier sur "la dynamisation des politiques de technologies de l’information et de la communication (TIC) au Sénégal".

Il s’agit de l’accès aux TIC, du renforcement des capacités des principales cibles et de l’environnement des TIC.

L’atelier a eu lieu mardi à l’institut de Gorée, en présence du directeur général du quotidien le Soleil, Elhadji Kassé, de représentants d’associations de consommateurs, de techniciens en Informatique et de journalistes.

L’objectif, selon Coura Fall, la coordonnatrice nationale du programme de plaidoyer pour les TIC (ACP) est de dégager un plan d’action national, de définir le rôle des médias dans les politiques de TIC, les principaux enjeux et de faire des recommandations de politiques de TIC.

Selon elle, malgré la fin du monopole dans le domaine de la téléphonie, en juillet de l’année dernière, la libéralisation n’est pas visible au Sénégal. elle a estimé à ce propos que les médias ont un rôle primordial à jouer dans la création d’une conscience en rapport aux TIC.

D’où la nécessité de former les journalistes, les acteurs de la société civile et le secteur privé, d’identifier des leaders pour conduire les plaidoyers et de constituer un relais entre la société et les décideurs.

"En travaillant avec ces trois composantes, il sera possible d’engager une discussion avec les décideurs, qui élargira le niveau de compréhension et créera un véritable mouvement dans l’arène politique en matière de TIC", a-t-elle souligné, ajoutant qu’un site web réservé à la composante TIC de CATIA sera mis sur place.

Selon Fatima Seye Syll du département pour la coopération internationale (DFID - en anglais), le problème d’accès aux TIC n’est pas seulement le coût, mais la capacité de les utiliser.

Pour Pablo Fall du mouvement des consommateurs, la fracture numérique commence entre Dakar et l’intérieur du pays. Il a ajouté qu’il est nécessaire d’augmenter la capacité de revendication des populations à la base.

Alain Just Coly informaticien au quotidien "le Soleil" a indiqué que le thème des nouvelles technologies occupe moins de 5 pour cent des unes du "Soleil" et moins de 3 pour cent celle de Walfadjri, précisant qu’il mène une étude pour le compte de l’institut Panos visant à savoir la part accordée par les médias aux TIC.

Il a estimé que la formation aux technologies de la communication devrait commencer à l’école, ajoutant qu’il faudrait y intégrer la presse Internet.

Le rôle des médias devrait intervenir à trois niveaux, à savoir informer sur les TIC, vulgariser en expliquant les concepts, et poser les enjeux, a dit M. Coly, jugeant par ailleurs "faible", le nombre de journaux qui ont un site web (3 à 4).

En outre, il a déploré le fait qu’ils se contentent d’être des sites à informations statiques, car il n’y a pas de rédaction Internet dans les organes de presse.

"Cela devrait être dépassé", a-t-il estimé puisque selon lui, aux trois presses (orale, écrite et télévisée), qui existaient, s’est ajoutée une presse Internet.

"Pour créer un organe de presse il faut une autorisation, pourquoi pas pour un journal Internet ?", s’est-il demandé en ce qui concerne la régulation.

Selon M. Coly, il n’y a pas beaucoup de journalistes pouvant parler des TIC

Elhadji Kassé DG du "Soleil" a évoqué quant à lui la nécessité d’amener les élèves et étudiants à avoir un rapport plus intellectuel à Internet, déclinant l’expérience des agences commerciales régionales qui a commencé à Saint louis et qui sera élargie aux régions à "capacité économique significative".

Cette formule permet selon lui à des élèves organisés en clubs d’accéder à Internet grâce à un ticket de 100 francs CFA.

"Les TIC ne devraient pas seulement être un outil de travail, mais aussi un objet d’étude", a quant à lui, estimé Olivier Sagna l’Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal (Osiris).

Pour lui le contenu de la formation ne doit pas seulement être de savoir comment utiliser les TIC, mais aussi de définir les enjeux et les problématiques à l’échelle nationale et internationale.

la tenue de cet atelier se trouve à mi-chemin entre Genève qui a abordé la fracture numérique et Tunis 2005, a indiqué Coura Fall, ajoutant qu’il sera suivi d’un atelier régional du 7 au 10 février.

CATIA est un programme qui s’étale sur trois ans, né d’une collaboration entre DFID, et d’autres donateurs comme l’ USAID, le CRDI, l’ACDI et l’ASDI. Le programme prend fin en mars 2006, avec la mise en œuvre des plans de plaidoyer, explique-t-elle.

(Source : APS, 25 janvier 2005)

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